Censor : quand l’horreur sort du cadre

Censor (2021), c'est : un film de genre meta réalisé par Prano Bailey-Bond qui parle de la censure du cinéma de genre dans les années 1980 au Royaume-Uni et des video nasties. On s'intéresse à Enid, interprétée par Niamh Algar, une jeune femme à l'allure pieuse dont le métier est de passer ses journées à regarder des films plus ou moins ignobles et dérangeants et qui leur donne le droit d'être diffusés ou non à condition qu'ils ne contiennent pas de scènes issues d'une liste interdite. Les films sont alors soit amputés de ces scènes gênantes, soit n'atteignent pas les salles. En parallèle de cela, avec la popularisation de la VHS, les magasins de location ouvrent et un business de vidéos trash sous le manteau commence à se répandre.

The Deep House : une plongée dans l’horreur assez convenue

Le duo Alexandre Bustillo et Julien Maury (À l'intérieur, Livide) fait partie de cette vague du cinéma de genre français que l'on voudrait voir plus souvent dans les salles. Et ils reviennent cet été avec The Deep House (2021) dont le concept de maison hantée sous-marine était attendu avec impatience. Le film nous présente un jeune couple d'américain.es, Tina et Ben, qui relatent leurs explorations urbaines sur Youtube.

Scare Me, du cinéma à la littérature horrifique…

Scare Me (Josh Ruben, 2019) est un film américain de style comédie horrifique qui nous présente un huis clos de nuit particulièrement bien réalisé entre deux écrivain·e·s d'histoires d'épouvante, l'une à succès, l'autre perdu dans ses frustrations et des échecs. Un duo intéressant avec des qualités et ses défauts marqués qui en font des personnages très humains, pour le meilleur et pour le pire...

Top 3 du cinéma sud-coréen au féminin

Particulièrement prolifique en thrillers et en films de genre, le cinéma sud-coréen ne cesse de fasciner un public mondial. Très critique des médias, de la politique et de l'organisation de la société en générale, les artistes de Corée du Sud n'oublient pas de représenter les injustices et malédictions au féminin...

The Wicker Man, l’horreur folklorique

1973, le monde découvre l’un des plus grands films d’horreur jamais réalisé, l’Exorciste de William Friedkin faisant de l’ombre à toutes les autres œuvres sorties au même moment. C’est dans ce contexte que sort Le Dieu d’osier aka The Wicker Man, réalisé par Robin Hardy et inspiré par le roman Ritual de David Pinner de 1967.

Okko et les fantômes : un ryôkan, des onsen et des yûrei en une adorable fable fantastique

Film d'animation japonais, Waka Okami wa Shogakusei ! ou Okko et les fantômes (Kitaro Kosaka, 2018) retrace l'histoire d'une jeune fille pleine de vie, Seki Orikon du surnom de Okko, qui devient l'apprentie aubergiste du ryôkan tenu par sa grand-mère, suite à la disparition de ses deux parents, décédé.e.s dans un accident de voiture. Ce film, plein de bons sentiments et de joie de vivre, est une véritable ode à l'acceptation de la vie, de ses moments de joie mais aussi ses tristesses, sur un fond très traditionnel japonais.

Chambers, l’angoisse au féminin

Réalisé par Leah Rachel, Chambers est une série américaine d'horreur fantastique sortie sur Netflix en 2019. Avec un beau casting composé entre autres de Sivan Alyra Rose et Uma Thurman, cette série dépeint les angoisses ressenties par des protagonistes féminins fortes unies les unes aux autres par une compassion puissante, un intérêt malsain et des souffrances passées. Leur but reste le même : s'en sortir et reprendre leur vie en mains.

Marianne, la Bretagne plongée dans les brumes de l’horreur

Nouvelle série française de fantastique/horreur réalisée par Samuel Bodin en 2019, Marianne retrace l'histoire d'Emma Larsimon, une écrivaine de genre horrifique pour adolescent.e.s qui retourne dans sa ville natale, Elden, à la suite d'événements étranges et morbides survenus à son bureau. Une ville dans laquelle, petite, Emma aurait vécu des événements traumatisants qui lui ont inspiré l'histoire de Marianne, une sorcière et épouse d'un démon qui s'amusait à la torturer dans ses cauchemars.

Exte: Hair Extensions, des mèches de cheveux vengeresses

Réalisé par Sion Sono, Exte (2007) est un film d'horreur japonais, un yûrei-eiga, mettant en scène des cheveux maléfiques prêts à exterminer tout sur leur passage. Humour, me diriez-vous ? Ce film se veut très sérieux. Connaissant l'amour nippon pour les yûrei, ces fantômes souvent féminins vêtues de blanc au long cheveux d'un noir de jais, Exte nous conte la malédiction d'une jeune femme enlevée et sauvagement assassinée par des trafiquants d'organes.

Re : Mind, du ijime à la torture psychologique ?

Faisant encore une fois preuve d'une originalité angoissante, le cinéma japonais nous offre Re : Mind (2017) de Furukawa Go, Ishida Yusuke et Uchikata Akira, un drama Netflix dérangeant qui met en scène onze jeunes lycéennes prisonnières d'un jeu d'enquête sur la thématique du harcèlement scolaire, de la justice, et des réseaux sociaux. Loin du gore de Battle Royal (2000, Kinji Fukasaku) et de l'humour de Sayonara Zetsubou Sensei (2007, Studio SHAFT), le J-drama Re : Mind est à classer dans le domaine du thriller en huis clos particulièrement WTF.

Til Death Do Us Part, la mort sous tous ses aspects

Til Death Do Us Part (2019) est une anthologie du cinéma de genre (thriller, fantastique, horreur) en provenance de Taïwan constituée de sept histoires courtes ayant comme thématique la mort. Ces sept histoires courtes nous conte un monde où la mort est, à l'instar de l'être humain, très complexe, parfois triste, parfois nécessaire, parfois joyeuse (tout dépend alors du point de vue de « celui qui reste »).

The Witch, une ode à la sorcellerie

Réalisé par Robert Eggers, The Witch (2015) est un film canado-américain d'horreur mettant en scène une famille dévote cherchant, grâce au travail de la terre, à domestiquer une nature sauvage jugée diabolique puisque « non-ordonnée » par l'Homme selon les volontés de Dieu.

Harry Potter à l’école des sorciers, de la magie à Poudlard !

Réalisé par Chris Columbus, Harry Potter à l'école des sorciers (2001) est un film fantastique tiré de l'univers merveilleux et littéraire de J. K. Rowling. L'histoire nous entraîne dans les péripéties d'un jeune orphelin du nom de Harry Potter, un apprenti sorcier ayant survécu à l'attaque d'un terrible magicien nommé Voldemort.

Holidays, une anthologie festive de sketchs horrifiques

Holidays (2016) se démarque aussi bien par sa forme (film américain constitué de huit histoires courtes) que dans son fond (la thématique principale de cette œuvre audiovisuelle étant le calendrier des fêtes de l'année). Sketchs horrifiques parfois drôles ou encore profondément bouleversants, Holidays est à la frontière entre l'horreur, la science-fiction, la psychose et le comique !

Kingdom, des zombies à la mode médiévale sud-coréenne

Et voilà encore une série originale Netflix mélangeant les genres. Ici, horreur et drame historique fusionnent avec finesse et brio. Kingdom aka Kingdeom (Kim Eun-hee et Kim Seong-hun, 2019) montre, encore une fois, le génie du cinéma sud-coréen. Un genre horrifique tenace et surprenant à vous faire frémir lorsque le crépuscule arrive. D'une trame historique et politique, Kingdom nous transporte dans un monde médiéval-fantastique à l'allure d'un bon livre de Stephen King.

L’Expérience interdite aka Flatliners, des EMI cauchemardesques

Réalisé par Niels Arden Oplev, L'Expérience Interdite aka Flatliners (2017) est thriller américain de science-fiction épouvante. Remake du premier film L'Expérience Interdite (Joel Schumacher, 1991) qui retrace l'histoire d'un·e brillant·e étudiant·e en médecine cherchant à réaliser des expériences de mort imminente pour prouver l'existence d'une dimension où l'esprit humain pourrait survivre au décès du corps.

Girl from nowhere, humour, horreur et karma

Série audiovisuelle d'origine thaïlandaise, Girl from nowhere (2018) met en scène une mystérieuse jeune fille du nom de Nanno (jouée par l'actrice Chicha Amatayakul) allant d'école en école après avoir mis en lumière l'hypocrisie et les déviances des étudiant·e·s et de leurs enseignant·e·s.

Phenomena, un film inassimilable et mystérieux de Dario Argento

Phenomena est un film d’horreur italien de Dario Argento, réalisé en 1985. Avec Jennifer Connelly, Daria Nicolodi et Donald Pleasance dans le rôle du professeur John McGregor. Nul doute que Phenomena reste l’un des films les plus controversés et uniques de Dario Argento. De sa confession, il s’agirait même de l’un de ses films préférés.

Arang, un thriller fantasmagorique

Long-métrage d'horreur sud-coréen, Arang (Ahn Sang-hoon, 2006) nous propulse au milieu d'une enquête policière prise en main par la détective So-young et son jeune partenaire, Hyun-ki. En découvrant une affaire sur plusieurs meurtres étranges liées à la mort d'une mystérieuse jeune fille de dix ans, les deux policiers débarquent dans un petit village que l'on dit hanté.

Kuroneko, un conte en noir et blanc

Poétique et d'une atmosphère magique rare, Kuroneko/The Black Cat est un film japonais réalisé par Kaneto Shindo et sorti en 1968. Véritable fable horrifique, cette oeuvre nous conte l'histoire de deux femmes, une mère et sa belle-fille, victimes d'une guerre durant laquelle elles se sont faites violées puis tuées par une bande de samouraïs. Leur rancune ne pouvant être effacée, elles renaissent sous la forme d'un esprit-chat (bakeneko) et font le serment de tuer tous les samouraïs.

Forbidden Siren, de l’illusion à la folie

Adaptation de la série de jeux vidéo du même nom, Forbidden Siren est un film d'horreur réalisé par Yukihiko Tsutsumi en 2006.

Sur une mystérieuse île au sud du Japon du nom de Yamijima, les habitants disparaissent soudainement durant la nuit du 3 août 1976. Un seul survivant de cette étrange disparition, en proie à la folie, est retrouvé par les services de secours à qui il répétait en boucle des propos incohérents.

Kwaïdan, de l’onirisme à l’horreur

Adaptation du célèbre recueil éponyme de nouvelles fantastiques et horrifiques de Lafcadio Hearn, Kwaïdan/Kaidan est un film réalisé par Masaki Kobayashi sorti en 1964 au Japon. Composée de quatre épisodes, cette œuvre met en scène des histoires de fantômes issues du folklore japonais. Kwaïdan est aussi l'un des kaidan-eiga, ces films d'horreur japonais, les plus forts de son époque, il obtint notamment le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1965.

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