Ju-On Origins : la figure du fantôme féminin nippon

La nouvelle série Netflix Ju-On Origins (2020), énième remake de la célèbre saga de J-horror initiée par Takashi Shimizu en 2000, reprend le thème abordé dans chaque opus : une maison hantée par une rancune si puissante que rien ne peut l'apaiser. La raison de cette terrible malédiction étant, dans chaque opus, la colère d'une femme et de son enfant injustement assassiné.e.s par un mari, un père, un beau-père devenu fou de jalousie. #WeToo

Les fantômes de l’Asie sur nos écrans

Qui ne connaît pas quelques créatures fantastiques de la culture asiatique ? Le monde virtuel, de l'animation et du manga déborde de ces mamono, bakemono, kemono, shinigami et autres yôkai et yurei japonais et de plus en plus des phii du folklore thaï. Le cinéma nippon, particulièrement d'horreur, fait vivre ces fantômes, ces onryô aux cheveux longs noirs habillés de blanc sortant d'un puits abandonné, d'une rivière vaseuse et d'un grenier poussiéreux. Davantage humoristique, il en est de même pour le cinéma thaïlandais qui suit le même chemin que l'archipel nippon avec ses films d'horreur peuplés de phii, ou encore, à l'instar de la télévision sud-coréenne, avec ces dramas fantastiques et karmiques. De Nanno de Girl from Nowhere (Netflix, 2018) à la nymphe thaïe de Nang Mai (Pen-ek Ratanaruang, 2009) sélectionné au festival de Cannes en 2009, l'audiovisuel thaïlandais devient un concurrent solide face aux nouvelles productions culturelles et mondialisées du Japon et de la Corée du Sud.

Kaidan, un conte de Fantômes du marais de Kasane : du kabuki au kaidan eiga

Réalisé par Hideo Nakata, Kaidan (2007) est un film d'horreur japonais appartenant à la série de films J-Horror Theater avec Premonotion (Tsuruta Norio, 2004), Reincarnation (Takashi Shimizu, 2006), Retribution (Kiyoshi Kurosawa, 2007), Infection aka Kansen (Masayuki Ochiai, 2004) et Kyofu (Hiroshi Takahashi, 2010). Kaidan nous conte l'histoire d'amour de Shinkichi, un jeune vendeur de tabac, avec Oshiga, une professeure de shamisen plus âgée. Un beau jour, le couple se dispute provoquant une blessure sur le visage de la femme. Cette égratignure s'infecte et devient mortelle, Oshiga demande alors une seule faveur à son jeune amant : être là le moment où elle rendra son dernier souffle. L'homme manque à sa promesse provoquant une terrible malédiction.

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