Cannibal Holocaust, symphonie de l’horreur

Cannibal Holocaust est un film italien réalisé par Ruggero Deodato en 1980, s’inscrivant dans le genre du cannibal movie[1], genre presque exclusivement italien tirant son origine dans la production des mondo movies[2], ces vrais faux documentaires honnis par toute la presse cinématographique et quasiment tou·te·s les amateurs·trices du 7e art, qui, utilisant une caméra voyeuriste, parcouraient le monde pour aller capter les mœurs les plus "bizarres" et "étranges" des peuples de la planète, illustrant une vision radicalement pessimiste de l'existence et des rapports sociaux où règnerait la même violence tant du côté des "civilisé·e·s" que de celui des "sauvages".

Evil Dead, le classique intemporel

Réalisé en 1981 par Sam Raimi, Evil Dead raconte l'histoire de cinq ami·e·s qui décident de passer du bon temps dans une petite maison au fond des bois, loin de tout. En découvrant un magnétophone dans la cave, et en écoutant la bande, iels réveilleront des démons et se feront posséder un·e à un·e. Un scénario ultra-classique qui a pourtant laissé une marque indélébile dans le monde du cinéma de genre. Comme quoi la simplicité peut être diablement efficace. Sam Raimi, alors âgé de 20 ans, embarque avec lui sa bande de potes, sans se douter que son métrage, des décennies plus tard, gardera intacte son aura de film culte.

Top 7 des bricolages qui tournent mal

Si un bon bricoleur ne fait pas forcément un bon tueur, les outils de bricolages font cependant partie des armes préférées des psychopathes mis en scène dans les films d’horreur. Voici un top des films dont le hobby du bricolage peut s'avérer mortel !

Braindead, la comédie gore à son paroxysme

Film culte de chez culte qui fera décoller la carrière de Peter Jackson, il fut réalisé en 1992 avec un budget de 1 800 000 dollars, trois ans après le tournage éprouvant de The Feebles (1989). Bien que portée à l'écran en 1992, il est bon à savoir que Jackson commence à écrire cette histoire de zombies depuis... 1986. Mais par deux fois, son projet sera mis de côté. Une première fois car la NZFC (New Zealand Film Commission) souhaite qu'il termine Bad Taste (1987) avant toute chose. La seconde fois, en pleine pré-production, la NZFC lui refusera une nouvelle fois le budget nécessaire. Il réalisera The Feebles, gardant sous le coude ce projet qui lui tient véritablement à cœur.

The Old Ways, le rite de passage d’une bruja

The Old Ways (Christopher Alender, 2020) est un film d'horreur américain qui nous conte l'histoire de Cristina Lopez, une journaliste mexico-américaine, qui se rend à Veracruz afin de réaliser un reportage sur la sorcellerie et le chamanisme au Mexique. Petite, Cristina a vu sa mère mourir durant un exorcisme. Elle fut par la suite confiée aux services de protection de l'enfance avant de devenir journaliste à Los Angeles. Petit à petit, le film nous révèle les véritables raisons qui ont poussé Cristina à revenir auprès de sa culture natale.

Top 6 des films Shadowz – Partie 1

La plateforme de screaming Shadowz envoie du lourd depuis quelques temps et on vous propose un p'tit top sur nos coups de cœurs ! Entre industrie du sexe, montagnes reculées, chalet en pleine nature, île presque déserte, un Noël qui tourne très mal et un sanatorium hanté... Il y a de quoi faire !

Censor : quand l’horreur sort du cadre

Censor (2021), c'est : un film de genre meta réalisé par Prano Bailey-Bond qui parle de la censure du cinéma de genre dans les années 1980 au Royaume-Uni et des video nasties. On s'intéresse à Enid, interprétée par Niamh Algar, une jeune femme à l'allure pieuse dont le métier est de passer ses journées à regarder des films plus ou moins ignobles et dérangeants et qui leur donne le droit d'être diffusés ou non à condition qu'ils ne contiennent pas de scènes issues d'une liste interdite. Les films sont alors soit amputés de ces scènes gênantes, soit n'atteignent pas les salles. En parallèle de cela, avec la popularisation de la VHS, les magasins de location ouvrent et un business de vidéos trash sous le manteau commence à se répandre.

Mad Movies : La saga Freddy, le boogeyman de vos cauchemars [Unboxing]

En 1984, la vague slasher a atteint son point culminant. La saga Vendredi 13 en est déjà à son quatrième épisode, les clones de Michael Myers et Jason ont envahi les salles et les vidéoclubs. Depuis plusieurs années, le réalisateur Wes Craven, remarqué en 1972 avec l’ultra violent La Dernière maison sur la gauche mais toujours en quête d’un succès populaire, tente de concrétiser un projet qui offrirait une seconde jeunesse au genre en le faisant basculer dans le fantastique pur. Inspiré à la fois par des souvenirs et traumatismes de jeunesse et plusieurs faits divers, il a imaginé un tueur d’un genre nouveau : un croquemitaine défiguré qui se matérialise dans les rêves de ses victimes.

The Deep House : une plongée dans l’horreur assez convenue

Le duo Alexandre Bustillo et Julien Maury (À l'intérieur, Livide) fait partie de cette vague du cinéma de genre français que l'on voudrait voir plus souvent dans les salles. Et ils reviennent cet été avec The Deep House (2021) dont le concept de maison hantée sous-marine était attendu avec impatience. Le film nous présente un jeune couple d'américain.es, Tina et Ben, qui relatent leurs explorations urbaines sur Youtube.

Scare Me, du cinéma à la littérature horrifique…

Scare Me (Josh Ruben, 2019) est un film américain de style comédie horrifique qui nous présente un huis clos de nuit particulièrement bien réalisé entre deux écrivain·e·s d'histoires d'épouvante, l'une à succès, l'autre perdu dans ses frustrations et des échecs. Un duo intéressant avec des qualités et ses défauts marqués qui en font des personnages très humains, pour le meilleur et pour le pire...

Top 8 des films sectaires

Les sectes peuvent être terrifiantes, religieuses ou politiques, mais restent tout de même énigmatiques. Voici un petit top de films de genre traitant de communautés plus qu'étranges.

Top 10 des films de genre de l’année 1970

L’année 1970 est signe est de prolifération musicale avec le documentaire sur l’un des plus grands festivals, Woodstock, réalisé par Michael Wadleigh. Mais c’est également une année de renouveau pour le cinéma de genre. Voici une petite sélection de films de genre de l’année 1970.

Honeydew, l’horreur multiple d’une Amérique profonde…

Écrit et réalisé par Devereux Milburn (2020), Honeydew est un film d'horreur américain mettant en scène Sam (Sawyer Spielberg) et Rylie (Malin Barr), un couple qui bat de l'aile, ayant décidé de faire une virée à la campagne pour se changer les idées. Ayant planté leur tente sur un terrain appartenant un vieux fermier du nom d'Eulis (Stephen D'Ambrose), le duo en sera délogé puis trouvera refuge à l'intérieur d'une étrange maison peu hospitalière dans laquelle séjournent Karen (Barbara Kingsley), une vieille fermière assurée, et Gunni (Jamie Bradley), son fils échiné et... très particulier.

Goedam (The Possessed), une mini-série sud-coréenne sur les légendes urbaines

"Lorsque la nuit tombe sur la ville, les ombres et les esprits s'éveillent dans cette série d'anthologie d'horreur qui revisite les légendes urbaines." The Possessed ou 도시괴담 (Goedam ou Goedam) est une anthologie de courts-métrages d'horreur produite par Netflix et sortie en 2020. Rappelant l'anthologie de courts-métrages japonaise AKB Horror Night ou encore le festif Holidays, The Possessed est donc une mini-série sud-coréenne de 8 épisodes qui réactualise des légendes urbaines et autres fantômes.

Under The Shadow, entre les horreurs folkloriques et celles de la guerre…

Réalisé par Babak Anvari, Under The Shadow (2016) est un film d’horreur d’origine iranienne, britannique, jordanienne et qatari qui nous conte l’histoire d’une jeune femme qui souhaitait devenir médecin dans une société en guerre et dans laquelle les femmes n’ont que peu de place. Après avoir été recalée lors de son entretien, à cause de son implication politique lors de la révolution iranienne, elle rentre dépitée à la maison et apprend que son mari, médecin, va devoir partir aider les blessé.e.s d’une autre région. Elle se retrouvera alors seule avec sa fille dont la petite poupée ne tardera pas à disparaître mystérieusement. Une belle mise en scène d’éléments surnaturels du folklore musulman dans un contexte politique et sociale tendu qui met en avant un personnage féminin fort qui n’a pas d’autre choix que de rester forte et de chercher des explications rationnelles et sécurisantes pour le bien-être de son enfant.

Split, le trouble dissociatif de l’identité : prison ou transcendance ?

Réalisé par M. Night Shyamalan en 2017, Split est un thriller américain qui nous conte l’histoire de Kevin Wendeel Crumb aux personnalités multiples et distinctes qui enlève trois jeunes filles et les enferme dans une chambre sans fenêtre. Le but de quelques unes de ses identités étant de faire de ces victimes de la « nourriture sacrée », une offrande à ce qu’elles nomment la « Bête ». Split se déroule dans le même univers que le film Incassable (2000) et de Glass (2019) du même réalisateur.

Chambers, l’angoisse au féminin

Réalisé par Leah Rachel, Chambers est une série américaine d'horreur fantastique sortie sur Netflix en 2019. Avec un beau casting composé entre autres de Sivan Alyra Rose et Uma Thurman, cette série dépeint les angoisses ressenties par des protagonistes féminins fortes unies les unes aux autres par une compassion puissante, un intérêt malsain et des souffrances passées. Leur but reste le même : s'en sortir et reprendre leur vie en mains.

Marianne, la Bretagne plongée dans les brumes de l’horreur

Nouvelle série française de fantastique/horreur réalisée par Samuel Bodin en 2019, Marianne retrace l'histoire d'Emma Larsimon, une écrivaine de genre horrifique pour adolescent.e.s qui retourne dans sa ville natale, Elden, à la suite d'événements étranges et morbides survenus à son bureau. Une ville dans laquelle, petite, Emma aurait vécu des événements traumatisants qui lui ont inspiré l'histoire de Marianne, une sorcière et épouse d'un démon qui s'amusait à la torturer dans ses cauchemars.

Alien, Terminator, Predator : horreur ou science-fiction ?

Alien, le huitième passager, Terminator, Predator1, trois films, trois icônes monstrueuses qui ont marqué le cinéma de genre dans les années 1980. Trois films qui ont connu de nombreuses sequels et prequels, mais malheureusement, il faut reconnaître que les suites ne sont pas à la hauteur des films originaux. Pour Terminator et Predator, seules les suites directes peuvent être considérées comme dignes des premiers films. Quant à la saga Alien, elle s’en sort mieux puisque les trois suites restent de très bonnes qualités2. Mais, si la qualité des films a diminué, c’est qu’il y a eu un malentendu. Traités comme des films de science-fiction, Alien, le huitième passager, Terminator et Predator sont en réalité des films d’horreur dans un contexte de science-fiction.

Exte: Hair Extensions, des mèches de cheveux vengeresses

Réalisé par Sion Sono, Exte (2007) est un film d'horreur japonais, un yûrei-eiga, mettant en scène des cheveux maléfiques prêts à exterminer tout sur leur passage. Humour, me diriez-vous ? Ce film se veut très sérieux. Connaissant l'amour nippon pour les yûrei, ces fantômes souvent féminins vêtues de blanc au long cheveux d'un noir de jais, Exte nous conte la malédiction d'une jeune femme enlevée et sauvagement assassinée par des trafiquants d'organes.

Top 5 des univers de vampires dans l’audiovisuel

Vous connaissez Buffy contre les Vampires (Joss Whedon, 1997), Dracula (Francis Ford Coppola, 1992), Nosferatu le vampire (Friedrich Wilhelm Murnau, 1922), Twilight (saga initiée en 2008 par Catherine Hardwicke), Castelvania (saga initiée en 1986 par Konami) et Devil May Cry (Capcom, 2001) ? Bah, aujourd’hui, on parlera d’autres choses.

Le Manoir du chat fantôme, le rêve d’un Allan Poe nippon ?

Réalisé par Nobuo Nakagawa (1958), Le Manoir du chat fantôme aka Bôrei kaibyô yashiki est un film classique du cinéma d'horreur japonais. L'ancien manoir présenté dans la pénombre, le noir et le blanc fantasmagoriques de l’œuvre, les couleurs soudaines des souvenirs racontés en images, des ombres projetées sur les murs en papier blanc de la demeure, une ambiance de légende doublé d'un univers sombre, la maladie de l'épouse qui fait d'elle une « entité de l'entre-deux », ce film nous remémore le monde d'Allan Poe ou de H.P. Lovecraft qui aurait fusionné avec les ectoplasmes des célèbres Kaidan, Histoires étranges, de Lafcadio Hearn dans un environnement à la jidai-geki style !

Re : Mind, du ijime à la torture psychologique ?

Faisant encore une fois preuve d'une originalité angoissante, le cinéma japonais nous offre Re : Mind (2017) de Furukawa Go, Ishida Yusuke et Uchikata Akira, un drama Netflix dérangeant qui met en scène onze jeunes lycéennes prisonnières d'un jeu d'enquête sur la thématique du harcèlement scolaire, de la justice, et des réseaux sociaux. Loin du gore de Battle Royal (2000, Kinji Fukasaku) et de l'humour de Sayonara Zetsubou Sensei (2007, Studio SHAFT), le J-drama Re : Mind est à classer dans le domaine du thriller en huis clos particulièrement WTF.

Til Death Do Us Part, la mort sous tous ses aspects

Til Death Do Us Part (2019) est une anthologie du cinéma de genre (thriller, fantastique, horreur) en provenance de Taïwan constituée de sept histoires courtes ayant comme thématique la mort. Ces sept histoires courtes nous conte un monde où la mort est, à l'instar de l'être humain, très complexe, parfois triste, parfois nécessaire, parfois joyeuse (tout dépend alors du point de vue de « celui qui reste »).

The Witch, une ode à la sorcellerie

Réalisé par Robert Eggers, The Witch (2015) est un film canado-américain d'horreur mettant en scène une famille dévote cherchant, grâce au travail de la terre, à domestiquer une nature sauvage jugée diabolique puisque « non-ordonnée » par l'Homme selon les volontés de Dieu.

The Perfection, les cordes au cou

Réalisé par Richard Shepard, The Perfection (2019) est un thriller horrifique américain alliant psychose, vengeance et gore avec une petite touche de féminisme bien placée. Mi-horrifique et mi-comique, The Perfection commence doucement, dérape violemment mais finit en beauté, critiquant au passage la domination masculine, l'aliénation aux institutions et à leur hiérarchie, le silence imposé par le pouvoir et l'enfermement psychologique.

Holidays, une anthologie festive de sketchs horrifiques

Holidays (2016) se démarque aussi bien par sa forme (film américain constitué de huit histoires courtes) que dans son fond (la thématique principale de cette œuvre audiovisuelle étant le calendrier des fêtes de l'année). Sketchs horrifiques parfois drôles ou encore profondément bouleversants, Holidays est à la frontière entre l'horreur, la science-fiction, la psychose et le comique !

Kingdom, des zombies à la mode médiévale sud-coréenne

Et voilà encore une série originale Netflix mélangeant les genres. Ici, horreur et drame historique fusionnent avec finesse et brio. Kingdom aka Kingdeom (Kim Eun-hee et Kim Seong-hun, 2019) montre, encore une fois, le génie du cinéma sud-coréen. Un genre horrifique tenace et surprenant à vous faire frémir lorsque le crépuscule arrive. D'une trame historique et politique, Kingdom nous transporte dans un monde médiéval-fantastique à l'allure d'un bon livre de Stephen King.

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