Léo Pons, autopsie d’un jeune réalisateur passionné

J’avais précédemment sorti un article sur le court métrage de Léo Pons, intitulé Le Buron. Comme beaucoup de personnes ont apprécié l’article et ont découvert un tout jeune réalisateur, je me suis dit qu’il serait intéressant de poser à ce nouveau cinéaste rempli de talents quelques questions afin d’en savoir plus sur son parcours, ses aspirations mais aussi sur l’envers du décor de son dernier court-métrage !

Oculus, le miroir des âmes

À l'instar de James Wan, Mike Flanagan n'a pas la prétention de révolutionner le cinéma de genre.
Oculus fait partie de cette nouvelle vague de films travaillant à dérouter le public. Côté histoire, notre réalisateur reprend les éléments de son court-métrage Oculus : The Man with the Plan (2006).

Si l’idée du miroir comme forme abstraite d’une entité démoniaque n’est pas vraiment originale, elle garantit tout de même un potentiel psychologique qui exige une mise en scène subtile et débarrassée de visuels tape-à-l’œil ou des jump scares sans subtilité. Nous suivons donc ici le combat de Kaylie (Karen Gilian) pour innocenter son frère Tim (Brenton Thwaites), et prouver que la mort de ses parents est en réalité l’œuvre d’un miroir maléfique, capable de manipuler l’esprit humain.

Le Labyrinthe de Pan : une histoire de regards

Le concept de Le Labyrinthe de Pan était dans un carnet de notes rempli de griffonnages et d'idées depuis vingt ans de Guillermo Del Toro.

L'histoire est une allégorie inspirée par les contes de fées dans laquelle Del Toro explore des thèmes qu'il avait déjà évoqués dans L'Échine du Diable (2001) dont le récit de ce dernier se déroule quelques années auparavant et dont le Labyrinthe peut se présenter comme une suite possible. Le réalisateur n’a pas succombé au tout numérique, la majeure partie des effets spéciaux du film sont mécaniques.

Guillermo Del Toro, enchanteur du cinéma, un livre de Ian Nathan aux Éditions Huginn et Muninn

Dans ce beau livre empli de photos et d’images, l’auteur anglais nous présente les œuvres de Guillermo Del Toro par ordre chronologique, chacune d’elle constituant un chapitre et une thématique du livre, comme si nous suivions la vie du réalisateur mexicain en mettant notamment en avant les liens qui ont pu exister entre tous ses films en matière d’expériences vécues, de processus mental et créatif. On y ressent la joie et les peines vécues par le réalisateur, ses envies réalisées ou déçues, ses traumatismes et ses joies, son affrontement avec le Hollywood des financeurs et des producteurs véreux, son amour pour le cinéma de genre, pour les monstres, les laissé·e·s pour compte, les parias. Les lecteurs et lectrices y découvrent Bleak House, le manoir que Del Toro a acquis grâce au succès au box-office de Blade II, une sorte de gigantesque cabinet de curiosités, plein de maquettes, de storyboard, de scripts issus de ses films, une tête gigantesque de Boris Karloff, une statue grandeur nature de H.P.  Lovecraft, l’écrivain de Providence, une immense bibliothèque, bref un hymne à l’imaginaire et au fantastique, à l'image de toute la filmographie de Guillermo Del Toro.

Leaving D.C. : The King of comedy

Débarquant en France plus de dix ans après son tournage datant de 2012, Leaving D.C., réalisé par Josh Criss, investit le cadre du found footage pour nous proposer un pur film de trouille, efficace, concis, angoissant. Un pur film de trouille donc, mais pas que.

Deadstream : Shawn et les revenant·e·s

En matière de found footage, ces dernières années nous avons eu notre lot : Blair Witch Project[Rec], Paranormal Activity, un petit renouveau avec Host.

Deadstream est un petit nouveau du couple Vanessa et Joseph Winter, présenté au Midnight Movie du FEFFS 2022. Ayant raté la projection, quelle chance pour moi de le voir en exclusivité sur Shadowz ! Le film utilise habilement le concept du found footage à la sauce Web. Et les deux cinéastes pour leur premier long métrage arrivent à livrer une comédie à la fois drôle et horrifique.

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2022, une petite semaine bien remplie !

Après la difficile période du Covid, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg organisé par l'association Les Films du Spectre revient en force avec une programmation chargée, des rencontres avec des réalisateurs et réalisatrices ainsi que des compétitions, des rétrospectives et qu'une nuit excentrique avec des midnight movies plutôt coquins (L'Île aux femmes nues ; Dracula, vampire sexuel et Le Bras armé de Wang Yu contre la guillotine volante). Au fil des années, Le FEFFS est devenu l'un des rassemblements de cinéphiles le plus important en France, et particulièrement dans le Grand-Est. Master classes, conférences et projections d'œuvres entre nouveautés internationales intrigantes, rétrospectives de films plus classiques, thrillers et comédies noires en tout genre sont d'autant d'éléments qui montrent ce profond intérêt au cinéma dit "de genre". Des films fantastiques aux métrages plus alternatifs en passant par le jeux vidéo, l'évènement rassemble plusieurs de dizaine de milliers de personnes qui varient entre un public curieux et de véritables fans de ce cinéma "pas comme les autres".

Le Buron, un zoom horrifique sur le folklore auvergnat

Si le nom de Léo Pons ne vous dit rien, il est bon de rafraîchir la mémoire en ce début d’article aux quelques retardataires. Il est principalement connu pour avoir réalisé Le Hobbit du Cantal, œuvre certes parodique mais néanmoins très sérieuse et professionnelle sur la trilogie de Peter Jackson, en remplaçant la Terre du Milieu par l’Auvergne. Cette première aventure dans le monde du cinéma lui vaudra une petite reconnaissance en France ainsi qu’au sein de sa région natale, et même les éloges d’Elijah Wood lui-même.

Prince des ténèbres : la fin du monde selon Saint John

En 1986, John Carpenter ressort exsangue de l'échec public de Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, devenu depuis un incontournable de sa filmographie. Las, désabusé, déprimé, il va alors se lancer dans l'écriture et le tournage de son film le plus sombre à ce jour, Prince des ténèbres (1987), deuxième volet de la trilogie de l'apocalypse qu'il forme avec The Thing (1982) et L'Antre de la folie (1994).

Blitz’Art, des squelettes en tout genre…

Rencontré sur la toile au gré de pérégrinations artistiques horrifiques, Blitz alias Blitz’Art est un artiste parisien, musicos de la première heure. Ses squelettes et autres créatures étranges renferment des symboliques, des rêves et des cauchemars... Entre un style BD cartoonesque et des ambiances surréalistes plutôt gothiques, Blitz nous entraîne dans son imaginaire à la fois sordide et attachant grâce à des illustrations à l'atmosphère presque burtonesque à mi-chemin entre horreur et fantasy.

Luz: The Flower of Evil et l’aliénation psychologique

Le cinéma de genre colombien s’il n’est certes pas le pan le plus connu dans le monde du septième art ne doit pas pour autant être pris à la légère, Luz: The Flower of Evil (2020) nous le démontre parfaitement à travers ses approches thématiques profondes et le soin minutieux de sa réalisation. Réalisé par Juan Diego Escobar Alzate qui signe ici son premier long-métrage qui dévoile de nombreux atouts !

Tideland : Jeliza-Rose au pays des horreurs

Adapté du roman homonyme de Mitch Cullin, le film raconte l'histoire d'une petite fille qui, après le décès de ses parents, se retrouve livrée à elle-même et à son univers débordant d'imagination.
Terry Gilliam nous livres ici sa création la plus représentative et personnelle, pas toujours pour de bonnes raisons.

Meurtres sous contrôle : foi et libre-arbitre

"God told me to" (Dieu me l'a ordonné) répond un tireur embusqué en début de métrage au policier qui l'interroge sur les raisons qui l'ont poussé à abattre froidement 15 personnes au fusil depuis le sommet d'un château d'eau. Cette phrase, également titre original du film, porte en son sein le substrat sur lequel sera construit tout le propos du long-métrage. Car avec ce qui est considéré (à raison) comme son meilleur film, le cinéaste Larry Cohen entend éveiller les consciences sur les notions de foi, de religion, de secte et de libre-arbitre.

Starfish, le deuil sous forme d’apocalypse surréaliste

Starfish (A.T. White, 2018) est un film américain contant le véritable périple d'une jeune femme nommée Aubrey (Virginia Gardner) qui vient de perdre sa meilleure amie Grace (Christina Masterson). Entre flashbacks intimistes et l'invasion soudaine de monstres étranges, la femme va devoir faire face à ses peurs les plus profondes ainsi qu'à un sentiment de solitude terriblement puissant. Ce deuil difficile se mélange à un jeu de pistes afin de mettre la main sur les cassettes audio laissées par sa défunte amie, des enregistrements qui semblent avoir le pouvoir d'empêcher la destruction du monde...

The Righteous : apocalypse now

En 2021, Netflix diffusait l'une de ses séries les plus inoubliables : Midnight Mass (Mike Flanagan). Construite autour d'un propos dénonçant le fanatisme religieux, la série se distinguait notamment par ses longues plages de dialogues, toutes plus fascinantes et bourrées de sens les unes que les autres. Impossible de ne pas penser à ce chef-d'œuvre de la SVOD en découvrant The Righteous (2022), écrit, joué et réalisé par Mark O'Brien, qui débarque en exclusivité sur la plateforme Shadowz.

Creepshow 2, l’horreur continue

Creepshow... Véritable madeleine de Proust pour l'ensemble des fantasticophiles en culottes courtes des années 80, l'on pourra dire qu'il aura marqué son époque et est aujourd'hui un film culte et indispensable dans toutes bonnes DVDthèque. Réalisé en 1982 par George Romero, il aura droit à sa suite en 1987, cette fois-ci réalisée par Michael Gornick, Romero se contentant d'être au scénario.

L’Avion de l’apocalypse, le film qui contamine

Réalisé en 1980 par Umberto Lenzi entre ses deux films de cannibales (La Secte des cannibales et Cannibal Ferox), L'Avion de l'apocalypse (Incubo sulla città contaminata en version originale) raconte l'histoire d'un avion militaire atterrissant dans un aéroport et dont les passagers sont des "zombies". Un reporter et sa femme tenteront par tous les moyens de survivre à cette invasion. Les guillemets s'imposent car en effet, Lenzi ne se contente pas d'un film classique de morts-vivant·e·s mais incorpore (volontairement ou non ?) plusieurs autres éléments qui rendent le film hybride. Par cette définition, il faut entendre que ces monstres mangeurs de chairs ne... mangent pas justement. Nous avons droit à des contaminés à la 28 jours plus tard mais en fait pas tant que ça car ils sont résistant aux balles et seul un tir à la tête peut les stopper. A Dawn of The Dead ? Non plus car dit, ils ne mangent pas de chair.

Celui qui hantait les ténèbres, l’horreur indicible de Howard Phillips Lovecraft

Publiée en 1935, Celui qui hantait les ténèbres est une nouvelle horrifique policière de Howard Phillips Lovecraft qui retrace le journal personnel d'un écrivain du nom de Robert Blake. Artiste et auteur de l'occulte qui cherchera à en découvrir toujours davantage sur la mystérieuse église et le sombre clocher qui l'intrigue et le rend fou petit à petit... Des découvertes étranges et lugubres, une atmosphère sinistre, des visions sur une infinité de mondes glacials, la possibilité d'une possession démoniaque sont autant de faits à étudier et à analyser d'après les notes de Robert Blake.

Yôkai – Dictionnaire des monstres japonais de Shigeru Mizuki

Ce chef d’œuvre de Shigeru Mizuki est indispensable pour les passioné·e·s des contes et légendes nippons. Les yôkai sont des créatures que l'on retrouve souvent dans les manga, les films fantastiques, les animations, les livres et les jeux vidéos japonais. Dans Mononoke Hime d'Hayao Miyazaki, ils font partie intégrante de la nature, les kodama, petits êtres des forêts (ressemblants aux ki no ko, enfants des arbres, décrits par Shigeru Mizuki) symbolisent cette nature bienveillante et surnaturelle. Ils se meurent avec l'arrivée du shishi-gami, transformé en dieu malveillant et destructeur par la faute de l'avidité humaine. Ce dernier est le symbole d'une nature qui se sent agressée par les humains, devenant alors cruelle. Ces créatures mystérieuses prennent également vie dans les œuvres de Clamp, équipe féminine de mangaka : elles ponctuent la vie de Watanuki et du Yuuko, protagonistes d'XXX Holic, et entrent dans leur quotidien de façon tantôt bienveillante tantôt malveillante.

20 histoires de séquestration à l’écran

Enfermements possessifs, séquestrations morbides ou encore délires sadomasochistes, le cinéma regorge de films de torture psychologique et physique en tout genre ! Parfois purement brutaux et gores comme dans le torture porn, à mi-chemin avec l'érotisme des pinku-eiga nippons ou encore jouissifs dans le rape & revenge, ces œuvres nous invite dans un univers où la violence est reine.

Baba Yaga, quand la sorcellerie se fait arty

Réalisé en 1973 par Corrado Farina, Baba Yaga nous raconte l'histoire de Valentina (interprétée par Isabelle de Funès), jeune photographe de mode qui, après une sortie avec des ami·e·s, sauve la vie d'un petit chien mais manque de se faire renverser par une voiture conduite par la sorcière Baba Yaga.

Hurlements, des légendes urbaines compilées par Masaya Hokazono

Les éditions Black Box nous offrent Hurlements de Masaya Hokazono, un one-shot paru au Japon en 2009 sous le nom Akai Imôto (« petite sœur rouge ») qui conte plusieurs histoires courtes, inspirées de légendes urbaines nipponnes. Connue pour son amour de l'horreur et des histoires fantastiques, la culture japonaise est friande de creepypasta et autres contes liés aux fantômes et créatures folkloriques en tout genre. L'auteur présente une histoire de maison hantée à la Ju-On (célèbre saga de films d'horreur japonais initiée par Takashi Shimizu), d'un « film maudit » ou encore d'une hypnose meurtrière.

Ne me tue pas, entre romance et bain de sang

Après s’être fait la promesse de se retrouver, Mirta (Alice Pagani) et Robin (Rocco Fasano), deux adolescent.e.s éperdument amoureux.ses vont mettre fin à leurs jours à cause d’une overdose. Jusqu’ici, tout semble être un scénario de film d’ados mêlant drogue et histoire d’amour, comme on en a l’habitude de voir sur Netflix. Cependant, un événement va changer le destin de la jeune fille qui va se réveiller du monde des morts désormais contrainte à manger de la chair humaine pour ne pas laisser son corps entrer en stade de décomposition. Coincée dans un monde assoiffé de violence, Mirta va devoir échapper à un groupe de personnes qui en ont après les « mort.e.s-vivant.e.s ». Mais la jeune amoureuse n’en oublie pas pour autant sa quête de retrouver coûte que coûte celui qu’elle pensait ne jamais être capable de la trahir.

Le Domaine (Il nido) : immersion au cœur des secrets de la Villa dei Laghi

Se retrouvant tétraplégique après un accident de la route, un jeune garçon du nom de Samuel interprété par Justin Korovkin, est contraint de passer ses journées cloîtrées entre les quatre murs de sa maison sous l’œil avisé de sa mère Elena(Francesca Cavallin) entouré de ses tantes, oncles et personnel de maison. Veuve depuis ce tragique accident, elle interdit formellement à Samuel de franchir les limites du domaine, car selon elle, leur foyer est le meilleur endroit pour lui, le monde extérieur est trop dangereux. Les journées de cet adolescent sont rythmées par des cours de piano et des leçons sur la gestion du domaine familial. Son quotidien, assez monotone et très différent de celui des autres enfants son âge va être chamboulé par Ginevra Francesconi se glissant merveilleusement dans le rôle de Denise, une jeune femme de quinze ans, recrutée comme domestique par Elena. Une fille pleine de vie ayant l’interdiction la plus totale de parler à Samuel. Nos deux adolescent·e·s· vont tout de même braver les règles de la maison, en se liant d’amitié et plus si affinité… Au grand dam de la famille, qui ne va pas hésiter à révéler sa vraie nature pour éloigner les deux tourtereaux et empêcher Samuel de sortir du domaine. Une face cachée de la famille jusqu’ici inconnue pour notre jeune garçon.

Zombi Holocaust, le mix cannibales/zombies

Réalisé en 1979 par Marino Girolami sous le pseudonyme de Franck Martin (pratique courante dans l'âge d'or du cinéma italien), Zombi Holocaust (titre original) est un des rares films 70's à avoir autant de titres différents suivant le pays d'exploitation : La Terreur des zombies en VF, Zombie Holocaust en Angleterre, Zombie Terreur en Belgique, La regina dei Cannibali (titre alternatif) en Italie, Zombies unter Kannibalen en Allemagne de l'Ouest et Docteur Butcher M.D. aux USA.

L’Au-delà, l’autre nom de la poésie macabre

Réalisé en 1981 par Lucio Fulci, L'Au-delà (E tu vivrai nel terrore - L'aldilà en version originale) fait partie de la trilogie Lovecraftienne de ce dernier. Démarrée en 1980 avec Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi en VO) puis La Maison près du cimetière (Quella villa accanto al cimitero), L'Au-delà est sans aucun doute l'œuvre-maîtresse de Fulci dans sa filmographie horrifique. Liza Merril (Catriona MacColl) hérite d'un ancien hôtel en Nouvelle-Orléans. Mais ce dernier, construit sur l'une des sept portes de l'Enfer, libèrera le chaos sur Terre.

Matar a Dios, une comédie familiale explosive

Dans la même veine que Dogma (Kevin Smith, 1999), Matar a Dios est une comédie fantastique mettant en scène un couple dysfonctionnel constitué de Carlos, un mari jaloux et machiste avec sa femme Ana qu'il soupçonne de le tromper. L'homme s'énerve contre sa épouse après avoir découvert un message tendancieux envoyé par son patron. Une phrase qui lui restera d'ailleurs au travers de la gorge durant toute son incroyable soirée. Dans une maison rurale et isolée louée pour le Nouvel An, le duo attend la venue de deux autres convives : Santi, le frère de Carlos, suicidaire depuis sa rupture avec sa femme, partie avec un homme plus jeune ; et leur père, désabusé et récemment veuf, qui tente de profiter au mieux de la vie préférant utiliser son argent afin de payer des escort girls pour lui tenir compagnie que de prendre ses médicaments pour le cœur. La soirée commence déjà tendue tant Carlos se montre insupportable avec son entourage mais l'apparition soudaine d'un étrange invité dans les chiottes de la demeure vient ajouter un élément perturbateur à l'histoire...

The Innkeepers, l’effroyable hôtel

Disponible sur Freaks On et réalisé en 2011 par Ti West, réalisateur entre autre de l'excellent The House of The Devil, The Innkeepers démontre une fois de plus le talent que possède notre homme. Sur un thème classique d'histoire de fantômes situé dans un hôtel, endroit qui a été peu exploité dans le cinéma de genre même si The Shining de Kubrick vient en tête dès que l'on pense à ce lieu, Ti West impose sa patte.

3 miroirs mystérieux à l’écran

Dès le Miroir, mon beau miroir... de Blanche-Neige et les Sept Nains (Walt Disney, 1937), le miroir n'a cessé de hanter les productions audiovisuelles. Comme dans les mythes, les légendes et les contes, ses apparitions à l'écran n'en demeurent pas moins énigmatiques. Avec des adaptations cinématographiques de légendes urbaines - du célèbre Candyman (Bernard Rose, 1992) aux nombreux portages de la fameuse Bloody Mary à l'écran-, le miroir prend une place importante dans l'une des plus grandes saga d'horreur américaine avec l'opus Amityville: Darkforce (John Murlowski, 1993) avant de redevenir un passage symbolique dans Matrix 4 (Lana Wachowski, 2021). Ce réflecteur entre deux mondes nous offre un angle étrange d'une réalité comme en témoigne le miroir de Risèd d'Harry Potter à l'école des sorciers (Chris Colombus, 2001). Il reflète davantage nos perceptions que la réalité physique et se transforme en un chemin de traverse entre les mondes.

Jakob’s Wife, une émancipation gore et burlesque

Film d'horreur américain, Jakob's Wife (Travis Stevens, 2021) mêle avec brio humour, gore et thriller dans une aventure fantastique et déjantée. Ce conte d'émancipation féminine retrace l'histoire peu commune d'un couple qui connait quelques difficultés à s'épanouir. Une femme désabusée du nom de Anne (Barbara Crampton) est mariée à un pasteur peut-être doué dans son travail mais incapable de prendre en considération les envies de sa femme. Anne s'ennuie, elle rêve d'autre chose et se rend compte qu'elle prend soin de lui depuis leur mariage en ne demandant jamais rien en retour. Tandis qu'il fait de beaux sermons à la messe sur le rôle d'une épouse, il se comporte d'une façon déconcertante avec la sienne. Tout va basculer lorsqu'elle va retrouver son ancien amour dans un moulin abandonné qu'iels doivent rénover ensemble. Après avoir échangé quelques baisers, le duo fait la rencontre d'une créature invisible qui changera la vie de la femme à tout jamais...

Le Bal des folles, la psychiatrie au service du patriarcat

Film français réalisé par Mélanie Laurent, Le Bal des folles (2021) est tiré du roman éponyme de Victoria Mas publié en 2019. Ce drame quasi-historique croise des horreurs psychologique, médicale et surnaturelle avec des thématiques féministes et la remise en cause de ce qu'on pourrait appeler "une psychiatrie patriarcale". L'histoire nous plonge dans une France des années 1880 dans laquelle la Femme n'avait que peu de droits et dont la vie était dictée par leur père, leur époux ou leur frère. Dépendant ainsi d'un membre masculin de leur famille, les femmes étaient muselées et obligées de suivre les règles et les clichés habituellement imposés au genre féminin. Eugénie est une jeune femme souriante, bienveillante et passionnée de lecture et d'ésotérisme. Son attitude rebelle lui vaut parfois d'être rappelée à l'ordre par son père, en bon patriarche "dévoué" à sa famille espérant que sa fille puisse faire un beau mariage au plus vite, mais Eugénie cherche les mêmes droits que son frère dont elle est très proche. La femme possède également un don étrange qu'elle garde secrètement pour éviter de se faire interner. Elle a la capacité de voir et d'écouter les fantômes...

Long Weekend, quand la nature se rebelle

Disponible sur la chaîne de screaming Shadowz et réalisé en 1978 par Colin Eggleston, Long Weekend fait partie du genre dit "Ozploitation", à savoir toutes les productions sorties en Australie dans les années 70 et 80 et dont les fers de lance sont, par exemple Mad Max de George Miller, La Dernière vague de Peter Weir ou Razorback de Russell Mulcahy. Ce film aura droit à son remake en 2008, réalisé par Jamie Blanks. Peter et Marcia, un couple en pleine crise conjugale, décident de passer un week-end loin de tout, dans un endroit isolé en bord de mer pour se ressourcer, se retrouver. Mais la nature environnante se rebellera face à ces deux citadin·e·s.

Tomie: Unlimited, un body horror psychologique

Réalisé par Noboru Iguchi, Tomie: Unlimited (2011) est un film d'horreur japonais qui conte l'histoire de la jeune Tomie, une séduisante lycéenne qui rend les hommes totalement fous au point qu'ils ressentent l'envie de se suicider, de s'entre-tuer ou de la tailler en pièces écarlates. Mélange harmonieux entre thriller psychologique et body horror, Tomie: Unlimited est le dernier des films live action de la saga audiovisuelle Tomie.

5 animations oniriques rétro

Importés du Japon dès les années 1960 avec le célèbre Astro Boy ou Le Roi Léo (Osamu Tezuka), les animes - anciennement appelés manga eiga (films de manga) - se sont popularisés hors de leurs frontières durant les années 1970-1980 jusqu'à devenir un média incontournable de la pop culture moderne disponible sur de nombreuses plateformes streaming comme Netlifx ou Prime Video aux quatre coins du monde. Dérivé du mot animēshon (transcription du mot anglais animation), l'anime désigne aussi bien une série qu'un film d'animation en provenance de l'archipel nippon.

Les Innocents, quand l’épouvante devient chef-d’œuvre

Réalisé en 1961 par Jack Clayton, et adaptation du roman de Henry James Le Tour d'écrou, Les Innocents nous raconte l'histoire de Miss Giddens, une jeune institutrice qui doit s'occuper des jeunes Flora et Miles, dans un manoir à Bly. Les fantômes de l'ancien valet et de l'ancienne institutrice viendront tourmenter les occupant·e·s des lieux. Les années quarante, cinquante et soixante ont été un vivier pour les productions gothiques et horrifiques. D'abord avec les productions Hammer Films qui avaient repris les monstres classiques de la Universal que cette dernière avait délaissée sur la fin en parodiant ses propres œuvres. Le cycle Edgar Allan Poe par Roger Corman ensuite, reprenant les fabuleux textes du Maître. Enfin, la pléthore de films italiens qui connut son âge d'or jusqu'aux années 1970.

Morse, la vampire qui venait du froid

Réalisé en 2008 par Tomas Alfredson et adapté du roman Lat den rätte komma in publié en 2004 (Laisse-moi entrer édité en 2010 en version française) de John Ajvide Lindqvist, Morse aka Let the Right One In nous raconte l'histoire de Oskar, un enfant de douze ans fragile et solitaire harcelé à l'école par ses camarades de classe. Un soir, un homme et sa fille, Eli, emménagent dans l'appartement voisin et cette dernière se révélera être une vampire.

Braindead, la comédie gore à son paroxysme

Film culte de chez culte qui fera décoller la carrière de Peter Jackson, il fut réalisé en 1992 avec un budget de 1 800 000 dollars, trois ans après le tournage éprouvant de The Feebles (1989). Bien que portée à l'écran en 1992, il est bon à savoir que Jackson commence à écrire cette histoire de zombies depuis... 1986. Mais par deux fois, son projet sera mis de côté. Une première fois car la NZFC (New Zealand Film Commission) souhaite qu'il termine Bad Taste (1987) avant toute chose. La seconde fois, en pleine pré-production, la NZFC lui refusera une nouvelle fois le budget nécessaire. Il réalisera The Feebles, gardant sous le coude ce projet qui lui tient véritablement à cœur.

10 films de genre de l’année 1971

Alors qu’avec Orange Mécanique, Kubrick exploite une violence encore peu montrée au cinéma, Morissey offre à Candy Darling son rôle le plus important dans Women in Revolt. Pasolini adapte le recueil de nouvelles Le Décaméron et les mouvements antimilitaristes se voient représentés par Johnny s'en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, drame qui inspira l’une des plus grandes chansons de trash métal, One de Metallica. L'année 1971 c’est également :

Nanno (Girl from nowhere), la Dame du karma  

Girl from nowhere (Kongdej Jaturanrasamee, 2018) est une série de genre thaïlandaise qui nous conte l’histoire d’une mystérieuse jeune femme du nom de Nanno. Passant d’un lycée à l’autre, Nanno a la fâcheuse tendance de foutre le bordel. Malicieuse et amusée, elle dévoile les mensonges et les méfaits de ses camarades et des individus qu’elle croise. Violente et dérangeante, cette série passionne par le personnage de la sublime Nanno et pour ses remises en question systématique de la morale, du désir, de la vérité et du bonheur. Teintée de la culture bouddhique dont elle est issue, Girl from nowhere reprend des thématiques culturelles propres à l'animisme thaïlandais.

8 films de l’imaginaire baroque

En mélangeant imaginaire, drames et excentricités, le cinéma baroque est un genre à part entière qui a changé la façon de créer des œuvres cinématographiques. Là où des œuvres plus classiques utilisent un schéma prédéfini par les codes, ce genre entrelace la narration avec le visuel pour créer une atmosphère surréaliste.

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