Okko et les fantômes : un ryôkan, des onsen et des yûrei en une adorable fable fantastique

Film d'animation japonais, Waka Okami wa Shogakusei ! ou Okko et les fantômes (Kitaro Kosaka, 2018) retrace l'histoire d'une jeune fille pleine de vie, Seki Orikon du surnom de Okko, qui devient l'apprentie aubergiste du ryôkan tenu par sa grand-mère, suite à la disparition de ses deux parents, décédé.e.s dans un accident de voiture. Ce film, plein de bons sentiments et de joie de vivre, est une véritable ode à l'acceptation de la vie, de ses moments de joie mais aussi ses tristesses, sur un fond très traditionnel japonais.

Ju-On Origins : la figure du fantôme féminin nippon

La nouvelle série Netflix Ju-On Origins (2020), énième remake de la célèbre saga de J-horror initiée par Takashi Shimizu en 2000, reprend le thème abordé dans chaque opus : une maison hantée par une rancune si puissante que rien ne peut l'apaiser. La raison de cette terrible malédiction étant, dans chaque opus, la colère d'une femme et de son enfant injustement assassiné.e.s par un mari, un père, un beau-père devenu fou de jalousie. #WeToo

Les fantômes de l’Asie sur nos écrans

Qui ne connaît pas quelques créatures fantastiques de la culture asiatique ? Le monde virtuel, de l’animation et du manga déborde de ces mamono, bakemono, kemono, shinigami et autres yôkai et yûrei japonais et de plus en plus des phii du folklore thaï. Le cinéma nippon, particulièrement d’horreur, fait vivre ces fantômes, ces onryô aux cheveux longs noirs habillés de blanc sortant d’un puits abandonné, d’une rivière vaseuse et d’un grenier poussiéreux. Davantage humoristique, il en est de même pour le cinéma thaïlandais qui suit le même chemin que l’archipel nippon avec ses films d’horreur peuplés de phii, ou encore, à l’instar de la télévision sud-coréenne, avec ces dramas fantastiques et karmiques. De Nanno de Girl from Nowhere (Netflix, 2018) à la nymphe thaïe de Nang Mai (Pen-ek Ratanaruang, 2009) sélectionné au festival de Cannes en 2009, l’audiovisuel thaïlandais devient un concurrent solide face aux nouvelles productions culturelles et mondialisées du Japon et de la Corée du Sud.

Kaidan, un conte de Fantômes du marais de Kasane : du kabuki au kaidan eiga

Réalisé par Hideo Nakata, Kaidan (2007) est un film d'horreur japonais appartenant à la série de films J-Horror Theater avec Premonotion (Tsuruta Norio, 2004), Reincarnation (Takashi Shimizu, 2006), Retribution (Kiyoshi Kurosawa, 2007), Infection aka Kansen (Masayuki Ochiai, 2004) et Kyofu (Hiroshi Takahashi, 2010). Kaidan nous conte l'histoire d'amour de Shinkichi, un jeune vendeur de tabac, avec Oshiga, une professeure de shamisen plus âgée. Un beau jour, le couple se dispute provoquant une blessure sur le visage de la femme. Cette égratignure s'infecte et devient mortelle, Oshiga demande alors une seule faveur à son jeune amant : être là le moment où elle rendra son dernier souffle. L'homme manque à sa promesse provoquant une terrible malédiction.

Infection (Kansen), la thématique de la contagion dans un univers de fantômes japonais

Infection (Kansen) réalisé par Masayuki Ochiai en 2004 est un kaidan eiga (film du J-horror) traitant de la thématique de la maladie et de ses origines nébuleuses. Ce film d'horreur japonais fait partie de la série de six films du nom de J-Horror Theater, réalisée par six réalisateurs avec Premonotion (Tsuruta Norio, 2004), Reincarnation (Takashi Shimizu, 2006), Kaidan (Hideo Nakata, 2007), Retribution (Kiyoshi Kurosawa, 2007) et Kyofu (Hiroshi Takahashi, 2010).

Exte: Hair Extensions, des mèches de cheveux vengeresses

Réalisé par Sion Sono, Exte (2007) est un film d'horreur japonais, un yûrei-eiga, mettant en scène des cheveux maléfiques prêts à exterminer tout sur leur passage. Humour, me diriez-vous ? Ce film se veut très sérieux. Connaissant l'amour nippon pour les yûrei, ces fantômes souvent féminins vêtues de blanc au long cheveux d'un noir de jais, Exte nous conte la malédiction d'une jeune femme enlevée et sauvagement assassinée par des trafiquants d'organes.

Fate/stay night : Unlimited Blade Works, une mascarade mythologique

Réalisé par le studio Ufotable, Fate/stay night : Unlimited Blade Works (2015) est une série d'animation de dark fantasy/thriller nippone mettant en scène La Grande Guerre du Saint-Graal, une guerre magique dans laquelle sept masters, des mages, mages invoquent sept servants, des esprits des héros mythologiques de l'humanité (répartis en sept classes : Saber, Lancer, Berserker, Rider, Caster, Assassin, Archer) pour livrer une bataille sanglante dans l'espoir d'obtenir le Saint-Graal et ainsi réaliser leurs souhaits.

Le Manoir du chat fantôme, le rêve d’un Allan Poe nippon ?

Réalisé par Nobuo Nakagawa (1958), Le Manoir du chat fantôme aka Bôrei kaibyô yashiki est un film classique du cinéma d'horreur japonais. L'ancien manoir présenté dans la pénombre, le noir et le blanc fantasmagoriques de l’œuvre, les couleurs soudaines des souvenirs racontés en images, des ombres projetées sur les murs en papier blanc de la demeure, une ambiance de légende doublé d'un univers sombre, la maladie de l'épouse qui fait d'elle une « entité de l'entre-deux », ce film nous remémore le monde d'Allan Poe ou de H.P. Lovecraft qui aurait fusionné avec les ectoplasmes des célèbres Kaidan, Histoires étranges, de Lafcadio Hearn dans un environnement à la jidai-geki style !

Re : Mind, du ijime à la torture psychologique ?

Faisant encore une fois preuve d'une originalité angoissante, le cinéma japonais nous offre Re : Mind (2017) de Furukawa Go, Ishida Yusuke et Uchikata Akira, un drama Netflix dérangeant qui met en scène onze jeunes lycéennes prisonnières d'un jeu d'enquête sur la thématique du harcèlement scolaire, de la justice, et des réseaux sociaux. Loin du gore de Battle Royal (2000, Kinji Fukasaku) et de l'humour de Sayonara Zetsubou Sensei (2007, Studio SHAFT), le J-drama Re : Mind est à classer dans le domaine du thriller en huis clos particulièrement WTF.

Les fantômes de l’Asie dans l’audiovisuel

Tout comme les œuvres du cinéma fantastique et notamment d'horreur (qui sont très en vogue dans l'aire culturelle asiatique et à l'International), les jeux vidéos et l'animation s'exportent également en grand nombre ainsi que la littérature, en particulier la bandes-dessinée, et notamment le manga, font écho dans la pop culture française et occidentale.

Le karma au cinéma

Entre Réincarnation/Rinne de Takashi Shimizu et Cloud Atlas des Wachowski, le karma est mis en scène dans un bon nombre d'œuvres audiovisuelles.

Trois croyances japonaises à l’écran

Terre peuplée d'esprits et de dieux en tout genre, le Japon possède des croyances et superstitions qui peuvent paraître étranges pour l’œil occidental. Entre horreur et humour, ces croyances sont encore aujourd'hui rapportées dans de nombreux médias nippons.

L’animation, et le média-mix au Japon et ailleurs

Le phénomène manga/animation, élément culturel central de la pop culture nippone, fait partie intégrante de la culture moderne. Continuant d’abreuver la culture artistique de nombreuses œuvres, ce phénomène est une véritable globalisation culturelle pouvant concurrencer la culture américaine et son exportation aux quatre coins du monde.

Kuroneko, un conte en noir et blanc

Poétique et d'une atmosphère magique rare, Kuroneko/The Black Cat est un film japonais réalisé par Kaneto Shindo et sorti en 1968. Véritable fable horrifique, cette oeuvre nous conte l'histoire de deux femmes, une mère et sa belle-fille, victimes d'une guerre durant laquelle elles se sont faites violées puis tuées par une bande de samouraïs. Leur rancune ne pouvant être effacée, elles renaissent sous la forme d'un esprit-chat (bakeneko) et font le serment de tuer tous les samouraïs.

Over Your Dead Body, le théâtre au cinéma

Magnifique adaptation de la légende d'Oiwa et de la pièce de théâtre kabuki, Yotsuya Kaidan (Tsuruya Namboku IV, 1825) retraçant l'histoire d'amour d'Oiwa et de Iemon ainsi que la terrible vengeance du spectre d'Oiwa, Over Your Dead Body (Kuime) est un film fantastique/horreur réalisé par Takashi Miike et sorti en 2014.

Forbidden Siren, de l’illusion à la folie

Adaptation de la série de jeux vidéo du même nom, Forbidden Siren est un film d'horreur réalisé par Yukihiko Tsutsumi en 2006. Sur une mystérieuse île au sud du Japon du nom de Yamijima, les habitants disparaissent soudainement durant la nuit du 3 août 1976. Un seul survivant de cette étrange disparition, en proie à la folie, est retrouvé par les services de secours à qui il répétait en boucle des propos incohérents.

Kwaïdan, de l’onirisme à l’horreur

Adaptation du célèbre recueil éponyme de nouvelles fantastique et horrifiques de Lafcadio Hearn, Kwaïdan/Kaidan est un film réalisé par Masaki Kobayashi sorti en 1964 au Japon. Composée de quatre épisodes, cette œuvre met en scène des histoires de fantômes issues du folklore japonais. Kwaïdan est aussi l'un des kaidan-eiga, ces films d'horreur japonais, les plus forts de son époque, il obtint notamment le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1965.

Hayao Miyazaki, le rêve en animation

Des œuvres d'une grande complexité où chaque personnage défend ses propres intérêts et ses valeurs, qui ont réussi à toucher les nouvelles générations fatiguées du manichéisme de la guerre froide et du simplisme de la plupart des dessins animés de l'époque. Les thèmes récurrents dans ses œuvres sont les relations de l'Homme avec la nature, l'écologie et la technologie ainsi les conflits qui séparent les humains entre eux.

Top 3 des yûrei-eiga, films de fantômes japonais

S'inspirant du théâtre traditionnel et kabuki mettant en scènes d'anciennes légendes de fantômes nippons, les yûrei-eiga (films de fantômes) sont friands de dames fantomatiques aux cheveux longs d'un noir de jais dont la rancune et la jalousie sont si puissantes qu'elles peuvent altérer la réalité et le destin des individus. Appartenant au genre plus large des kaidan-eiga (films d'horreur nippons et le domaine du J-horror), voici un petit top 3 des films de fantômes japonais.

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