Fate/stay night : Unlimited Blade Works, une mascarade mythologique

Réalisé par le studio Ufotable, Fate/stay night : Unlimited Blade Works (2015) est une série d'animation de dark fantasy/thriller nippone mettant en scène La Grande Guerre du Saint-Graal, une guerre magique dans laquelle sept masters, des mages, mages invoquent sept servants, des esprits des héros mythologiques de l'humanité (répartis en sept classes : Saber, Lancer, Berserker, Rider, Caster, Assassin, Archer) pour livrer une bataille sanglante dans l'espoir d'obtenir le Saint-Graal et ainsi réaliser leurs souhaits.

Le Manoir du chat fantôme, le rêve d’un Allan Poe nippon ?

Réalisé par Nobuo Nakagawa (1958), Le Manoir du chat fantôme aka Bôrei kaibyô yashiki est un film classique du cinéma d'horreur japonais. L'ancien manoir présenté dans la pénombre, le noir et le blanc fantasmagoriques de l’œuvre, les couleurs soudaines des souvenirs racontés en images, des ombres projetées sur les murs en papier blanc de la demeure, une ambiance de légende doublé d'un univers sombre, la maladie de l'épouse qui fait d'elle une « entité de l'entre-deux », ce film nous remémore le monde d'Allan Poe ou de H.P. Lovecraft qui aurait fusionné avec les ectoplasmes des célèbres Kaidan, Histoires étranges, de Lafcadio Hearn dans un environnement à la jidai-geki style !

Re : Mind, du ijime à la torture psychologique ?

Faisant encore une fois preuve d'une originalité angoissante, le cinéma japonais nous offre Re : Mind (2017) de Furukawa Go, Ishida Yusuke et Uchikata Akira, un drama Netflix dérangeant qui met en scène onze jeunes lycéennes prisonnières d'un jeu d'enquête sur la thématique du harcèlement scolaire, de la justice, et des réseaux sociaux. Loin du gore de Battle Royal (2000, Kinji Fukasaku) et de l'humour de Sayonara Zetsubou Sensei (2007, Studio SHAFT), le J-drama Re : Mind est à classer dans le domaine du thriller en huis clos particulièrement WTF.

Les fantômes de l’Asie dans l’audiovisuel

Tout comme les œuvres du cinéma fantastique et notamment d'horreur (qui sont très en vogue dans l'aire culturelle asiatique et à l'International), les jeux vidéos et l'animation s'exportent également en grand nombre ainsi que la littérature, en particulier la bandes-dessinée, et notamment le manga, font écho dans la pop culture française et occidentale.

Le karma au cinéma

Entre Réincarnation/Rinne de Takashi Shimizu et Cloud Atlas des Wachowski, le karma est mis en scène dans un bon nombre d'œuvres audiovisuelles.

Trois croyances japonaises à l’écran

Terre peuplée d'esprits et de dieux en tout genre, le Japon possède des croyances et superstitions qui peuvent paraître étranges pour l’œil occidental. Entre horreur et humour, ces croyances sont encore aujourd'hui rapportées dans de nombreux médias nippons.

L’animation, et le média-mix au Japon et ailleurs

Le phénomène manga/animation, élément culturel central de la pop culture nippone, fait partie intégrante de la culture moderne. Continuant d’abreuver la culture artistique de nombreuses œuvres, ce phénomène est une véritable globalisation culturelle pouvant concurrencer la culture américaine et son exportation aux quatre coins du monde.

Kuroneko, un conte en noir et blanc

Poétique et d'une atmosphère magique rare, Kuroneko/The Black Cat est un film japonais réalisé par Kaneto Shindo et sorti en 1968. Véritable fable horrifique, cette oeuvre nous conte l'histoire de deux femmes, une mère et sa belle-fille, victimes d'une guerre durant laquelle elles se sont faites violées puis tuées par une bande de samouraïs. Leur rancune ne pouvant être effacée, elles renaissent sous la forme d'un esprit-chat (bakeneko) et font le serment de tuer tous les samouraïs.

Over Your Dead Body, le théâtre au cinéma

Magnifique adaptation de la légende d'Oiwa et de la pièce de théâtre kabuki, Yotsuya Kaidan (Tsuruya Namboku IV, 1825) retraçant l'histoire d'amour d'Oiwa et de Iemon ainsi que la terrible vengeance du spectre d'Oiwa, Over Your Dead Body (Kuime) est un film fantastique/horreur réalisé par Takashi Miike et sorti en 2014.

Forbidden Siren, de l’illusion à la folie

Adaptation de la série de jeux vidéo du même nom, Forbidden Siren est un film d'horreur réalisé par Yukihiko Tsutsumi en 2006. Sur une mystérieuse île au sud du Japon du nom de Yamijima, les habitants disparaissent soudainement durant la nuit du 3 août 1976. Un seul survivant de cette étrange disparition, en proie à la folie, est retrouvé par les services de secours à qui il répétait en boucle des propos incohérents.

Kwaïdan, de l’onirisme à l’horreur

Adaptation du célèbre recueil éponyme de nouvelles fantastique et horrifiques de Lafcadio Hearn, Kwaïdan/Kaidan est un film réalisé par Masaki Kobayashi sorti en 1964 au Japon. Composée de quatre épisodes, cette œuvre met en scène des histoires de fantômes issues du folklore japonais. Kwaïdan est aussi l'un des kaidan-eiga, ces films d'horreur japonais, les plus forts de son époque, il obtint notamment le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1965.

Hayao Miyazaki, le rêve en animation

Des œuvres d'une grande complexité où chaque personnage défend ses propres intérêts et ses valeurs, qui ont réussi à toucher les nouvelles générations fatiguées du manichéisme de la guerre froide et du simplisme de la plupart des dessins animés de l'époque. Les thèmes récurrents dans ses œuvres sont les relations de l'Homme avec la nature, l'écologie et la technologie ainsi les conflits qui séparent les humains entre eux.

Top 3 des yûrei-eiga, films de fantômes japonais

S'inspirant du théâtre traditionnel et kabuki mettant en scènes d'anciennes légendes de fantômes nippons, les yûrei-eiga (films de fantômes) sont friands de dames fantomatiques aux cheveux longs d'un noir de jais dont la rancune et la jalousie sont si puissantes qu'elles peuvent altérer la réalité et le destin des individus. Appartenant au genre plus large des kaidan-eiga (films d'horreur nippons et le domaine du J-horror), voici un petit top 3 des films de fantômes japonais.

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