German Angst, la mort comme obsession

Film à sketchs réalisé en 2015, German Angst parle de la mort mais sans aucunes poésie ou autres douces allégories. Ici, la mort se veut violente, brute et sans concession. On peut y voir les troubles et les traumas de gens désabusés, psychotiques.

Baba Yaga, quand la sorcellerie se fait arty

Réalisé en 1973 par Corrado Farina, Baba Yaga nous raconte l'histoire de Valentina (interprétée par Isabelle de Funès), jeune photographe de mode qui, après une sortie avec des ami·e·s, sauve la vie d'un petit chien mais manque de se faire renverser par une voiture conduite par la sorcière Baba Yaga.

Ne me tue pas, entre romance et bain de sang

Après s’être fait la promesse de se retrouver, Mirta (Alice Pagani) et Robin (Rocco Fasano), deux adolescent.e.s éperdument amoureux.ses vont mettre fin à leurs jours à cause d’une overdose. Jusqu’ici, tout semble être un scénario de film d’ados mêlant drogue et histoire d’amour, comme on en a l’habitude de voir sur Netflix. Cependant, un événement va changer le destin de la jeune fille qui va se réveiller du monde des morts désormais contrainte à manger de la chair humaine pour ne pas laisser son corps entrer en stade de décomposition. Coincée dans un monde assoiffé de violence, Mirta va devoir échapper à un groupe de personnes qui en ont après les « mort.e.s-vivant.e.s ». Mais la jeune amoureuse n’en oublie pas pour autant sa quête de retrouver coûte que coûte celui qu’elle pensait ne jamais être capable de la trahir.

Serial Blogueuse, des critiques qui font péter les plombs !

Serial Blogueuse (Ivo Van Aart, 2019) nous entraine dans un scénario original et sanglant qui mêle humour noir et critique sociale. Le récit met en scène une pigiste du nom de Femke Boot qui peine à rédiger des articles sans recevoir des messages injurieux ainsi que de menaces de mort sur les réseaux sociaux. Ne réussissant plus à se concentrer sur ses chroniques, la femme se met à alors à se renseigner sur les profils des haters et perd peu à peu pied. Et bien qu'elle soutient corps et âme la liberté d'expression de sa fille lycéenne, Femke accumule de la frustration qui explose un beau jour en mode American Psycho. Le film alterne entre comédie cynique, psychose et meurtres déjantés tout en présentant le quotidien d'une famille recomposée évoluant dans le domaine de l'écriture, la suffisance d'une éditrice en chef complétement déconnectée des souffrances de sa rédactrice et une armée de haters fachos et sexistes qui poussent à bout. Serial Blogueuse est un thriller au féminin tantôt gore tantôt dramatique qui montre une spirale de violence sans fin, une vengeance interdite mais qu'on peut concevoir comme légitime face à ces trolls agressifs se prenant pour des spécialistes.

Cama-Cruso, un found footage issu d’un ARG horrifique

Aux origines de Cama-Cruso (Dando, 2022), il y a un Alternate Reality Game angoissant sur des disparitions inquiétantes au gîte de la Came-Cruse. Le film Cama-Cruso disponible sur la plateforme Shadowz est une synthèse des contenus créés lors de ce jeu d'enquête horrifique disponibles sur les différentes réseaux sociaux. Ce fake documentaire à la Blair Witch découle d'une histoire interactive qui se déroule en ligne dans laquelle les choix et les actions des joueurs et des joueuses ont énormément d'impact sur le déroulement du récit. Avec plus de 12 millions de vues sur les réseaux, le gîte de la Came-Cruse devient le sujet d'une enquête d'internautes et autres intéressé·e·s, impliqué·e·s à développer l'intrigue.

Le Domaine (Il nido) : immersion au cœur des secrets de la Villa dei Laghi

Se retrouvant tétraplégique après un accident de la route, un jeune garçon du nom de Samuel interprété par Justin Korovkin, est contraint de passer ses journées cloîtrées entre les quatre murs de sa maison sous l’œil avisé de sa mère Elena(Francesca Cavallin) entouré de ses tantes, oncles et personnel de maison. Veuve depuis ce tragique accident, elle interdit formellement à Samuel de franchir les limites du domaine, car selon elle, leur foyer est le meilleur endroit pour lui, le monde extérieur est trop dangereux. Les journées de cet adolescent sont rythmées par des cours de piano et des leçons sur la gestion du domaine familial. Son quotidien, assez monotone et très différent de celui des autres enfants son âge va être chamboulé par Ginevra Francesconi se glissant merveilleusement dans le rôle de Denise, une jeune femme de quinze ans, recrutée comme domestique par Elena. Une fille pleine de vie ayant l’interdiction la plus totale de parler à Samuel. Nos deux adolescent·e·s· vont tout de même braver les règles de la maison, en se liant d’amitié et plus si affinité… Au grand dam de la famille, qui ne va pas hésiter à révéler sa vraie nature pour éloigner les deux tourtereaux et empêcher Samuel de sortir du domaine. Une face cachée de la famille jusqu’ici inconnue pour notre jeune garçon.

Zombi Holocaust, le mix cannibales/zombies

Réalisé en 1979 par Marino Girolami sous le pseudonyme de Franck Martin (pratique courante dans l'âge d'or du cinéma italien), Zombi Holocaust (titre original) est un des rares films 70's à avoir autant de titres différents suivant le pays d'exploitation : La Terreur des zombies en VF, Zombie Holocaust en Angleterre, Zombie Terreur en Belgique, La regina dei Cannibali (titre alternatif) en Italie, Zombies unter Kannibalen en Allemagne de l'Ouest et Docteur Butcher M.D. aux USA.

A Classic Horror Story, lorsque la réalité dépasse la fiction

Cinq personnes décident de covoiturer à bord d’un van pour se rendre en Calabre : Fabrizio, un blogueur réalisant des vidéos, Élisa, une étudiante sur le point d’avorter, Sofia une magnifique blonde auto-entrepreneuse, accompagnée de Mark son petit ami anglais et Riccardo, un médecin quadragénaire luttant pour sauver sa famille au bord de la rupture. Le voyage est bercé par des rires et des anecdotes jusqu’à la tombée de la nuit. Se rapprochant de plus en plus de leur but, une sortie de route va leur faire perdre le contrôle du véhicule, mais également de leur vie. Après avoir repris leur esprit, nos cinq protagonistes vont se trouver coupé.e.s du monde au milieu de nul part, avec comme seul repère, une petite maison en bois perdu dans la forêt, qui est en fait le siège d’une abominable secte. La descente aux enfers va alors commencer pour nos voyageur·se·s qui vont se retrouver acteurs et actrices d’un film d’horreur grandeur nature, dépourvu de tout effet spécial. Vous l’aurez donc compris, le sang qui coulera sur nos écrans sera bel bien celui d’un·e des personnages.

Fresh, des escalopes de femmes au menu

Disponible sur Disney +, Fresh (2022) est un thriller américain écrit par Lauryn Kahn et réalisé par Mimi Cave. Avec son harmonieux acting entre improvisation et dialogues écrits, le film nous balance dans la mésaventure sanglante de Noa. La jeune femme cherche à rencontrer l'amour via des applis de rencontres. Désespérée par les dick pics et ses dates avec les misogynes habituels, Noa fait finalement la rencontre de Steve, un homme charmant et drôle qu'elle croise au supermarché du coin. Le feeling passe bien, la discussion s'annonce intéressante. Iels se donnent alors rendez-vous et finissent dans une belle maison éloignée de la ville que l'homme utilise pour son travail. Une soirée romantique s'offre alors au duo et iels entament une relation amoureuse. L'alchimie entre Daisy Edgar-Jones et Sebastian Stan fait de cette première partie de film, une comédie romantique qui aurait pourtant pu se montrer adorable. Le générique apparait ainsi au 1/3 de l'œuvre et on sait qu'il y a un HIC. C'est bien trop beau pour être vrai ! Très rapidement, le film change de ton. Noa se rend compte qu'elle a été droguée et s'effondre sur son partenaire. D'une façon terriblement violente, la femme va se rendre compte que Steve n'est pas le mec cool qu'elle espérait. Enchainée dans un sous-sol lumineux et minimaliste, Noa apprend de la bouche de son ancien amant qu'il va littéralement la bouffer. Le boulot du mec ? Découper (exclusivement) des femmes pour des blindax aux appétits cannibales et aux fantasmes assez particuliers afin d'en envoyer des morceaux sous vide aux quatre coin du monde. Parfois comiques, des dialogues d'un naturel déroutant viendront alors ajouter du réalisme à cette situation si improbable. Fresh bascule si rapidement dans le thriller horrifique aux étapes de plus en plus sanglantes et malaisantes qu'il explose comme une bombe au visage.

The Plumber, une certaine ambiance paranoïaque

Téléfilm réalisé en 1979 par Peter Weir, à qui l'on doit notamment les chefs-d'œuvre Le Cercle des poètes disparus (1989), La Dernière vague (1977) et Pique-nique à Hangig Rock (1975), The Plumber part d'un postulat ultra-classique et pourtant qui va dériver sur des thématiques assez troubles.

L’Au-delà, l’autre nom de la poésie macabre

Réalisé en 1981 par Lucio Fulci, L'Au-delà (E tu vivrai nel terrore - L'aldilà en version originale) fait partie de la trilogie Lovecraftienne de ce dernier. Démarrée en 1980 avec Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi en VO) puis La Maison près du cimetière (Quella villa accanto al cimitero), L'Au-delà est sans aucun doute l'œuvre-maîtresse de Fulci dans sa filmographie horrifique. Liza Merril (Catriona MacColl) hérite d'un ancien hôtel en Nouvelle-Orléans. Mais ce dernier, construit sur l'une des sept portes de l'Enfer, libèrera le chaos sur Terre.

Matar a Dios, une comédie familiale explosive

Dans la même veine que Dogma (Kevin Smith, 1999), Matar a Dios est une comédie fantastique mettant en scène un couple dysfonctionnel constitué de Carlos, un mari jaloux et machiste avec sa femme Ana qu'il soupçonne de le tromper. L'homme s'énerve contre sa épouse après avoir découvert un message tendancieux envoyé par son patron. Une phrase qui lui restera d'ailleurs au travers de la gorge durant toute son incroyable soirée. Dans une maison rurale et isolée louée pour le Nouvel An, le duo attend la venue de deux autres convives : Santi, le frère de Carlos, suicidaire depuis sa rupture avec sa femme, partie avec un homme plus jeune ; et leur père, désabusé et récemment veuf, qui tente de profiter au mieux de la vie préférant utiliser son argent afin de payer des escort girls pour lui tenir compagnie que de prendre ses médicaments pour le cœur. La soirée commence déjà tendue tant Carlos se montre insupportable avec son entourage mais l'apparition soudaine d'un étrange invité dans les chiottes de la demeure vient ajouter un élément perturbateur à l'histoire...

The Innkeepers, l’effroyable hôtel

Disponible sur Freaks On et réalisé en 2011 par Ti West, réalisateur entre autre de l'excellent The House of The Devil, The Innkeepers démontre une fois de plus le talent que possède notre homme. Sur un thème classique d'histoire de fantômes situé dans un hôtel, endroit qui a été peu exploité dans le cinéma de genre même si The Shining de Kubrick vient en tête dès que l'on pense à ce lieu, Ti West impose sa patte.

Jakob’s Wife, une émancipation gore et burlesque

Film d'horreur américain, Jakob's Wife (Travis Stevens, 2021) mêle avec brio humour, gore et thriller dans une aventure fantastique et déjantée. Ce conte d'émancipation féminine retrace l'histoire peu commune d'un couple qui connait quelques difficultés à s'épanouir. Une femme désabusée du nom de Anne (Barbara Crampton) est mariée à un pasteur peut-être doué dans son travail mais incapable de prendre en considération les envies de sa femme. Anne s'ennuie, elle rêve d'autre chose et se rend compte qu'elle prend soin de lui depuis leur mariage en ne demandant jamais rien en retour. Tandis qu'il fait de beaux sermons à la messe sur le rôle d'une épouse, il se comporte d'une façon déconcertante avec la sienne. Tout va basculer lorsqu'elle va retrouver son ancien amour dans un moulin abandonné qu'iels doivent rénover ensemble. Après avoir échangé quelques baisers, le duo fait la rencontre d'une créature invisible qui changera la vie de la femme à tout jamais...

The Eyes of My Mother, aux confins de la solitude

Réalisé en 2016 par Nicolas Pesce et disponible sur Shadowz, The Eyes of My Mother raconte l'histoire de Francisca, petite fille vivant loin de tout avec ses parents. Un jour, alors qu'elle est seule dans le jardin à jouer avec sa poupée, un homme du nom de Charlie, l'accoste. Sa mère voyant cet inconnu parler à sa fille lui demandera ce qu'il voudra. Il prétextera qu'il a besoin d'utiliser les toilettes mais soudainement, sous les yeux de Francisca, la tuera. Son père arrive à ce moment et séquestre ce dernier.

Cosmetic DNA, un rape & revenge bien déluré !

Film japonais réalisé par Kenya Okubo en 2020, Cosmetic DNA nous conte l'histoire d'Ayaka, étudiante en arts et escort girl la nuit, qui subit une agression sexuelle de la part de Kunjima, un réalisateur de films paumé. L'appâtant en lui proposant un rôle dans son "prochain" film, il décroche un rendez-vous avec la jeune femme et en profite pour mettre du GHB dans son verre. Ayaka se retrouve en profonde détresse psychologique mais elle fera bientôt la rencontre de deux autres femmes, Satomi et Yumi avec qui elle pourra partager ses souffrances mais aussi sa vengeance...

Violation, un rape & revenge choc

Violation (2020) est un film d'horreur canadien réalisé par Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli primé au Toronto International Film Festival ainsi qu'au Sundance Film Festival. La thématique puissante de ce long-métrage en fait une œuvre d'horreur qui mêle effondrement psychologique et vengeance. Madeleine Sims-Fewer au double-rôle de réalisatrice et d'actrice nous offre un rape & revenge fort en émotions qui retrace l'histoire de Miriam, une femme au bord du divorce, à la recherche d'une catharsis suite à son viol perpétré par son beau-frère, Dylan.

Le Bal des folles, la psychiatrie au service du patriarcat

Film français réalisé par Mélanie Laurent, Le Bal des folles (2021) est tiré du roman éponyme de Victoria Mas publié en 2019. Ce drame quasi-historique croise des horreurs psychologique, médicale et surnaturelle avec des thématiques féministes et la remise en cause de ce qu'on pourrait appeler "une psychiatrie patriarcale". L'histoire nous plonge dans une France des années 1880 dans laquelle la Femme n'avait que peu de droits et dont la vie était dictée par leur père, leur époux ou leur frère. Dépendant ainsi d'un membre masculin de leur famille, les femmes étaient muselées et obligées de suivre les règles et les clichés habituellement imposés au genre féminin. Eugénie est une jeune femme souriante, bienveillante et passionnée de lecture et d'ésotérisme. Son attitude rebelle lui vaut parfois d'être rappelée à l'ordre par son père, en bon patriarche "dévoué" à sa famille espérant que sa fille puisse faire un beau mariage au plus vite, mais Eugénie cherche les mêmes droits que son frère dont elle est très proche. La femme possède également un don étrange qu'elle garde secrètement pour éviter de se faire interner. Elle a la capacité de voir et d'écouter les fantômes...

Long Weekend, quand la nature se rebelle

Disponible sur la chaîne de screaming Shadowz et réalisé en 1978 par Colin Eggleston, Long Weekend fait partie du genre dit "Ozploitation", à savoir toutes les productions sorties en Australie dans les années 70 et 80 et dont les fers de lance sont, par exemple Mad Max de George Miller, La Dernière vague de Peter Weir ou Razorback de Russell Mulcahy. Ce film aura droit à son remake en 2008, réalisé par Jamie Blanks. Peter et Marcia, un couple en pleine crise conjugale, décident de passer un week-end loin de tout, dans un endroit isolé en bord de mer pour se ressourcer, se retrouver. Mais la nature environnante se rebellera face à ces deux citadin·e·s.

Tomie: Unlimited, un body horror psychologique

Réalisé par Noboru Iguchi, Tomie: Unlimited (2011) est un film d'horreur japonais qui conte l'histoire de la jeune Tomie, une séduisante lycéenne qui rend les hommes totalement fous au point qu'ils ressentent l'envie de se suicider, de s'entre-tuer ou de la tailler en pièces écarlates. Mélange harmonieux entre thriller psychologique et body horror, Tomie: Unlimited est le dernier des films live action de la saga audiovisuelle Tomie.

Cannibal Holocaust, symphonie de l’horreur

Cannibal Holocaust est un film italien réalisé par Ruggero Deodato en 1980, s’inscrivant dans le genre du cannibal movie[1], genre presque exclusivement italien tirant son origine dans la production des mondo movies[2], ces vrais faux documentaires honnis par toute la presse cinématographique et quasiment tou·te·s les amateurs·trices du 7e art, qui, utilisant une caméra voyeuriste, parcouraient le monde pour aller capter les mœurs les plus "bizarres" et "étranges" des peuples de la planète, illustrant une vision radicalement pessimiste de l'existence et des rapports sociaux où règnerait la même violence tant du côté des "civilisé·e·s" que de celui des "sauvages".

Evil Dead, le classique intemporel

Réalisé en 1981 par Sam Raimi, Evil Dead raconte l'histoire de cinq ami·e·s qui décident de passer du bon temps dans une petite maison au fond des bois, loin de tout. En découvrant un magnétophone dans la cave, et en écoutant la bande, iels réveilleront des démons et se feront posséder un·e à un·e. Un scénario ultra-classique qui a pourtant laissé une marque indélébile dans le monde du cinéma de genre. Comme quoi la simplicité peut être diablement efficace. Sam Raimi, alors âgé de 20 ans, embarque avec lui sa bande de potes, sans se douter que son métrage, des décennies plus tard, gardera intacte son aura de film culte.

Les Innocents, quand l’épouvante devient chef-d’œuvre

Réalisé en 1961 par Jack Clayton, et adaptation du roman de Henry James Le Tour d'écrou, Les Innocents nous raconte l'histoire de Miss Giddens, une jeune institutrice qui doit s'occuper des jeunes Flora et Miles, dans un manoir à Bly. Les fantômes de l'ancien valet et de l'ancienne institutrice viendront tourmenter les occupant·e·s des lieux. Les années quarante, cinquante et soixante ont été un vivier pour les productions gothiques et horrifiques. D'abord avec les productions Hammer Films qui avaient repris les monstres classiques de la Universal que cette dernière avait délaissée sur la fin en parodiant ses propres œuvres. Le cycle Edgar Allan Poe par Roger Corman ensuite, reprenant les fabuleux textes du Maître. Enfin, la pléthore de films italiens qui connut son âge d'or jusqu'aux années 1970.

Morse, la vampire qui venait du froid

Réalisé en 2008 par Tomas Alfredson et adapté du roman Lat den rätte komma in publié en 2004 (Laisse-moi entrer édité en 2010 en version française) de John Ajvide Lindqvist, Morse aka Let the Right One In nous raconte l'histoire de Oskar, un enfant de douze ans fragile et solitaire harcelé à l'école par ses camarades de classe. Un soir, un homme et sa fille, Eli, emménagent dans l'appartement voisin et cette dernière se révélera être une vampire.

Braindead, la comédie gore à son paroxysme

Film culte de chez culte qui fera décoller la carrière de Peter Jackson, il fut réalisé en 1992 avec un budget de 1 800 000 dollars, trois ans après le tournage éprouvant de The Feebles (1989). Bien que portée à l'écran en 1992, il est bon à savoir que Jackson commence à écrire cette histoire de zombies depuis... 1986. Mais par deux fois, son projet sera mis de côté. Une première fois car la NZFC (New Zealand Film Commission) souhaite qu'il termine Bad Taste (1987) avant toute chose. La seconde fois, en pleine pré-production, la NZFC lui refusera une nouvelle fois le budget nécessaire. Il réalisera The Feebles, gardant sous le coude ce projet qui lui tient véritablement à cœur.

Rent-A-Pal, un ami pour la vie, un ami pour la mort

Rent-A-Pal est un thriller psychologique américain de Jon Stevenson (2020) qui dépeint un conte de solitude et de déconstructions des liens sociaux. Angoissant et d'humour grinçant, cette oeuvre nous décrit un personnage attachant mais perdu dans ses frustrations. L'horreur glisse inexorablement vers une folie meurtrière.

The Old Ways, le rite de passage d’une bruja

The Old Ways (Christopher Alender, 2020) est un film d'horreur américain qui nous conte l'histoire de Cristina Lopez, une journaliste mexico-américaine, qui se rend à Veracruz afin de réaliser un reportage sur la sorcellerie et le chamanisme au Mexique. Petite, Cristina a vu sa mère mourir durant un exorcisme. Elle fut par la suite confiée aux services de protection de l'enfance avant de devenir journaliste à Los Angeles. Petit à petit, le film nous révèle les véritables raisons qui ont poussé Cristina à revenir auprès de sa culture natale.

Censor, quand l’horreur sort du cadre

Censor (2021), c'est : un film de genre meta réalisé par Prano Bailey-Bond qui parle de la censure du cinéma de genre dans les années 1980 au Royaume-Uni et des video nasties. On s'intéresse à Enid, interprétée par Niamh Algar, une jeune femme à l'allure pieuse dont le métier est de passer ses journées à regarder des films plus ou moins ignobles et dérangeants et qui leur donne le droit d'être diffusés ou non à condition qu'ils ne contiennent pas de scènes issues d'une liste interdite. Les films sont alors soit amputés de ces scènes gênantes, soit n'atteignent pas les salles. En parallèle de cela, avec la popularisation de la VHS, les magasins de location ouvrent et un business de vidéos trash sous le manteau commence à se répandre.

Fear Street, une trilogie d’horreur à la Chair de Poule

Adaptée de la série littéraire de R. L Stine (Chair de Poule), la trilogie Fear Street narre l'histoire de deux villes voisines de l'Ohio, Sunnyvale, peuplée d'ados populaires et de parents riches aux hautes fonctions, contre Shadyside ou "Shittyside" pour les intimes, aux familles tortueuses et jeunes loosers.

The Deep House, une plongée dans l’horreur assez convenue

Le duo Alexandre Bustillo et Julien Maury (À l'intérieur, Livide) fait partie de cette vague du cinéma de genre français que l'on voudrait voir plus souvent dans les salles. Et ils reviennent cet été avec The Deep House (2021) dont le concept de maison hantée sous-marine était attendu avec impatience. Le film nous présente un jeune couple d'américain.es, Tina et Ben, qui relatent leurs explorations urbaines sur Youtube.

Scare Me, du cinéma à la littérature horrifique…

Scare Me (Josh Ruben, 2019) est un film américain de style comédie horrifique qui nous présente un huis clos de nuit particulièrement bien réalisé entre deux écrivain·e·s d'histoires d'épouvante, l'une à succès, l'autre perdu dans ses frustrations et des échecs. Un duo intéressant avec des qualités et ses défauts marqués qui en font des personnages très humains, pour le meilleur et pour le pire...

Mais qu’avez-vous fait à Solange ?, un giallo aux jeux interdits

Massimo Dallamano doit son début de carrière à Sergio Leone, qui lui propose le poste de directeur de la photo pour ses western-spaghettis Per un pugno di dollari en 1964 et Per qualche dollaro in più en 1965. Bien que sa filmographie se base principalement sur des œuvres controversées, dont on retient La morte non ha sesso en 1968 et Il dio chiamato Dorian en 1970, il inaugure ce sous genre du Giallo avec Cosa avete fatto à Solange?, son titre original en 1972 en réunissant les codes de ce mouvement, sans en tomber dans les clichés. Même si sa carrière dans ce genre plus policier s’arrête rapidement après son décès prématuré à l’âge de 54 ans dans un accident de voiture, c’est avec Joe D’Amato, lui aussi réalisateur italien controversé de son temps, qu’ils créent cette œuvre atypique.

The Wicker Man, l’horreur folklorique

1973, le monde découvre l’un des plus grands films d’horreur jamais réalisé, l’Exorciste de William Friedkin faisant de l’ombre à toutes les autres œuvres sorties au même moment. C’est dans ce contexte que sort Le Dieu d’osier aka The Wicker Man, réalisé par Robin Hardy et inspiré par le roman Ritual de David Pinner de 1967.

Honeydew, l’horreur multiple d’une Amérique profonde…

Écrit et réalisé par Devereux Milburn (2020), Honeydew est un film d'horreur américain mettant en scène Sam (Sawyer Spielberg) et Rylie (Malin Barr), un couple qui bat de l'aile, ayant décidé de faire une virée à la campagne pour se changer les idées. Ayant planté leur tente sur un terrain appartenant un vieux fermier du nom d'Eulis (Stephen D'Ambrose), le duo en sera délogé puis trouvera refuge à l'intérieur d'une étrange maison peu hospitalière dans laquelle séjournent Karen (Barbara Kingsley), une vieille fermière assurée, et Gunni (Jamie Bradley), son fils échiné et... très particulier.

La Nurse, une oeuvre dommageablement reniée par William Friedkin.

Après avoir connu le succès avec French Connection en 1971, l’Exorciste en 1973 ou encore Sorcerer en 1977, William Friedkin a connu une période creuse. Période s'éloignant même du genre horrifique. Il décide alors, à la fin des années 80, d'adapter, sans grande ambition, un roman de Dan Greenburg, La Nanny, datant de 1987. Le film fut un échec total à sa sortie et William Friedkin le reniera tout au long de sa carrière, mais peut-être plus à cause de cet échec qu'il a subi que par la qualité de son film.

La Révolution, l’Histoire zombifiée par Netflix

Après l'horrifique Marianne, Netflix nous offre un nouveau joyaux fantastique français : La Révolution de Aurélien Molas diffusé depuis 16 octobre 2020 sur la plateforme de streaming mondiale. Mélangeant faits historiques, ambiance fantastique, intrigues politiques et atmosphère cauchemardesque, la série met en scène des personnages romanesques et engagés, des costumes forts sympathiques, ainsi qu'une esthétique éthérée et fantasmagorique. La chronique contée dans La Révolution nous fait ainsi douter de ce qui est écrit dans les livres d'Histoire comme le dit l'adage bien connu "ce sont les vainqueurs qui réécrivent l'Histoire".

Je veux juste en finir, un conte cruel et allégorique sur le thème de la vieillesse et de ses regrets

Réalisé par Charlie Kaufman, Je veux juste en finir est un film horrifique et poignant ainsi qu'un drame psychologique qui ne manque pas d'originalité. La recette ? Une pincée de Split (M. Night Shyamalan, 2017), un zeste de The Visit (M. Night Shyamalan, 2015), un grain de Donnie Darko (Richard Kelly, 2001), une lichette de Midsommar (Ari Aster, 2019), un souffle de The Man from Earth (Richard Schenkman, 2007) et un poil de I Am the Pretty Thing That Lives in the House (Oz Perkins, 2016), et on n'obtient que 25% de la complexité de cette œuvre du scénariste d'Eternal Sunshine.

Fluide écarlate, esthétique explosive et hôpital psychiatrique, les femmes prennent le pouvoir dans Ratched

Réalisée par Ryan Murphy, connu pour son anthologie American Horror Story ou encore sa très féminine Scream Queens, Ratched est une série d'horreur suspens déclinée en 8 épisodes. Inspirée de l'infirmière Mildred Ratched, protagoniste imaginée par l'écrivain américain Ken Kesey et interprétée par Louise Fletcher dans Vol au-dessus d'un nid de coucou (Milos Forman, 1975), cette nouvelle série nous plonge dans le passé sombre de la jeune femme ainsi qu'à travers une critique de l'univers des hôpitaux psychiatriques américains des années 1940-1950.

Shōjo kakumei Utena, une animation allégorique et surréaliste sur les thématiques de trans-identité et de révolution sociale !

Utena, la fillette révolutionnaire (少女革命ウテナ ou Shōjo kakumei Utena) est une série d'animation nippone de 39 épisodes (Studio J. C. Staff, Kunihiko Ikuhara, 1997) doublée d'un film d'animation, Apocalypse de l'adolescence sorti en 1999. Son succès au Japon et ailleurs a aussi permis la création d'un volume one-shot sur l'histoire du film, d'un opéra de type takarazuka ainsi qu'un jeu sur console Saturn.

Penny Dreadful: City of Angels, un spin-off visuel bien plus politique que fantasmagorique

Dans le même univers que Penny Dreadful (John Logan, 2014) se déroulant à l'époque victorienne en Angleterre et mettant en scène de nombreux personnages des penny dreadful (ces petites histoires d'un genre littéraire horrifique vendues à l'époque contre un penny) tels que Frankenstein, Dracula, Dorian Grey et bien d'autres, la nouvelle série Penny Dreadful: City of Angels change totalement de ton et d'ambiance. L’œuvre nous transporte en Amérique des années 1930, durant laquelle nous découvrirons plusieurs groupes politiques et communautés cherchant tant bien que mal à se réapproprier la ville de Los Angeles.

Goedam (The Possessed), une mini-série sud-coréenne sur les légendes urbaines

"Lorsque la nuit tombe sur la ville, les ombres et les esprits s'éveillent dans cette série d'anthologie d'horreur qui revisite les légendes urbaines." The Possessed ou 도시괴담 (Goedam ou Goedam) est une anthologie de courts-métrages d'horreur produite par Netflix et sortie en 2020. Rappelant l'anthologie de courts-métrages japonaise AKB Horror Night ou encore le festif Holidays, The Possessed est donc une mini-série sud-coréenne de 8 épisodes qui réactualise des légendes urbaines et autres fantômes.

Okko et les fantômes : un ryôkan, des onsen et des yûrei en une adorable fable fantastique

Film d'animation japonais, Waka Okami wa Shogakusei ! ou Okko et les fantômes (Kitaro Kosaka, 2018) retrace l'histoire d'une jeune fille pleine de vie, Seki Orikon du surnom de Okko, qui devient l'apprentie aubergiste du ryôkan tenu par sa grand-mère, suite à la disparition de ses deux parents, décédé.e.s dans un accident de voiture. Ce film, plein de bons sentiments et de joie de vivre, est une véritable ode à l'acceptation de la vie, de ses moments de joie mais aussi ses tristesses, sur un fond traditionnel japonais.

Dellamorte Dellamore, une fable macabre et poétique par l’héritier de Dario Argento

Dans la petite ville de Buffalora, les jours de Francesco Dellamorte, gardien cynique et désabusé du cimetière, s’écoulent monotones si ce n’est qu’au bout du septième jour de leur trépas, les mort.e.s se lèvent à la recherche de cerveaux à manger. Aidé de Gnaghi, son assistant simplet qui ne s’exprime que par le mot Gna, Francesco Dellamorte s’est donné comme mission de donner à ces mort.e.s-vivant.e.s un repos éternel et définitif à coup de balle de revolver ou de pioche. Ainsi va la vie de Francesco Dellamorte gardien d’un secret qu’il ne peut révéler à personne pour ne pas risquer de perdre son travail et sa maison et tant pis si les heures supplémentaires effectuées pour tuer les revenant.e.s ne seront pas payées. Mais sa vie va se trouver bientôt bouleversée lorsqu’il fait la rencontre d’une mystérieuse jeune femme, « la plus belle qu’il n’ait jamais vue », toute vêtue de noir comme il se doit, venue enterrer son mari beaucoup plus âgé qu’elle. Francesco Dellamorte vient de trouver l’Amour, à moins que cette très belle femme aux tendances nécrophiles ne soit en réalité l’incarnation de la Mort.

Ju-On: Origins, la figure du fantôme féminin nippon

La nouvelle série Netflix Ju-On Origins (2020), énième remake de la célèbre saga de J-horror initiée par Takashi Shimizu en 2000, reprend le thème abordé dans chaque opus : une maison hantée par une rancune si puissante que rien ne peut l'apaiser. La raison de cette terrible malédiction étant, dans chaque opus, la colère d'une femme et de son enfant injustement assassiné.e.s par un mari, un père, un beau-père devenu fou de jalousie. #WeToo

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