Bienvenue chez les Firefly, les dégénéré·e·s de Rob Zombie !

Réalisé en 2003 par Rob Zombie, House of 1000 Corpses (La Maison des 1000 morts) fait partie de la fameuse trilogie de la famille Firefly. La nuit d'Halloween, des jeunes en quête de sensations fortes font halte dans une station-service et apprennent l'existence du Dr Satan, un dangereux psychopathe ayant mystérieusement disparu. Chemin faisant, ils prendront en stop Baby Firefly, membre d'une famille ô combien dégénérée.

Nanno (Girl from nowhere), la Dame du karma  

Girl from nowhere (Kongdej Jaturanrasamee, 2018) est une série de genre thaïlandaise qui nous conte l’histoire d’une mystérieuse jeune femme du nom de Nanno. Passant d’un lycée à l’autre, Nanno a la fâcheuse tendance de foutre le bordel. Malicieuse et amusée, elle dévoile les mensonges et les méfaits de ses camarades et des individus qu’elle croise. Violente et dérangeante, cette série passionne par le personnage de la sublime Nanno et pour ses remises en question systématique de la morale, du désir, de la vérité et du bonheur. Teintée de la culture bouddhique dont elle est issue, Girl from nowhere reprend des thématiques culturelles propres à l'animisme thaïlandais.

Star Trek et Politique : l’utopie progressiste de Gene Roddenberry

Comptabilisant le premier baiser inter-ethnique à l'écran dans les années 60 avec la série originelle, le premier système fédéral anti-capitaliste, humaniste qui prohibe l'ingérence avec d'autres cultures, l'égalité des droits pour tout être vivant et une justice impartiale dès le début de la saga, la première relation transgenre à l'écran dans les années 80 avec Riker et Soren dans Next Generation -&nbs, et mettant aussi en scène des relations polyamoureuses, bisexuelles, pansexuelles et non-genrées ainsi que la première intelligence artificielle à  posséder des droits égaux à ceux de l'espèce humaine avec Data - l'un des premiers hommes noirs à un haut poste de pouvoir avec le Capitaine Sisko dans Deep Space Nine et la figure de la femme forte dans Voyager avec la Capitaine Janeway dans les années 90, jusqu'aux deux nouvelles séries Star Trek: Picard et Discovery qui mettent en scène toutes sortes d'individus divers et variés, unis par un but commun : celui de tendre vers un monde meilleur, la saga Star Trek dépeint un modèle de société utopique et progressiste. Au long des épisodes des différentes séries de cet univers de science-fiction, des dialogues d'une intelligence et d'une qualité rares trouvent alors leurs places dans un tourbillon d'événements galactiques parfois amusants, parfois dramatiques et toujours passionnants. Initiée par Gene Roddenberry, Star Trek est le récit d'un équipage d'un vaisseau spatial au sein d'un système politique universaliste et inclusif : la Fédération des Planètes Unies.

Horreur et Politique : EC Comics, à l’origine du mal

En 1968, alors que les États-Unis sont en train de vivre un tournant historique avec le mouvement de lutte pour les droits civiques, un certain George A. Romero réalise La Nuit des morts-vivants[1], un « petit film » tourné à Pittsburgh, loin de la puissante Hollywood et qui donne le premier rôle à un acteur afro-américain. Ainsi, quelques années après que le système des Studios, alors aux abois, s’est jeté pour pouvoir continuer à exister dans les bras d’une nouvelle génération de cinéastes abreuvé.e.s de films d’auteur.e.s européen.n.e.s[2], le cinéma d’horreur américain et avec lui tout le cinéma d’horreur mondial viennent d’entamer leur propre révolution. À partir de La Nuit des morts-vivants, le cinéma d’horreur américain sera beaucoup plus politique, engagé et sanglant. Et, un des points communs que partagent un grand nombre de ces cinéastes de films d'horreur[3] est celui d’avoir été des lect.eur.rice.s assidu.e.s des comic books[4] édités par EC Comics, l'éditeur américain de bandes dessinées connu mondialement pour avoir, au début des années 50, publié des récits mêlant horreur et discours social mais aussi pour être à l'origine de la série télévisée Les Contes de la Crypte.

Le Féminisme dans The Witcher : Yennefer de Vengerberg

Encore une de ces longues complaintes de féministe assoiffée d'égalité ? Se demanderont certain·e·s. Mais si l'on veut que la place de la Femme dans la société change, et cette image doit changer, nos perceptions le doivent également. The Witcher (2019) est une série qui impose ses personnages féminines, féministes même, réalisée par une femme, Lauren Schmidt Hissrich, pour changer la donne.

Alien, Terminator, Predator : horreur ou science-fiction ?

Alien, le huitième passager, Terminator, Predator1, trois films, trois icônes monstrueuses qui ont marqué le cinéma de genre dans les années 1980. Trois films qui ont connu de nombreuses sequels et prequels, mais malheureusement, il faut reconnaître que les suites ne sont pas à la hauteur des films originaux. Pour Terminator et Predator, seules les suites directes peuvent être considérées comme dignes des premiers films. Quant à la saga Alien, elle s’en sort mieux puisque les trois suites restent de très bonnes qualités2. Mais, si la qualité des films a diminué, c’est qu’il y a eu un malentendu. Traités comme des films de science-fiction, Alien, le huitième passager, Terminator et Predator sont en réalité des films d’horreur dans un contexte de science-fiction.

Le thème de l’enfance dans le cinéma de Guillermo del Toro

Cette thématique est omniprésente dans la filmographie du réalisateur mexicain. Dès son premier long métrage, Cronos, le personnage de l’enfant joue un rôle important. Dans ce film, il s’agit d’une petite fille élevée par son grand-père antiquaire. Celui-ci va développer une dépendance physique à un petit objet en forme de scarabée qui vient s’attacher à son corps. Cet objet, œuvre d’un alchimiste, est convoité par un riche homme d’affaires mourant. Même si le personnage de la petite fille est un personnage passif, c’est à travers ses yeux que del Toro nous raconte cette histoire. Dans L’Échine du diable ou encore Le Labyrinthe de Pan, les enfants sont là, bel et bien les protagonistes des histoires tandis que le personnage de Hellboy dans le film éponyme et sa suite1, adopte un comportement enfantin/adolescent alors que dans Blade 2, Crimson Peak, ou encore Pacific Rim, l’enfance représente un traumatisme ou un point de départ pour les personnages principaux et même pour leurs antagonistes2. C’est là que vont se jouer, de manières positives ou négatives, les destins des personnages une fois devenus adultes. Ainsi, les traumatismes liés à la mort de la mère d’Edith Cushing (Crimson Peak) et la perte de la capacité à parler d’Elisa Esposito, bébé, portant des cicatrices au cou et « semblant témoigner de violences exercées sur son larynx »3 (La Forme de l’eau) vont donner à ces deux protagonistes la capacité de voir et de comprendre le monde fantastique. Edith Cushing peut entendre les mises en garde de sa mère décédée et Elisa Esposito parvient à communiquer avec la créature amphibie sans utiliser la parole.

David Lynch : Un cinéma du bien et du mal

David Lynch est né en 1946 dans le Montana. Bien que son enfance soit classique : vie paisible, parfait petit scout, il trouve dans l’herbe verte de ses voisins, des histoires plus fascinantes les unes que les autres. Emmené souvent en voyage par son père grâce à son travail d’agriculteur, il s’invente des lieux et des univers rocambolesques. Une jeunesse qui deviendra une grande source d’inspiration pour ses œuvres futures. Ses fréquentations adolescentes le poussent à créer un art terrifiant de par les histoires qu’on lui raconte. Grand fan de peinture, il dépeint ainsi ses craintes et ses cauchemars, avant de les retranscrire à l’écran. Naissent alors des courts-métrages dérangeants et surréalistes tels que The Grandmother en 1970 ou The Amputee en 1974.

Les fantômes de l’Asie dans l’audiovisuel

Tout comme les œuvres du cinéma fantastique et notamment d'horreur (qui sont très en vogue dans l'aire culturelle asiatique et à l'International), les jeux vidéos et l'animation s'exportent également en grand nombre ainsi que la littérature, en particulier la bandes-dessinée, et notamment le manga, font écho dans la pop culture française et occidentale.

Le karma au cinéma

Entre Réincarnation/Rinne de Takashi Shimizu et Cloud Atlas des Wachowski, le karma est mis en scène dans un bon nombre d'œuvres audiovisuelles...

L’animation, et le média-mix au Japon et ailleurs

Le phénomène manga/animation, élément culturel central de la pop culture nippone, fait partie intégrante de la culture moderne. Continuant d’abreuver la culture artistique de nombreuses œuvres, ce phénomène est une véritable globalisation culturelle pouvant concurrencer la culture américaine et son exportation aux quatre coins du monde.

L’égalité dans la science-fiction, avec Star Trek: Next Generation

Capitaine en second de l’Entreprise D, le commander William Riker est connu pour être ce qu'on pourrait appeler un dragueur professionnel. Il faut évidemment replacer le personnage dans son contexte, une société parfaite et humaniste du 24e siècle, où l'argent n'existe plus. Les maladies, la misère et la famine ont depuis longtemps disparu grâce à l’avancée sociale et technologique de la médecine, l'invention des synthétiseurs de nourriture et d'objets en tout genre. Terminés la lutte des classes, le capitalisme destructeur, l’exclusion sociale, la destruction de l'environnement, l’exploitation humaine et animale et la misère humaine ! La Fédération des Planètes Unies vit une (presque) parfaite utopie d’égalité, de tolérance, de liberté et de reconnaissance des droits des êtres vivants. William Riker apparaît ainsi comme un polyamoureux respectueux et tolérant, bon-vivant de surcroît, qui fait passer le bien-être de son équipage, ses valeurs humanistes, le plaisir et l’amour avant toute chose. Tout au long de la série Star Trek: Next Generation (initiée par Gene Roddenberry en 1987), ses diverses amourettes nous montrent l'évolution de l'être humain dans ses modes de pensées et ses perceptions vers toujours plus d'égalité et de liberté d'une société future multiculturelle. Chaque épisode ou presque, très en avance sur son temps (la série ayant débuté dans les années 80), découle de la volonté humaniste et visionnaire du créateur de la saga Star Trek, Gene Roddenberry et des nombreux scénaristes impliqués dans la réalisation de cette utopie à l’écran. Les histoires d'amour de Will Riker symbolisent donc des faits de sociétés, pour certains malheureusement encore d'actualité, qui posent de nombreuses questions éthiques et morales sur la condition de la Femme, de l’homosexualité, de la pression sociale et religieuse sur les choix et le conditionnement des individus. Merveilleusement bien mises en scène, elles nous font réfléchir et rêver.

La gémellité au cinéma et sa face sombre

De nombreux réalisateurs ont mis en scène des personnages de jumeaux dans leurs films. Mais pour certains d’entre eux, David Cronenberg (Faux-semblants, 1988), Brian De Palma (Sœurs de sang, 1977) ou encore Franck Hennenlotter (Basket Case/Frères de sang, 1982), la gémellité se drape d’une inquiétante noirceur.

Hayao Miyazaki, le rêve en animation

Des œuvres d'une grande complexité où chaque personnage défend ses propres intérêts et ses valeurs, qui ont réussi à toucher les nouvelles générations fatiguées du manichéisme de la guerre froide et du simplisme de la plupart des dessins animés de l'époque. Les thèmes récurrents dans ses œuvres sont les relations de l'Homme avec la nature, l'écologie et la technologie ainsi les conflits qui séparent les humains entre eux.

Les civilisations anciennes dans le space opera

Sous-genre de la science fiction mettant en scène de l'exploration spatiale épique généralement sur un fond géopolitique complexe, le space opera est un genre fabuleux pour qui aime rêver de voyages et de dépaysements. Bien que nous présentant une multitude de cultures très diverses qu'elles soient exotiques, merveilleuses, répugnantes ou encore terrifiantes, le space opera regorge d'archétypes sur les extraterrestres peuplant ses univers. Généralement, les cultures extraterrestres remplissent une fonction ou un rôle dans leurs écosystèmes galactiques tantôt comme allégories, d’extrapolations de traits sociétaux ou de projections humaines, tantôt par leurs interactions avec les humains et les questions qu'elles soulèvent. Mais que sont réellement ces civilisations anciennes dans les œuvres audiovisuelles du space opera ?

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