Top 6 des films Shadowz – Partie 2

Suite de notre Top 6 consacré aux films diffusés sur Shadowz, la plateforme de Screaming. Entre rednecks espagnols, Home invasion hyperviolent, tortionnaire nazi, démon dévoreur d'humain·e·s, adepte de VHS de rencontre et infirmière toxicomane, les soirées de cinéma promettent d'être plus qu'excitantes !

The Old Ways, le rite de passage d’une bruja

The Old Ways (Christopher Alender, 2020) est un film d'horreur américain qui nous conte l'histoire de Cristina Lopez, une journaliste mexico-américaine, qui se rend à Veracruz afin de réaliser un reportage sur la sorcellerie et le chamanisme au Mexique. Petite, Cristina a vu sa mère mourir durant un exorcisme. Elle fut par la suite confiée aux services de protection de l'enfance avant de devenir journaliste à Los Angeles. Petit à petit, le film nous révèle les véritables raisons qui ont poussé Cristina à revenir auprès de sa culture natale.

Censor : quand l’horreur sort du cadre

Censor (2021), c'est : un film de genre meta réalisé par Prano Bailey-Bond qui parle de la censure du cinéma de genre dans les années 1980 au Royaume-Uni et des video nasties. On s'intéresse à Enid, interprétée par Niamh Algar, une jeune femme à l'allure pieuse dont le métier est de passer ses journées à regarder des films plus ou moins ignobles et dérangeants et qui leur donne le droit d'être diffusés ou non à condition qu'ils ne contiennent pas de scènes issues d'une liste interdite. Les films sont alors soit amputés de ces scènes gênantes, soit n'atteignent pas les salles. En parallèle de cela, avec la popularisation de la VHS, les magasins de location ouvrent et un business de vidéos trash sous le manteau commence à se répandre.

Fear Street, une trilogie d’horreur à la Chair de Poule

Adaptée de la série littéraire de R. L Stine (Chair de Poule), la trilogie Fear Street narre l'histoire de deux villes voisines de l'Ohio, Sunnyvale, peuplée d'ados populaires et de parents riches aux hautes fonctions, contre Shadyside ou "Shittyside" pour les intimes, aux familles tortueuses et jeunes loosers.

The Deep House : une plongée dans l’horreur assez convenue

Le duo Alexandre Bustillo et Julien Maury (À l'intérieur, Livide) fait partie de cette vague du cinéma de genre français que l'on voudrait voir plus souvent dans les salles. Et ils reviennent cet été avec The Deep House (2021) dont le concept de maison hantée sous-marine était attendu avec impatience. Le film nous présente un jeune couple d'américain.es, Tina et Ben, qui relatent leurs explorations urbaines sur Youtube.

Scare Me, du cinéma à la littérature horrifique…

Scare Me (Josh Ruben, 2019) est un film américain de style comédie horrifique qui nous présente un huis clos de nuit particulièrement bien réalisé entre deux écrivain·e·s d'histoires d'épouvante, l'une à succès, l'autre perdu dans ses frustrations et des échecs. Un duo intéressant avec des qualités et ses défauts marqués qui en font des personnages très humains, pour le meilleur et pour le pire...

Mais qu’avez-vous fait à Solange ?, un giallo aux jeux interdits

Massimo Dallamano doit son début de carrière à Sergio Leone, qui lui propose le poste de directeur de la photo pour ses western-spaghettis Per un pugno di dollari en 1964 et Per qualche dollaro in più en 1965. Bien que sa filmographie se base principalement sur des œuvres controversées, dont on retient La morte non ha sesso en 1968 et Il dio chiamato Dorian en 1970, il inaugure ce sous genre du Giallo avec Cosa avete fatto à Solange?, son titre original en 1972 en réunissant les codes de ce mouvement, sans en tomber dans les clichés. Même si sa carrière dans ce genre plus policier s’arrête rapidement après son décès prématuré à l’âge de 54 ans dans un accident de voiture, c’est avec Joe D’Amato, lui aussi réalisateur italien controversé de son temps, qu’ils créent cette œuvre atypique.

The Wicker Man, l’horreur folklorique

1973, le monde découvre l’un des plus grands films d’horreur jamais réalisé, l’Exorciste de William Friedkin faisant de l’ombre à toutes les autres œuvres sorties au même moment. C’est dans ce contexte que sort Le Dieu d’osier aka The Wicker Man, réalisé par Robin Hardy et inspiré par le roman Ritual de David Pinner de 1967.

Honeydew, l’horreur multiple d’une Amérique profonde…

Écrit et réalisé par Devereux Milburn (2020), Honeydew est un film d'horreur américain mettant en scène Sam (Sawyer Spielberg) et Rylie (Malin Barr), un couple qui bat de l'aile, ayant décidé de faire une virée à la campagne pour se changer les idées. Ayant planté leur tente sur un terrain appartenant un vieux fermier du nom d'Eulis (Stephen D'Ambrose), le duo en sera délogé puis trouvera refuge à l'intérieur d'une étrange maison peu hospitalière dans laquelle séjournent Karen (Barbara Kingsley), une vieille fermière assurée, et Gunni (Jamie Bradley), son fils échiné et... très particulier.

La Nurse, une oeuvre dommageablement reniée par William Friedkin.

Après avoir connu le succès avec French Connection en 1971, l’Exorciste en 1973 ou encore Sorcerer en 1977, William Friedkin a connu une période creuse. Période s'éloignant même du genre horrifique. Il décide alors, à la fin des années 80, d'adapter, sans grande ambition, un roman de Dan Greenburg, La Nanny, datant de 1987. Le film fut un échec total à sa sortie et William Friedkin le reniera tout au long de sa carrière, mais peut-être plus à cause de cet échec qu'il a subi que par la qualité de son film.

La Révolution, l’Histoire zombifiée par Netflix

Après l'horrifique Marianne, Netflix nous offre un nouveau joyaux fantastique français : La Révolution de Aurélien Molas diffusé depuis 16 octobre 2020 sur la plateforme de streaming mondiale. Mélangeant faits historiques, ambiance fantastique, intrigues politiques et atmosphère cauchemardesque, la série met en scène des personnages romanesques et engagés, des costumes forts sympathiques, ainsi qu'une esthétique éthérée et fantasmagorique. La chronique contée dans La Révolution nous fait ainsi douter de ce qui est écrit dans les livres d'Histoire comme le dit l'adage bien connu "ce sont les vainqueurs qui réécrivent l'Histoire".

Je veux juste en finir, un conte cruel et allégorique sur le thème de la vieillesse et de ses regrets

Réalisé par Charlie Kaufman, Je veux juste en finir est un film horrifique et poignant ainsi qu'un drame psychologique qui ne manque pas d'originalité. La recette ? Une pincée de Split (M. Night Shyamalan, 2017), un zeste de The Visit (M. Night Shyamalan, 2015), un grain de Donnie Darko (Richard Kelly, 2001), une lichette de Midsommar (Ari Aster, 2019), un souffle de The Man from Earth (Richard Schenkman, 2007) et un poil de I Am the Pretty Thing That Lives in the House (Oz Perkins, 2016), et on n'obtient que 25% de la complexité de cette œuvre du scénariste d'Eternal Sunshine.

Fluide écarlate, esthétique explosive et hôpital psychiatrique, les femmes prennent le pouvoir dans Ratched

Réalisée par Ryan Murphy, connu pour son anthologie American Horror Story ou encore sa très féminine Scream Queens, Ratched est une série d'horreur suspens déclinée en 8 épisodes. Inspirée de l'infirmière Mildred Ratched, protagoniste imaginée par l'écrivain américain Ken Kesey et interprétée par Louise Fletcher dans Vol au-dessus d'un nid de coucou (Milos Forman, 1975), cette nouvelle série nous plonge dans le passé sombre de la jeune femme ainsi qu'à travers une critique de l'univers des hôpitaux psychiatriques américains des années 1940-1950.

Shōjo kakumei Utena, une animation allégorique et surréaliste sur les thématiques de trans-identité et de révolution sociale !

Utena, la fillette révolutionnaire (少女革命ウテナ ou Shōjo kakumei Utena) est une série d'animation nippone de 39 épisodes (Studio J. C. Staff, Kunihiko Ikuhara, 1997) doublée d'un film d'animation, Apocalypse de l'adolescence sorti en 1999. Son succès au Japon et ailleurs a aussi permis la création d'un volume one-shot sur l'histoire du film, d'un opéra de type takarazuka ainsi qu'un jeu sur console Saturn.

Penny Dreadful: City of Angels, un spin-off visuel bien plus politique que fantasmagorique

Dans le même univers que Penny Dreadful (John Logan, 2014) se déroulant à l'époque victorienne en Angleterre et mettant en scène de nombreux personnages des penny dreadful (ces petites histoires d'un genre littéraire horrifique vendues à l'époque contre un penny) tels que Frankenstein, Dracula, Dorian Grey et bien d'autres, la nouvelle série Penny Dreadful: City of Angels change totalement de ton et d'ambiance. L’œuvre nous transporte en Amérique des années 1930, durant laquelle nous découvrirons plusieurs groupes politiques et communautés cherchant tant bien que mal à se réapproprier la ville de Los Angeles.

Goedam (The Possessed), une mini-série sud-coréenne sur les légendes urbaines

"Lorsque la nuit tombe sur la ville, les ombres et les esprits s'éveillent dans cette série d'anthologie d'horreur qui revisite les légendes urbaines." The Possessed ou 도시괴담 (Goedam ou Goedam) est une anthologie de courts-métrages d'horreur produite par Netflix et sortie en 2020. Rappelant l'anthologie de courts-métrages japonaise AKB Horror Night ou encore le festif Holidays, The Possessed est donc une mini-série sud-coréenne de 8 épisodes qui réactualise des légendes urbaines et autres fantômes.

Okko et les fantômes : un ryôkan, des onsen et des yûrei en une adorable fable fantastique

Film d'animation japonais, Waka Okami wa Shogakusei ! ou Okko et les fantômes (Kitaro Kosaka, 2018) retrace l'histoire d'une jeune fille pleine de vie, Seki Orikon du surnom de Okko, qui devient l'apprentie aubergiste du ryôkan tenu par sa grand-mère, suite à la disparition de ses deux parents, décédé.e.s dans un accident de voiture. Ce film, plein de bons sentiments et de joie de vivre, est une véritable ode à l'acceptation de la vie, de ses moments de joie mais aussi ses tristesses, sur un fond très traditionnel japonais.

Dellamorte Dellamore, une fable macabre et poétique par l’héritier de Dario Argento

Dans la petite ville de Buffalora, les jours de Francesco Dellamorte, gardien cynique et désabusé du cimetière, s’écoulent monotones si ce n’est qu’au bout du septième jour de leur trépas, les mort.e.s se lèvent à la recherche de cerveaux à manger. Aidé de Gnaghi, son assistant simplet qui ne s’exprime que par le mot Gna, Francesco Dellamorte s’est donné comme mission de donner à ces mort.e.s-vivant.e.s un repos éternel et définitif à coup de balle de revolver ou de pioche. Ainsi va la vie de Francesco Dellamorte gardien d’un secret qu’il ne peut révéler à personne pour ne pas risquer de perdre son travail et sa maison et tant pis si les heures supplémentaires effectuées pour tuer les revenant.e.s ne seront pas payées. Mais sa vie va se trouver bientôt bouleversée lorsqu’il fait la rencontre d’une mystérieuse jeune femme, « la plus belle qu’il n’ait jamais vue », toute vêtue de noir comme il se doit, venue enterrer son mari beaucoup plus âgé qu’elle. Francesco Dellamorte vient de trouver l’Amour, à moins que cette très belle femme aux tendances nécrophiles ne soit en réalité l’incarnation de la Mort.

Snowpiercer, une sublime adaptation de la bande dessinée à succès en série <3

Après la magnifique adaptation en film sud-coréen coécrit et réalisé par Bong Joon-ho, sorti en 2013, Netflix nous propose une série réalisée par Josh Friedman et Graeme Manson.
Inspiré de la bande dessinée française Le Transperceneige de Jacques Lobes et Jean-Marc Rochette, Snowpiercer nous propulse dans un monde post-apocalyptique gelé dans lequel le reste de l'humanité survit dans un gigantesque train propulsé à grande vitesse.

Under The Shadow, entre les horreurs folkloriques et celles de la guerre…

Réalisé par Babak Anvari, Under The Shadow (2016) est un film d’horreur d’origine iranienne, britannique, jordanienne et qatari qui nous conte l’histoire d’une jeune femme qui souhaitait devenir médecin dans une société en guerre et dans laquelle les femmes n’ont que peu de place. Après avoir été recalée lors de son entretien, à cause de son implication politique lors de la révolution iranienne, elle rentre dépitée à la maison et apprend que son mari, médecin, va devoir partir aider les blessé.e.s d’une autre région. Elle se retrouvera alors seule avec sa fille dont la petite poupée ne tardera pas à disparaître mystérieusement. Une belle mise en scène d’éléments surnaturels du folklore musulman dans un contexte politique et sociale tendu qui met en avant un personnage féminin fort qui n’a pas d’autre choix que de rester forte et de chercher des explications rationnelles et sécurisantes pour le bien-être de son enfant.

Kaidan, un conte de Fantômes du marais de Kasane : du kabuki au kaidan eiga

Réalisé par Hideo Nakata, Kaidan (2007) est un film d'horreur japonais appartenant à la série de films J-Horror Theater avec Premonotion (Tsuruta Norio, 2004), Reincarnation (Takashi Shimizu, 2006), Retribution (Kiyoshi Kurosawa, 2007), Infection aka Kansen (Masayuki Ochiai, 2004) et Kyofu (Hiroshi Takahashi, 2010). Kaidan nous conte l'histoire d'amour de Shinkichi, un jeune vendeur de tabac, avec Oshiga, une professeure de shamisen plus âgée. Un beau jour, le couple se dispute provoquant une blessure sur le visage de la femme. Cette égratignure s'infecte et devient mortelle, Oshiga demande alors une seule faveur à son jeune amant : être là le moment où elle rendra son dernier souffle. L'homme manque à sa promesse provoquant une terrible malédiction.

Split, le trouble dissociatif de l’identité : prison ou transcendance ?

Réalisé par M. Night Shyamalan en 2017, Split est un thriller américain qui nous conte l’histoire de Kevin Wendeel Crumb aux personnalités multiples et distinctes qui enlève trois jeunes filles et les enferme dans une chambre sans fenêtre. Le but de quelques unes de ses identités étant de faire de ces victimes de la « nourriture sacrée », une offrande à ce qu’elles nomment la « Bête ». Split se déroule dans le même univers que le film Incassable (2000) et de Glass (2019) du même réalisateur.

Infection (Kansen), la thématique de la contagion dans un univers de fantômes japonais

Infection (Kansen) réalisé par Masayuki Ochiai en 2004 est un kaidan eiga (film du J-horror) traitant de la thématique de la maladie et de ses origines nébuleuses. Ce film d'horreur japonais fait partie de la série de six films du nom de J-Horror Theater, réalisée par six réalisateurs avec Premonotion (Tsuruta Norio, 2004), Reincarnation (Takashi Shimizu, 2006), Kaidan (Hideo Nakata, 2007), Retribution (Kiyoshi Kurosawa, 2007) et Kyofu (Hiroshi Takahashi, 2010).

Ginger Snaps, une inversion des clichés de prédation et de genre

Dans la petite ville de Bailey Downs, petite communauté rurale du Canada, deux sœurs marginales vont voir leur vie bouleversée lorsque l’une d’elles est blessée par un animal inconnu.
Réalisé par John Fawcett et écrit par Karen Walton, Ginger Snaps raconte l’histoire de Ginger et Brigitte, deux sœurs adolescentes inséparables, autant attirées par le morbide qu’elles sont marginalisées dans leur lycée. Véritables parias parmi leurs camarades de classe, les deux sœurs Fitzgerald passent leur temps dans l’obscurité du sous-sol de la maison familiale, transformé en chambre à coucher, à créer des œuvres d’art mettant en scène leur suicide.

Suicide Squad, un film de super-vilains !

Basé sur l’univers de la bande-dessinée DC Comics, Suicide Squad est un film qui a défrayé la chronique tant par ses fans que par ses détracteurs.trices. Cette œuvre a été réalisée par David Ayer. Le film intitulé Suicide Squad (2016) est d'origine américaine, il est le troisième film de l'univers cinématographique DC après Man of Steel (2013) et Batman VS Superman : L'Aube de la justice (2016).

Star Trek: Picard, une Fédération qui glisse lentement dans le déni – avis de l’épisode 2

Après la chronique sur le premier épisode de cette nouvelle série tant attendue qui donne (enfin) un aperçu du futur de l’univers de Star Trek, le bilan n’est pas très positif ! Non pour la série en elle-même, qui se montre innovante et dynamique, mais pour les valeurs prônées par la Fédération qui sont malheureusement bafouées à chaque seconde. Le seul petit espoir qu’il restait pour le futur de l’humanité a volé en éclats lors du visionnage de ce deuxième épisode de Star Trek: Picard...

Star Trek: Picard, l’humanisme face au déclin d’une civilisation – avis du premier épisode

Réalisé par Alex Kurtzman, Star Trek: Picard est une série télévisée de science-fiction américaine inspirée de l'univers créé par Gene Roddenberry.

Cette nouvelle série de l'univers Star Trek offre une suite à la série et aux films Star Trek: Next Generation.

Plusieurs dizaines années se sont écoulées depuis que le Commander Data, membre émérite androïde de l'équipage de l'Enterprise, a offert sa vie pour sauver ses ami.e.s. La Fédération semble avoir sombré dans une société médiatique et anti formes de vie synthétiques. Un véritable recul quant aux valeurs prônées par la Fédération des origines dans laquelle toutes formes de vie se voulaient égales devant la justice et l'éthique.

Chambers, l’angoisse au féminin

Réalisé par Leah Rachel, Chambers est une série américaine d'horreur fantastique sortie sur Netflix en 2019. Avec un beau casting composé entre autres de Sivan Alyra Rose et Uma Thurman, cette série dépeint les angoisses ressenties par des protagonistes féminins fortes unies les unes aux autres par une compassion puissante, un intérêt malsain et des souffrances passées. Leur but reste le même : s'en sortir et reprendre leur vie en mains.

Marianne, la Bretagne plongée dans les brumes de l’horreur

Nouvelle série française de fantastique/horreur réalisée par Samuel Bodin en 2019, Marianne retrace l'histoire d'Emma Larsimon, une écrivaine de genre horrifique pour adolescent.e.s qui retourne dans sa ville natale, Elden, à la suite d'événements étranges et morbides survenus à son bureau. Une ville dans laquelle, petite, Emma aurait vécu des événements traumatisants qui lui ont inspiré l'histoire de Marianne, une sorcière et épouse d'un démon qui s'amusait à la torturer dans ses cauchemars.

Exte: Hair Extensions, des mèches de cheveux vengeresses

Réalisé par Sion Sono, Exte (2007) est un film d'horreur japonais, un yûrei-eiga, mettant en scène des cheveux maléfiques prêts à exterminer tout sur leur passage. Humour, me diriez-vous ? Ce film se veut très sérieux. Connaissant l'amour nippon pour les yûrei, ces fantômes souvent féminins vêtues de blanc au long cheveux d'un noir de jais, Exte nous conte la malédiction d'une jeune femme enlevée et sauvagement assassinée par des trafiquants d'organes.

Fate/stay night : Unlimited Blade Works, une mascarade mythologique

Réalisé par le studio Ufotable, Fate/stay night : Unlimited Blade Works (2015) est une série d'animation de dark fantasy/thriller nippone mettant en scène La Grande Guerre du Saint-Graal, une guerre magique dans laquelle sept masters, des mages, mages invoquent sept servants, des esprits des héros mythologiques de l'humanité (répartis en sept classes : Saber, Lancer, Berserker, Rider, Caster, Assassin, Archer) pour livrer une bataille sanglante dans l'espoir d'obtenir le Saint-Graal et ainsi réaliser leurs souhaits.

Le Manoir du chat fantôme, le rêve d’un Allan Poe nippon ?

Réalisé par Nobuo Nakagawa (1958), Le Manoir du chat fantôme aka Bôrei kaibyô yashiki est un film classique du cinéma d'horreur japonais. L'ancien manoir présenté dans la pénombre, le noir et le blanc fantasmagoriques de l’œuvre, les couleurs soudaines des souvenirs racontés en images, des ombres projetées sur les murs en papier blanc de la demeure, une ambiance de légende doublé d'un univers sombre, la maladie de l'épouse qui fait d'elle une « entité de l'entre-deux », ce film nous remémore le monde d'Allan Poe ou de H.P. Lovecraft qui aurait fusionné avec les ectoplasmes des célèbres Kaidan, Histoires étranges, de Lafcadio Hearn dans un environnement à la jidai-geki style !

Re : Mind, du ijime à la torture psychologique ?

Faisant encore une fois preuve d'une originalité angoissante, le cinéma japonais nous offre Re : Mind (2017) de Furukawa Go, Ishida Yusuke et Uchikata Akira, un drama Netflix dérangeant qui met en scène onze jeunes lycéennes prisonnières d'un jeu d'enquête sur la thématique du harcèlement scolaire, de la justice, et des réseaux sociaux. Loin du gore de Battle Royal (2000, Kinji Fukasaku) et de l'humour de Sayonara Zetsubou Sensei (2007, Studio SHAFT), le J-drama Re : Mind est à classer dans le domaine du thriller en huis clos particulièrement WTF.

Til Death Do Us Part, la mort sous tous ses aspects

Til Death Do Us Part (2019) est une anthologie du cinéma de genre (thriller, fantastique, horreur) en provenance de Taïwan constituée de sept histoires courtes ayant comme thématique la mort. Ces sept histoires courtes nous conte un monde où la mort est, à l'instar de l'être humain, très complexe, parfois triste, parfois nécessaire, parfois joyeuse (tout dépend alors du point de vue de « celui qui reste »).

The Witch, une ode à la sorcellerie

Réalisé par Robert Eggers, The Witch (2015) est un film canado-américain d'horreur mettant en scène une famille dévote cherchant, grâce au travail de la terre, à domestiquer une nature sauvage jugée diabolique puisque « non-ordonnée » par l'Homme selon les volontés de Dieu.

The Perfection, les cordes au cou

Réalisé par Richard Shepard, The Perfection (2019) est un thriller horrifique américain alliant psychose, vengeance et gore avec une petite touche de féminisme bien placée. Mi-horrifique et mi-comique, The Perfection commence doucement, dérape violemment mais finit en beauté, critiquant au passage la domination masculine, l'aliénation aux institutions et à leur hiérarchie, le silence imposé par le pouvoir et l'enfermement psychologique.

Harry Potter à l’école des sorciers, de la magie à Poudlard !

Réalisé par Chris Columbus, Harry Potter à l'école des sorciers (2001) est un film fantastique tiré de l'univers merveilleux et littéraire de J. K. Rowling. L'histoire nous entraîne dans les péripéties d'un jeune orphelin du nom de Harry Potter, un apprenti sorcier ayant survécu à l'attaque d'un terrible magicien nommé Voldemort.

Holidays, une anthologie festive de sketchs horrifiques

Holidays (2016) se démarque aussi bien par sa forme (film américain constitué de huit histoires courtes) que dans son fond (la thématique principale de cette œuvre audiovisuelle étant le calendrier des fêtes de l'année). Sketchs horrifiques parfois drôles ou encore profondément bouleversants, Holidays est à la frontière entre l'horreur, la science-fiction, la psychose et le comique !

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