Horreur et Politique : EC Comics, à l’origine du mal

En 1968, alors que les États-Unis sont en train de vivre un tournant historique avec le mouvement de lutte pour les droits civiques, un certain George A. Romero réalise La Nuit des morts-vivants[1], un « petit film » tourné à Pittsburgh, loin de la puissante Hollywood et qui donne le premier rôle à un acteur afro-américain. Ainsi, quelques années après que le système des Studios, alors aux abois, s’est jeté pour pouvoir continuer à exister dans les bras d’une nouvelle génération de cinéastes abreuvé.e.s de films d’auteur.e.s européen.n.e.s[2], le cinéma d’horreur américain et avec lui tout le cinéma d’horreur mondial viennent d’entamer leur propre révolution. À partir de La Nuit des morts-vivants, le cinéma d’horreur américain sera beaucoup plus politique, engagé et sanglant. Et, un des points communs que partagent un grand nombre de ces cinéastes de films d'horreur[3] est celui d’avoir été des lect.eur.rice.s assidu.e.s des comic books[4] édités par EC Comics, l'éditeur américain de bandes dessinées connu mondialement pour avoir, au début des années 50, publié des récits mêlant horreur et discours social mais aussi pour être à l'origine de la série télévisée Les Contes de la Crypte.

Top 15 des films mettant en scène des choses tueuses improbables ou « dont on n’est pas trop sûr de ce que c’est »

Dans l’esprit tortueux et imaginatif des réalisateurs de films d’horreur, même la chose la plus improbable peut devenir un.e monst.re.resse tueu.se.r. Ainsi, après le top consacré aux objets possédés, voici un top sans classification et non exhaustif des films mettant en scène des choses tueuses les plus improbables ou « dont on n’est pas trop sûr de ce que c’est ».

Dellamorte Dellamore, une fable macabre et poétique par l’héritier de Dario Argento

Dans la petite ville de Buffalora, les jours de Francesco Dellamorte, gardien cynique et désabusé du cimetière, s’écoulent monotones si ce n’est qu’au bout du septième jour de leur trépas, les mort.e.s se lèvent à la recherche de cerveaux à manger. Aidé de Gnaghi, son assistant simplet qui ne s’exprime que par le mot Gna, Francesco Dellamorte s’est donné comme mission de donner à ces mort.e.s-vivant.e.s un repos éternel et définitif à coup de balle de revolver ou de pioche. Ainsi va la vie de Francesco Dellamorte gardien d’un secret qu’il ne peut révéler à personne pour ne pas risquer de perdre son travail et sa maison et tant pis si les heures supplémentaires effectuées pour tuer les revenant.e.s ne seront pas payées. Mais sa vie va se trouver bientôt bouleversée lorsqu’il fait la rencontre d’une mystérieuse jeune femme, « la plus belle qu’il n’ait jamais vue », toute vêtue de noir comme il se doit, venue enterrer son mari beaucoup plus âgé qu’elle. Francesco Dellamorte vient de trouver l’Amour, à moins que cette très belle femme aux tendances nécrophiles ne soit en réalité l’incarnation de la Mort.

Ginger Snaps, une inversion des clichés de prédation et de genre

Dans la petite ville de Bailey Downs, petite communauté rurale du Canada, deux sœurs marginales vont voir leur vie bouleversée lorsque l’une d’elles est blessée par un animal inconnu.
Réalisé par John Fawcett et écrit par Karen Walton, Ginger Snaps raconte l’histoire de Ginger et Brigitte, deux sœurs adolescentes inséparables, autant attirées par le morbide qu’elles sont marginalisées dans leur lycée. Véritables parias parmi leurs camarades de classe, les deux sœurs Fitzgerald passent leur temps dans l’obscurité du sous-sol de la maison familiale, transformé en chambre à coucher, à créer des œuvres d’art mettant en scène leur suicide.

Suicide Squad, un film de super-vilains !

Basé sur l’univers de la bande-dessinée DC Comics, Suicide Squad est un film qui a défrayé la chronique tant par ses fans que par ses détracteurs.trices. Cette œuvre a été réalisée par David Ayer. Le film intitulé Suicide Squad (2016) est d'origine américaine, il est le troisième film de l'univers cinématographique DC après Man of Steel (2013) et Batman VS Superman : L'Aube de la justice (2016).

Notre petite bibliothèque de genre !

L'association Three Mothers Films met en place une petite bibliothèque de livres sur le cinéma de genre et la pop culture pour permettre aux étudiant.e.s dans le domaine du cinéma et aux intéressé.e.s de se renseigner sur place et gratuitement (en consultation) sur les techniques et le monde du cinéma et du documentaire.

Knightriders, le chef-d’oeuvre méconnu de George A. Romero

Réalisé en 1981, deux ans après le phénoménal Zombie : le crépuscule des morts-vivants, deuxième opus de sa longue série de films de zombies, Knightriders est l’un des rares films du maître qui ne s’inscrit pas dans le genre horrifique. Il n’en reste pas moins l'un des nombreux chefs-d’œuvre de George A. Romero et sûrement le plus méconnu. Le film narre les tribulations d’une troupe de cascadeurs à moto parcourant le pays de représentations en représentations, mettant en scène des joutes de chevaliers, les motos remplaçant les chevaux. Sous l’égide de leur chef Billy, interprété par un jeune Ed Harris, la troupe vit dans une utopie anarchiste, adoptant les valeurs chevaleresques des Chevaliers de la Table Ronde du mythique roi Arthur.

Alien, Terminator, Predator : horreur ou science-fiction ?

Alien, le huitième passager, Terminator, Predator1, trois films, trois icônes monstrueuses qui ont marqué le cinéma de genre dans les années 1980. Trois films qui ont connu de nombreuses sequels et prequels, mais malheureusement, il faut reconnaître que les suites ne sont pas à la hauteur des films originaux. Pour Terminator et Predator, seules les suites directes peuvent être considérées comme dignes des premiers films. Quant à la saga Alien, elle s’en sort mieux puisque les trois suites restent de très bonnes qualités2

. Mais, si la qualité des films a diminué, c’est qu’il y a eu un malentendu. Traités comme des films de science-fiction, Alien, le huitième passager, Terminator et Predator sont en réalité des films d’horreur dans un contexte de science-fiction.

Harry Potter à l’école des sorciers, de la magie à Poudlard !

Réalisé par Chris Columbus, Harry Potter à l'école des sorciers (2001) est un film fantastique tiré de l'univers merveilleux et littéraire de J. K. Rowling. L'histoire nous entraîne dans les péripéties d'un jeune orphelin du nom de Harry Potter, un apprenti sorcier ayant survécu à l'attaque d'un terrible magicien nommé Voldemort.

Concert de Maxmaber Orkestar [Captation]

Captation par Three Mothers Films du concert du groupe de Trieste Maxmaber Orkestar lors du Festival Strasbourg-Méditerranée en 2013. Le concert a été organisé par l’association culturelle strasbourgeoise Caffè Italia Off.

Aenema de Nati Corvina [Extrait]

Voici un extrait du court-métrage Aenema de Nati Corvina, il s'agit là des images sans étalonnage et sans mixage audio. Ce court-métrage marque l'une des premières fictions réalisées par l'association Three Mothers Films.

Horror Movie [Court-métrage]

Horror Movie est le premier court-métrage d’une anthologie qui rend hommage au cinéma d’horreur/fantastique et aux personnages iconiques de ce cinéma. Ces courts-métrages ont la particularité de ne pas avoir de dialogues, la bande-son étant seulement composée de musiques et d’effets sonores.

La gémellité au cinéma et sa face sombre

De nombreux réalisateurs ont mis en scène des personnages de jumeaux dans leurs films. Mais pour certains d’entre eux, David Cronenberg (Faux-semblants, 1988), Brian De Palma (Sœurs de sang, 1977) ou encore Franck Hennenlotter (Basket Case/Frères de sang, 1982), la gémellité se drape d’une inquiétante noirceur.

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