Spike Lee, un cinéaste controversé (Régis Dubois, 2019, LettMotif)

Spike Lee, un cinéaste controversé est un livre de Régis Dubois édité par LettMotif éditions. C’est la première monographie consacrée au cinéaste afro-américain newyorkais. L’auteur nous plonge dans la carrière d’un des plus importants réalisateurs américains de l’ère moderne à travers un récit chronologique passionnant à l’écriture fluide et dynamique. Un livre qui vient combler un manque inacceptable dans la bibliographie française consacrée au cinéma.

Cannibal Holocaust, symphonie de l’horreur

Cannibal Holocaust est un film italien réalisé par Ruggero Deodato en 1980, s’inscrivant dans le genre du cannibal movie[1], genre presque exclusivement italien tirant son origine dans la production des mondo movies[2], ces vrais faux documentaires honnis par toute la presse cinématographique et quasiment tou·te·s les amateurs·trices du 7e art, qui, utilisant une caméra voyeuriste, parcouraient le monde pour aller capter les mœurs les plus "bizarres" et "étranges" des peuples de la planète, illustrant une vision radicalement pessimiste de l'existence et des rapports sociaux où règnerait la même violence tant du côté des "civilisé·e·s" que de celui des "sauvages".

7 bricolages qui tournent mal

Si un bon bricoleur ne fait pas forcément un bon tueur, les outils de bricolages font cependant partie des armes préférées des psychopathes mis en scène dans les films d’horreur. Voici un top des films dont le hobby du bricolage peut s'avérer mortel !

Rent-A-Pal, un ami pour la vie, un ami pour la mort

Rent-A-Pal est un thriller psychologique américain de Jon Stevenson (2020) qui dépeint un conte de solitude et de déconstructions des liens sociaux. Angoissant et d'humour grinçant, cette oeuvre nous décrit un personnage attachant mais perdu dans ses frustrations. L'horreur glisse inexorablement vers une folie meurtrière.

Knightriders, il capolavoro poco conosciuto di George A. Romero

Realizzato nel 1981, due anni dopo il fenomenale Zombie, Dawn of the Living Dead1, seconda opera della sua lunga serie di film sugli zombie2, Knightriders è uno dei rari film del maestro che non appartiene al genere horror3. È comunque uno dei tanti capolavori di George A. Romero e sicuramente il suo più sottovalutato. Il film narra le tribolazioni di una troupe di stuntman in motocicletta che viaggia per il paese da uno spettacolo all'altro, mettendo in scena giostre cavalleresche con le motociclette al posto dei cavalli. Sotto l'egida del loro leader Billy, interpretato da un giovane Ed Harris, la troupe vive in un'utopia anarchica, adottando i valori cavallereschi dei Cavalieri della Tavola Rotonda del mitico Re Artù.

Horreur et Politique : EC Comics, à l’origine du mal

En 1968, alors que les États-Unis sont en train de vivre un tournant historique avec le mouvement de lutte pour les droits civiques, un certain George A. Romero réalise La Nuit des morts-vivants[1], un « petit film » tourné à Pittsburgh, loin de la puissante Hollywood et qui donne le premier rôle à un acteur afro-américain. Ainsi, quelques années après que le système des Studios, alors aux abois, s’est jeté pour pouvoir continuer à exister dans les bras d’une nouvelle génération de cinéastes abreuvé.e.s de films d’auteur.e.s européen.n.e.s[2], le cinéma d’horreur américain et avec lui tout le cinéma d’horreur mondial viennent d’entamer leur propre révolution. À partir de La Nuit des morts-vivants, le cinéma d’horreur américain sera beaucoup plus politique, engagé et sanglant. Et, un des points communs que partagent un grand nombre de ces cinéastes de films d'horreur[3] est celui d’avoir été des lect.eur.rice.s assidu.e.s des comic books[4] édités par EC Comics, l'éditeur américain de bandes dessinées connu mondialement pour avoir, au début des années 50, publié des récits mêlant horreur et discours social mais aussi pour être à l'origine de la série télévisée Les Contes de la Crypte.

15 films mettant en scène des choses tueuses improbables ou « dont on n’est pas trop sûr de ce que c’est »

Dans l’esprit tortueux et imaginatif des réalisateur.trice.s de films d’horreur, même la chose la plus improbable peut devenir un.e monstre.resse tueuse.r. Ainsi, après le top consacré aux objets possédés, voici un top sans classification et non exhaustif des films mettant en scène des choses tueuses les plus improbables ou « dont on n’est pas trop sûr de ce que c’est ».

Dellamorte Dellamore, une fable macabre et poétique par l’héritier de Dario Argento

Dans la petite ville de Buffalora, les jours de Francesco Dellamorte, gardien cynique et désabusé du cimetière, s’écoulent monotones si ce n’est qu’au bout du septième jour de leur trépas, les mort.e.s se lèvent à la recherche de cerveaux à manger. Aidé de Gnaghi, son assistant simplet qui ne s’exprime que par le mot Gna, Francesco Dellamorte s’est donné comme mission de donner à ces mort.e.s-vivant.e.s un repos éternel et définitif à coup de balle de revolver ou de pioche. Ainsi va la vie de Francesco Dellamorte gardien d’un secret qu’il ne peut révéler à personne pour ne pas risquer de perdre son travail et sa maison et tant pis si les heures supplémentaires effectuées pour tuer les revenant.e.s ne seront pas payées. Mais sa vie va se trouver bientôt bouleversée lorsqu’il fait la rencontre d’une mystérieuse jeune femme, « la plus belle qu’il n’ait jamais vue », toute vêtue de noir comme il se doit, venue enterrer son mari beaucoup plus âgé qu’elle. Francesco Dellamorte vient de trouver l’Amour, à moins que cette très belle femme aux tendances nécrophiles ne soit en réalité l’incarnation de la Mort.

Ginger Snaps, une inversion des clichés de prédation et de genre

Dans la petite ville de Bailey Downs, petite communauté rurale du Canada, deux sœurs marginales vont voir leur vie bouleversée lorsque l’une d’elles est blessée par un animal inconnu. Réalisé par John Fawcett et écrit par Karen Walton, Ginger Snaps raconte l’histoire de Ginger et Brigitte, deux sœurs adolescentes inséparables, autant attirées par le morbide qu’elles sont marginalisées dans leur lycée. Véritables parias parmi leurs camarades de classe, les deux sœurs Fitzgerald passent leur temps dans l’obscurité du sous-sol de la maison familiale, transformé en chambre à coucher, à créer des œuvres d’art mettant en scène leur suicide.

Knightriders, le chef-d’oeuvre méconnu de George A. Romero

Réalisé en 1981, deux ans après le phénoménal Zombie : le crépuscule des morts-vivants, deuxième opus de sa longue série de films de zombies, Knightriders est l’un des rares films du maître qui ne s’inscrit pas dans le genre horrifique. Il n’en reste pas moins l'un des nombreux chefs-d’œuvre de George A. Romero et sûrement le plus méconnu. Le film narre les tribulations d’une troupe de cascadeurs à moto parcourant le pays de représentations en représentations, mettant en scène des joutes de chevaliers, les motos remplaçant les chevaux. Sous l’égide de leur chef Billy, interprété par un jeune Ed Harris, la troupe vit dans une utopie anarchiste, adoptant les valeurs chevaleresques des Chevaliers de la Table Ronde du mythique roi Arthur.

Alien, Terminator, Predator : horreur ou science-fiction ?

Alien, le huitième passager, Terminator, Predator1, trois films, trois icônes monstrueuses qui ont marqué le cinéma de genre dans les années 1980. Trois films qui ont connu de nombreuses sequels et prequels, mais malheureusement, il faut reconnaître que les suites ne sont pas à la hauteur des films originaux. Pour Terminator et Predator, seules les suites directes peuvent être considérées comme dignes des premiers films. Quant à la saga Alien, elle s’en sort mieux puisque les trois suites restent de très bonnes qualités2. Mais, si la qualité des films a diminué, c’est qu’il y a eu un malentendu. Traités comme des films de science-fiction, Alien, le huitième passager, Terminator et Predator sont en réalité des films d’horreur dans un contexte de science-fiction.

Le thème de l’enfance dans le cinéma de Guillermo del Toro

Cette thématique est omniprésente dans la filmographie du réalisateur mexicain. Dès son premier long métrage, Cronos, le personnage de l’enfant joue un rôle important. Dans ce film, il s’agit d’une petite fille élevée par son grand-père antiquaire. Celui-ci va développer une dépendance physique à un petit objet en forme de scarabée qui vient s’attacher à son corps. Cet objet, œuvre d’un alchimiste, est convoité par un riche homme d’affaires mourant. Même si le personnage de la petite fille est un personnage passif, c’est à travers ses yeux que del Toro nous raconte cette histoire. Dans L’Échine du diable ou encore Le Labyrinthe de Pan, les enfants sont là, bel et bien les protagonistes des histoires tandis que le personnage de Hellboy dans le film éponyme et sa suite1, adopte un comportement enfantin/adolescent alors que dans Blade 2, Crimson Peak, ou encore Pacific Rim, l’enfance représente un traumatisme ou un point de départ pour les personnages principaux et même pour leurs antagonistes2. C’est là que vont se jouer, de manières positives ou négatives, les destins des personnages une fois devenus adultes. Ainsi, les traumatismes liés à la mort de la mère d’Edith Cushing (Crimson Peak) et la perte de la capacité à parler d’Elisa Esposito, bébé, portant des cicatrices au cou et « semblant témoigner de violences exercées sur son larynx »3 (La Forme de l’eau) vont donner à ces deux protagonistes la capacité de voir et de comprendre le monde fantastique. Edith Cushing peut entendre les mises en garde de sa mère décédée et Elisa Esposito parvient à communiquer avec la créature amphibie sans utiliser la parole.

La gémellité au cinéma et sa face sombre

De nombreux réalisateurs ont mis en scène des personnages de jumeaux dans leurs films. Mais pour certains d’entre eux, David Cronenberg (Faux-semblants, 1988), Brian De Palma (Sœurs de sang, 1977) ou encore Franck Hennenlotter (Basket Case/Frères de sang, 1982), la gémellité se drape d’une inquiétante noirceur.

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