Léo Pons, autopsie d’un jeune réalisateur passionné

J’avais précédemment sorti un article sur le court métrage de Léo Pons, intitulé Le Buron. Comme beaucoup de personnes ont apprécié l’article et ont découvert un tout jeune réalisateur, je me suis dit qu’il serait intéressant de poser à ce nouveau cinéaste rempli de talents quelques questions afin d’en savoir plus sur son parcours, ses aspirations mais aussi sur l’envers du décor de son dernier court-métrage !


Comment pourrais-tu décrire en quelques phrases l’accueil réservé à ton dernier court-métrage intitulé Le Buron ?

J’ai été positivement surpris par l’accueil qui a été réservé à mon dernier court-métrage. Ce sont plus de 5000 spectateurs qui sont venus visionner Le Buron à l’occasion d’une des 40 projections organisées dans le Cantal, avec à chaque fois des compliments et félicitations sur le travail réalisé. Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux qui ont pris le temps de venir découvrir mon film, cela m’a fait très chaud au cœur.

Comment est née l’idée de cette réalisation assez unique ?

J’ai toujours aimé les histoires fantastiques et étranges. Il y a quelques années, j’ai découvert La Quatrième Dimension, une série diffusée dans les années 60 avec des histoires énigmatiques, étranges, fantastiques. Je suis tout de suite tombé sous le charme de cette série, et je cherchais à transposer, réaliser un film qui reprendrait cette ambiance très particulière, et qui pourrait être transposé dans le Cantal.

Dans Le Buron tu explores une partie du folklore auvergnat, es-tu passionné par cette thématique en général ?

Le lien que j’ai trouvé entre le Cantal et les histoires fantastiques, c’était les nombreux contes et légendes du Cantal. Je me suis beaucoup renseigné sur le sujet, notamment avec des livres d’un auteur local qui s’appelle Daniel Brugès. Une légende auvergnate m’a particulièrement interpellé : la légende du Drac. Le Drac était une sorte de diable qui pouvait prendre une forme humaine ou animale, et qui jouait des tours aux voyageurs égarés dans les montagnes du Cantal et d’Auvergne. C’est ainsi que m’est venue l’idée du Buron… Donc oui, je suis plutôt passionné par le folklore auvergnat et par la thématique des contes et des légendes.

Léo Pons lors d’une séance de dédicace

J’imagine que tu as dû rencontrer pas mal de difficultés pendant l’élaboration du projet, qui mine de rien a subi la pandémie de Covid 19, comme beaucoup d’autres productions ?

Le tournage du Buron s’est déroulé 1 ou 2 mois avant l’arrivée du Covid, et n’a donc pas trop été impacté par la pandémie. Je dirai même que le confinement m’a en quelque sorte bien aidé à avancer sur le montage, puisque j’étais « bloqué » chez moi pendant plusieurs mois. Je passais mes journées et mes nuits à bosser sur le montage du film !

Comment s’est passée la collaboration avec les deux acteurs principaux de ce court-métrage ? Je tiens d’ailleurs à saluer leur très grande performance !

La collaboration avec Antoine Tomé (l’ermite) et David Levadoux (l’officier) s’est très bien passée ! Je suis très heureux qu’ils aient accepté de prendre part à cette aventure, car ils apportent beaucoup à ce court-métrage. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de retours positifs sur le choix de ces deux comédiens professionnels. Ils se sont impliqués à fond dans l’aventure et je tiens encore une fois à les en remercier.

Antoine Tomé & Léo Pons

Quelle est la partie de ton court-métrage ayant demandé le plus de travail ?

La partie qui a demandé le plus de travail est sans aucun doute la post-production (le montage, l’étalonnage, les effets spéciaux…). J’ai passé des mois et des mois à bosser dessus, à en avoir des migraines ! Mais c’est également la partie de la réalisation d’un film que je préfère. C’est là que tout prend forme !

Nous l’avons bien vu dans Le Buron, les paysages cantaliens apportent un charme énorme à la mise en scène ! Quels sont les autres avantages de tourner dans un tel cadre pour toi ? D’ailleurs, tu mets en avant dans ce court-métrage ton amour pour le cantal, comment vois-tu ton département aujourd’hui dans le paysage cinématographiques actuel ?

Je suis très fier d’être Cantalien, et j’essaie de le montrer à travers mes réalisations. On a vraiment une qualité de vie que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, avec des paysages magnifiques. C’est une terre de cinéma, sans aucun doute. D’ailleurs, de plus en plus de films sont tournés ici. Le Buron n’aurait pas la même ambiance sans le Cantal, c’est certain. On a un terrain de jeu formidable pour le cinéma. Je ne peux que conseiller à tout le monde de venir passer quelques jours dans le Cantal, et vous verrez : l’essayer, c’est l’adopter !

Pour terminer, as-tu d’autres projets en cours ou en tête en ce moment même ?

J’ai commencé l’écriture d’un long-métrage… Mais je n’en dirai pas plus pour l’instant !

Léo Pons et son équipe sur le tournage du court-métrage Le Buron

On voit donc à travers cette petite interview, le portrait d’un jeune réalisateur plein d’énergie, passionné par le cinéma ainsi que son département, et débordant d’énergie ! Pour les personnes ayant raté ce court-métrage, Le Buron est disponible en cliquant ici !


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