Zombi Holocaust, le mix cannibales/zombies

Réalisé en 1979 par Marino Girolami sous le pseudonyme de Franck Martin (pratique courante dans l’âge d’or du cinéma italien), Zombi Holocaust (titre original) est un des rares films 70’s à avoir autant de titres différents suivant le pays d’exploitation : La Terreur des zombies en VF, Zombie Holocaust en Angleterre, Zombie Terreur en Belgique, La regina dei Cannibali (titre alternatif) en Italie, Zombies unter Kannibalen en Allemagne de l’Ouest et Docteur Butcher M.D. aux USA.

Dans un hôpital de la ville de New-York, d’étranges mutilations ont lieu. Le docteur Chandler et la doctoresse Ridgeway mèneront l’enquête qui les portera dans l’archipel des Moluques en Indonésie où un savant fou pratique des expériences monstrueuses sur des humain·e·s.

Zombi Holocaust est souvent considéré comme étant un nanar, souffrant de la comparaison avec d’autres œuvres telles que Zombie (1978) de Romero ou L’Enfer des zombies (1979) de Lucio Fulci. À noter d’ailleurs, pour l’anecdote, que beaucoup de lieux de tournage du film de Girolami ont servi pour celui de Fulci.

Entre Cannibal Holocaust (Ruggero Deodato, 1980) et L’Au-delà aka E tu vivrai nel terrore – L’aldilà (Lucio Fulci, 1981), la comparaison n’a pas forcément raison d’être car Zombi Holocaust est un métrage hybride dans le sens où il mixe allégrement et pour le plus grand plaisir des fans de cinéma bis le film de zombies et le film de cannibales, chose n’ayant jamais été faite avant ni même après. Deux genres d’ailleurs en pleine effervescence en Italie dans ces années-là, à savoir les 70’s et début 80’s.

Le film pêche peut-être dans le jeu d’acteur des protagonistes où aucune véritable empathie ne se créée mais il est de coutume dans la plupart des films italiens de concentrer l’essence même de l’histoire et surtout les effets spéciaux car le public est surtout là pour ces deux éléments. Jeu d’acting moyen donc mais en effet, compenser par certains effets bien cradingues (le meurtre d’un journaliste en tête). Le maquillage des zombies, que l’on ne voit que très peu au final, peut prêter à sourire de même que de voir des cannibales manger ces dits-monstres.

Mais Zombi Holocaust est et restera une curiosité à voir et revoir avec grand plaisir pour tout·e grand·e fan de bis craspec car malgré les défauts que l’on pourrait y trouver, il garde un charme indéniable d’une époque révolue et qui malheureusement, ne reviendra plus.


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