Le Club des monstres, le chant du cygne de la Amicus

Réalisé en 1981 par Roy Ward Baker – Vampire Lovers et Les Cicatrices de Dracula (1970), Dr Jeckyll et Sister Hyde (1971) – The Monster Club (Le Club des monstres en VF) est un des derniers métrages de la société Amicus.

The Monster Club est la dernière œuvre et même son chant du cygne pour cette société de productions concurrente directe de la Hammer Films et pourvoyeuse de toute une ribambelle de films à sketchs, dont elle s’était faite la spécialiste dans les années 60 et 70.

Ronald Chetwynd-Hayes (John Carradine) rencontre dans les rues de Londres Eramus (Vincent Price), un vampire qui va boire son sang. Pour le remercier, celui-ci va l’inviter dans un lieu secret, Le Club des Monstres, où goules, vampires, loups-garous et autres créatures se réunissent pour danser et boire. Il lui racontera trois histoires horrifiques.

La première parle d’un shadmock, hybride entre humain et goule qui, si ce dernier se met à siffler, tuera la personne en face de lui. Désirant faire un inventaire des objets de valeur dans son manoir, il engage Angela, une femme sans le sou dont le mari l’incitera à dérober quelques bibelots, histoire de se faire quelques billets. Histoire intéressante nous montrant la solitude éprouvée par un être différent et la peur de celui-ci face à la civilisation.

La seconde raconte l’histoire d’une famille pas tout à fait comme les autres car en effet, le père est un vampire. Sortant la nuit pour se sustenter en sang, il est traqué par la brigade H, dirigée par Pickering (Donald Pleasance) qui n’aura de cesse de vouloir le tuer. Sûrement l’histoire la plus bancale, faute à un humour second degré plombant l’ambiance générale.

La troisième est la plus intéressante. Un réalisateur de films d’horreur part en repérage afin de trouver l’endroit idéal pour son prochain métrage. Il s’arrêtera dans un petit village entouré de brume où vivent des goules. Malgré un twist final classique car prévisible, l’ambiance et les décors de cette bourgade perdue rattrape l’ensemble.

Le plus gros point faible, en somme, de The Monster Club est ce fil rouge dans ce dit-club. Des maquillages des monstres semblables à des masques grossiers, Vincent Price et John Carradine qui, très certainement, se demandent ce qu’ils font là, donnent à l’ensemble un cachet vraiment ennuyeux et long. Le tout est à peine relevé par la présence de groupe musicaux, dont le tout jeune groupe de l’époque UB40, qui offre un peu d’air frais.

Un métrage qui sent la fin d’une époque pour la Amicus mais que tout·e fan de celle-ci doit avoir vu car, malgré ses défauts, The Monster Club a un charme désuet qui fait que, si on le prend au second degré, l’on a un certain affect pour lui.


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