I’m not okay with this, un nouveau Carrie au Bal du Diable !

En 7 épisodes d’environ 20 minutes, Netflix nous offre une petite série ambitieuse et amusante du nom de I’m not okay with this de Jonathan Entwistle qui avait déjà brillamment fait ses preuves avec The End of the F***ing World en 2017.

Ici nous faisons la connaissance de Syd, cynique et introvertie, qui vit l’une des périodes les plus difficiles dans la vie d’une personne à savoir l’adolescence. A cela s’ajoute le décès soudain de son père par pendaison ayant mené à une rupture de communication avec sa mère. Elle se rend compte que sa meilleure amie, dont elle pense être secrètement amoureuse a bien grandi, se jetant dans les bras du populaire et footballeur américain, Brad. Son petit frère quant à lui essaye tant bien que mal de grandir tout en pensant, en tant que seul homme dans la famille, devoir prendre la place de ce père perdu et son voisin, s’avérant être le confident parfait, entre deux joints.

Contre toute attente, la rage enfouie en elle se manifeste par des supers pouvoirs de télékinésie, qui seraient sans rappeler ceux de la Carrie White de Stephen King dans son livre Carrie, publié en 1974. D’autres éléments similaires viendront rendre hommage à ce dernier.
Entre premier amour, découverte de la sexualité et remise en question, en somme, thèmes banals dans la vie d’une adolescente, ces supers pouvoirs mènent à un exutoire plutôt intéressant, changeant ainsi toute la donne sur le genre cinématographique de la série.

Nous avons à faire ici, à une double écriture du récit. Alors que Syd raconte sa vie pas si banale que ça à son journal intime, la voix off de son personnage mène également le spectateur vers son intimité la plus profonde, superposant ainsi le spectateur à ce journal, si important à ces yeux. La scène du bal témoignera d’ailleurs de l’importance de cet objet. Bien qu’à cet âge-là, il le soit pour la plupart des adolescents.

Sans nul doute qu’avec son style eighties, de par le style vestimentaire des personnages, la presque absence de la nouvelle technologie et au rythme de succès new wave de cette époque tels que The Killing Moon de Echo and the Bunnyman ou Here comes your man de Pixies, I’m not okay with this nous entraîne dans un univers nostalgique et captivant surfant sur la vague de ces nouvelles séries à succès destinées autant aux adolescents qu’aux adultes.

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