Top 5 des univers de vampires dans l’audiovisuel

Vous connaissez Buffy contre les Vampires (Joss Whedon, 1997), Dracula (Francis Ford Coppola, 1992), Nosferatu le vampire (Friedrich Wilhelm Murnau, 1922), Twilight (saga initiée en 2008 par Catherine Hardwicke), Castelvania (saga initiée en 1986 par Konami) et Devil May Cry (Capcom, 2001) ? Bah, aujourd’hui, on parlera d’autres choses.

Entretien avec un vampire (Neil Jordan, 1994)

Adaptation du célèbre roman éponyme d’Anne Rice de 1976, Entretien avec un vampire est sans doute le film de vampires le plus connu. Déjà de par son casting culte (Tom Cruise, Brad Pitt, Kirsten Dunst, Antonio Banderas et Christian Slater sous une même bannière), ce film se démarque également par son scénario intrigant qui se déroule en plusieurs temps.

L’histoire commence dans un hôtel à San Francisco. Cherchant le scoop, un jeune journaliste enregistre le récit d’un vampire âgé de plusieurs siècles. Le spectateur se retrouve au XVIIIe siècle, Louis de Pointe du Lac (Brad Pitt), un jeune propriétaire agricole, rencontre le vampire Lestat de Lioncourt (Tom Cruise). Ce dernier lui offrant l’immortalité, ils vivent alors une vie de riches colons français jusqu’à ce que les esclaves de l’exploitation découvrent la vérité et se mettent à les chasser. Louis et Lestat deviennent alors des compagnons de voyages et se mettent en route vers des contrées où il fait meilleur de vivre en tant que vampires. Néanmoins, nos deux protagonistes ne vivent pas leurs états vampiriques de la même façon. Lestat semble vouloir contrôler et dominer Louis, ce que ce dernier (avide de questions sur leurs origines, leurs pouvoirs et leurs malédictions) n’apprécie guère. Louis, à l’inverse de Lestat, ne tue pas d’être humains et se rabat donc sur le sang d’animaux. Une belle nuit, Lestat transforme une enfant, Claudia, en vampire dans l’espoir que Louis, attendri, ne les quitte pas…

Un scénario exceptionnel, des relations interpersonnelles complexes, des oppositions entre protagonistes notamment par rapport à une divergence de valeurs, des questionnements récurrents sur la nature même de la figure du vampire, un voyage à travers plusieurs régions du monde, l’affection profonde qui unit Louis à Claudia, un Théâtre des Vampires digne de la Cour des Miracles, des drames à répétitions, tout ça du point de vue d’un doux et très « humain » Louis.

Penny Dreadful (John Logan, 2014)

Un univers de dark fantasy qui se situe à Londres en 1891, des personnages de romans classiques, des créatures de fiction anglaise rappelant l’atmosphère d’un Edgar Allan Poe mélancolique, une Eva Green dans toute sa splendeur, une lutte des classes criante, un libéralisme naissant, des avancées majeures de la science moderne, des revendications féministes, soutenues par des protagonistes féminins forts, d’autant plus puissantes que la place de la Femme au sein de cette société londonienne commençait doucement à évoluer.

Vanessa Ives (Eva Green), une magnifique jeune femme aux pouvoirs surnaturels, rencontre un certain Ethan Chandler, rebelle et agressif. Ces derniers sont s’allier à d’autres individus ayant tous un rapport avec le monde dit surnaturel pour lutter contre une mystérieuse menace qui massacre peu à peu la population londonienne. Une enquête paranormale va alors débuter, les découvertes et protagonistes iront bon train jusqu’à un sombre final. Penny Dreadful est une série thriller gothique et fantastique d’une grande qualité aux magnifiques décors à l’architecture et à l’ambiance victoriennes parfaitement adaptées aux drames obscurs, aux épidémies mortelles, aux arts occultes et au spiritisme naissant de cette époque troublée. Cette série révise les contes et les intrigues, ces penny dreadful (histoires d’horreur contées en échange d’un penny), d’un Londres ancien, n’hésitant pas à générer un merveilleux melting-pot d’angoisses et d’effrois, de créatures et de personnages de romans.

Vampire Knight (Kiyoko Sayama, Studio Deen, 2008)

Encore une animation nippone pour adolescentes hystériques ? Un grand classique !
Adaptation du manga éponyme de Matsuri Hino débuté en 2004, Vampire Knight nous conte l’histoire de Yuki Cross, fille du directeur de l’académie Cross et responsable de la sécurité de la Day Class avec son frère adoptif, Zero. Recueillie dès son plus jeune âge par le directeur, anciennement chasseur de vampires émérite, Yuki est amie avec Kaname Kuran, le « beau gosse » vampire et chef de la Night Class. Lors d’une altercation avec des élèves vampires, Yuki se blesse et tombe nez-à-nez avec Zero qui ne tardera pas à révéler sa récente nature de vampire. La protégeant depuis son enfance, Kaname, vampire de sang pur, se montrera très méfiant vis-à-vis d’un vampire de bas étage comme Zero qui ne pourra éviter de devenir un « monstre assoiffé de sang » que si un sang pur lui fait don du sien… Un triangle amoureux typique dans le domaine de l’animation japonaise pour jeunes filles qui surprendra néanmoins par son originalité, la qualité de son scénario et son univers de dark fantasy mais malheureusement trop peu dans la création de ses protagonistes qui répondent aux clichés standards des shôjo manga.

True Blood (Alan Ball, 2008)

Que ce soit pour Sex and the City, Rome, Game of Thrones ou True Blood, la chaîne H.B.O. reste une valeur sûre en termes de divertissements. Malgré une sur-représentation de scènes de sexe (parfois totalement inutiles d’un point de vue scénaristique) dans la plupart de leurs séries, H.B.O. nous offre toujours des univers très bien ficelés aux personnages caractériels et vivants ainsi qu’une petite dose d’humour bien repartie.

L’histoire de True Blood dépeint de la coexistence nécessaire des humains et des vampires (et autres créatures fantastiques) dans un monde où les « entités magiques » ont fait une sorte de coming out (depuis l’invention d’un sang synthétique, le Tru Blood, produit par une entreprise japonaise) et tentent de s’intégrer dans les sociétés humaines. Ils sont bien évidemment craints par la population mais vivent également dans la peur d’être vidés de leur sang, ce fluide étant pour les humains l’équivalent d’une puissante drogue. Sookie Stackhouse, serveuse télépathe au Merlott’s, fera la rencontre de Bill Compton, un mystérieux vampire installé non loin. Il semble alors que Sookie ne puisse pas entendre les pensées des vampires, ce qui la soulage et lui permet de vivre une histoire d’amour « normale » de son point de vue. Avec sa communauté des fées, des loups-garous, des métamorphes, des sorcières Wicca, des fanatiques chrétiens anti-vampires et bien d’autres, True Blood nous présente, tel un miroir sur la réalité, une Amérique séparée en une multitude de groupes disposant chacun de leurs intérêts propres. Malgré des situations amoureuses, amicales et politiques totalement wtf et américanisés à souhaits, c’est dans la richesse de son folklore et de la réadaptation de vieilles légendes et de créatures fantastiques dans une modernité du fin fond de la Louisiane et tout en mettant en scène des protagonistes lambdas (la petite serveuse télépathe, la lesbienne pommée, le patron du bar éperdument amoureux de Sookie, l’ancien militaire souffrant du syndrome de stress post-traumatique, etc.) dans des situations qui frôlent l’horreur et le thriller que True Blood tire son point fort.

Outre le fait que le personnage d’Eric Northman soit interprété par le très charismatique acteur suédois Alexander Skarsgård et que Sookie (Anna Paquin) soit devenue une véritable égérie pour Snoop Dogg

Diabolik Lovers (Shinobu Tagashira, Studio Zexcs, 2013)

Et voici l’horrible, devrais-je dire affreuse, petite perle de cette sélection. Série d’animation japonaise issue d’un visuel novel de type otome game (Idea Factory, 2012) à succès, Diabolik Lovers met en scène Yui Komori, une jeune fille orpheline élevée par un prêtre et vendue par l’église à la famille Sakamaki, des frères vampires totalement pervers, sadiques et maniaques, pour leur servir de garde-manger. Honnêtement, âmes de féministes s’abstenir ! J’ai dû me mentir à moi-même en regardant cette série…

Malgré une exagération extrême des clichés de genres et des différents types de personnalités masculines propres aux otome games, des situations totalement rocambolesques, beaucoup de malséance et de malaisance, et un scénario qui tient sur… rien hormis l’exploitation de cette pauvre demoiselle qui n’a personne vers qui se tourner et qui n’ose même pas fuir ses bourreaux par peur de se faire littéralement « bouffer », l’histoire de Diabolik Lovers peut intéresser par ses relations de famille complexe au sein de cette communauté de vampires, l’absence intrigante d’un père dont ils parlent sans cesse, les morts mystérieuses de leurs différentes mères, l’origine du merveilleux goût du sang de l’héroïne et la fameuse « mariée » dont parle la légende…

Ouais, vite fait. Il faut se l’avouer, l’intrigue tient sur la question suivante : « de qui cette petite écervelée tombera amoureuse au final ? » et sur l’espoir incongru que Yui devienne une guerrière badass et nous offre un remake bien gore de Buffy contre les Vampires.

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