L’animation, et le média-mix au Japon et ailleurs

Le phénomène manga, élément culturel central de la pop culture nippone, fait partie intégrante de la culture moderne. Continuant d’abreuver la culture artistique de nombreuses œuvres, ce phénomène est une véritable globalisation culturelle pouvant concurrencer la culture américaine et son exportation aux quatre coins du monde (les mangas représentent 40 % des ventes de bandes-dessinées en France).

Le média-mix manga

Ce phénomène va encore plus loin que le domaine de l’édition, son pendant numérique, l’animation japonaise connaît une fulgurante ascension, grâce aux grands studios d’animations comme Ghibli ou Toei Animation. Tout comme l’animation japonaise qui découle le plus souvent d’une adaptation d’un manga, nombre de jeux vidéo sont des adaptations de mangas (Dragon Ball, Naruto, Sailor Moon) ou sont adaptés en manga ou/et en animation (Tales of Zestiria, The Legend of Zelda, Pokemon).

Toei Animation produit, entre autres, les séries cultes Sailor Moon, Dragon Ball, Saint Seiya, Harlock/Albator qui ont eu le droit à leur réadaptation en nouvelle animation.

Cette mode en média-mix en tant que produit culturel mondial, entraîne également la création d’une infinité de produits dérivés (peluches, figurines, habits, accessoires, etc.) mais aussi la création de mangas et d’animations de type manga hors de son sol d’origine. Même si le manga est loin d’être le seul élément culturel nippon à franchir ses frontières insulaires : le J-horror, les jeux vidéo, la gastronomie japonaise deviennent de véritables mouvements de mode, le phénomène animation/manga est le plus répandu hors des frontières japonaises.

Le cinéma et l’animation

Le cinéma asiatique inspire et attire un bon nombre de spectateurs et de producteurs hollywoodiens fascinés par l’étrangeté, la douceur et la sensibilité des thèmes, des personnages et des histoires issus des cultures asiatiques. Le film The Ring (2003, Gore Verbinski), version américanisée de Ringu (1998, Hideo Nakata) inspiré du roman de Kôji Suzuki, qui connu un grand succès en Occident, comme c’est le cas des plus grandes sagas du J-horror et des kaidan-eiga modernes.

L’animation et le J-horror sont ainsi devenus des éléments culturels globaux, et un bon nombre d’artistes de tous pays se retrouvent à créer ces œuvres artistiques traditionnellement japonaises. Citons l’exemple de la La Tortue Rouge (2016) réalisée par Michael Dudok de Wit, cinéaste d’animation néerlandais en coproduction avec les studios Ghibli et les sociétés françaises Wild Bunch et Why Not ainsi que le studio Prima Linea. Aujourd’hui, ce phénomène apparaît comme un véritable effet de mode mondialement reconnu, pouvant toucher un grand nombre d’individus de tous âges et de diverses cultures et abreuvant sans cesse la pop culture mondiale. Un effet d’une mondialisation contemporaine qui tend à réunir les œuvres d’aires culturelles, originellement, bien distinctes pour créer un ensemble de représentations et de personnages emblématiques partagés par les nouvelles générations, une youth culture en lien constant avec le monde qui l’entoure via, notamment, aux réseaux sociaux et à la démocratisation d’Internet.

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