Notre bibliothèque de genre !

L'association Three Mothers Films met en place une petite bibliothèque de livres sur le cinéma de genre et la pop culture pour permettre aux étudiant·e·s dans le domaine du cinéma et aux intéressé·e·s de se renseigner sur place et gratuitement (en consultation) sur les techniques et le monde du cinéma et du documentaire.

Article mis en avant

Horror in the High Desert, un fake true crime surprenant

Horror in the High Desert (Dutch Marich, 2021) est un film américain de type faux documentaire qui oscille entre found footage et true crime. Le métrage est présenté comme une vidéo explicative de la mystérieuse disparition de Gary Hinge, un jeune homme dont les passions sont le survivalisme et l'exploration de territoires sauvages dans la région désertique du Nevada. Le récit débute par les interviews de la grande sœur et du colocataire du disparu, qui parlent tour à tour du jour présumé de sa disparition.

Interview de Tim Despic, compositeur de la musique du film Fall

En visionnant le film Fall (Scott Mann, 2022), j’ai été bluffé par la bande originale, que je vous invite à découvrir. Je vous invite d’ailleurs aussi à regarder le métrage, bien sûr, qui est un survival plutôt sympathique et haletant. Le compositeur de la musique du film, Tim Despic, a accepté de répondre à mes questions !

Le Labyrinthe de Pan : une histoire de regards

Le concept de Le Labyrinthe de Pan était dans un carnet de notes rempli de griffonnages et d'idées depuis vingt ans de Guillermo Del Toro.

L'histoire est une allégorie inspirée par les contes de fées dans laquelle Del Toro explore des thèmes qu'il avait déjà évoqués dans L'Échine du Diable (2001) dont le récit de ce dernier se déroule quelques années auparavant et dont le Labyrinthe peut se présenter comme une suite possible. Le réalisateur n’a pas succombé au tout numérique, la majeure partie des effets spéciaux du film sont mécaniques.

Guillermo Del Toro, enchanteur du cinéma, un livre de Ian Nathan aux Éditions Huginn et Muninn

Dans ce beau livre empli de photos et d’images, l’auteur anglais nous présente les œuvres de Guillermo Del Toro par ordre chronologique, chacune d’elle constituant un chapitre et une thématique du livre, comme si nous suivions la vie du réalisateur mexicain en mettant notamment en avant les liens qui ont pu exister entre tous ses films en matière d’expériences vécues, de processus mental et créatif. On y ressent la joie et les peines vécues par le réalisateur, ses envies réalisées ou déçues, ses traumatismes et ses joies, son affrontement avec le Hollywood des financeurs et des producteurs véreux, son amour pour le cinéma de genre, pour les monstres, les laissé·e·s pour compte, les parias. Les lecteurs et lectrices y découvrent Bleak House, le manoir que Del Toro a acquis grâce au succès au box-office de Blade II, une sorte de gigantesque cabinet de curiosités, plein de maquettes, de storyboard, de scripts issus de ses films, une tête gigantesque de Boris Karloff, une statue grandeur nature de H.P.  Lovecraft, l’écrivain de Providence, une immense bibliothèque, bref un hymne à l’imaginaire et au fantastique, à l'image de toute la filmographie de Guillermo Del Toro.

6 séries qui nous parlent de cul en toute honnêteté

Hors de la pornographie, des films de romance aux rape & revenge movies macabres en passant par un érotisme léger souvent dépeint dans le cinéma, il y a aussi des œuvres plus directes, plus honnêtes, sur la sexualité. De l'orgasme fantasmé à la réalité d'une sexualité en constante évolution, souvent maladroite, parfois drôle, et bien évidement consentie. Ces moments de partage et de plaisir ont aussi leurs représentations dans des séries aussi bien déjantées qu'originales ! Et n'oubliez pas de garder l'esprit ouvert...

Leaving D.C. : The King of comedy

Débarquant en France plus de dix ans après son tournage datant de 2012, Leaving D.C., réalisé par Josh Criss, investit le cadre du found footage pour nous proposer un pur film de trouille, efficace, concis, angoissant. Un pur film de trouille donc, mais pas que.

Atom n°17 – Le Manga d’horreur [Unboxing]

Cet Atom "spécial horreur" nous plonge dans l'univers si particulier du manga d'horreur et de ses maîtres mangaka. Des origines du genre que l'on peut remonter jusqu'aux kamishibai (sorte de théâtre portatif d'images en diapositives dont le récit était conté par des artistes de rue) jusqu'à l'adaptation des nombreuses légendes urbaines en bandes dessinées, le manga d'horreur s'est popularisé peu à peu, de même que le cinéma horrifique nippon.

Ebola Syndrome, quand l’humanité est le virus

On pourrait penser que les films de la catégorie III ne sont que des simples films d’exploitation, tournés avec trois francs six sous et sans aucune finesse artistique que ce soit au niveau de la mise en scène, de l’écriture ou bien de la profondeur des personnages. Toutefois, il est nécessaire de réviser une bonne fois pour toute une telle approche du cinéma hongkongais qui, on ne va pas se le cacher, regroupe un vaste ensemble de films aussi gores que subversifs au sein de cette catégorie III.

Deadstream : Shawn et les revenant·e·s

En matière de found footage, ces dernières années nous avons eu notre lot : Blair Witch Project[Rec], Paranormal Activity, un petit renouveau avec Host.

Deadstream est un petit nouveau du couple Vanessa et Joseph Winter, présenté au Midnight Movie du FEFFS 2022. Ayant raté la projection, quelle chance pour moi de le voir en exclusivité sur Shadowz ! Le film utilise habilement le concept du found footage à la sauce Web. Et les deux cinéastes pour leur premier long métrage arrivent à livrer une comédie à la fois drôle et horrifique.

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2022, une petite semaine bien remplie !

Après la difficile période du Covid, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg organisé par l'association Les Films du Spectre revient en force avec une programmation chargée, des rencontres avec des réalisateurs et réalisatrices ainsi que des compétitions, des rétrospectives et qu'une nuit excentrique avec des midnight movies plutôt coquins (L'Île aux femmes nues ; Dracula, vampire sexuel et Le Bras armé de Wang Yu contre la guillotine volante). Au fil des années, Le FEFFS est devenu l'un des rassemblements de cinéphiles le plus important en France, et particulièrement dans le Grand-Est. Master classes, conférences et projections d'œuvres entre nouveautés internationales intrigantes, rétrospectives de films plus classiques, thrillers et comédies noires en tout genre sont d'autant d'éléments qui montrent ce profond intérêt au cinéma dit "de genre". Des films fantastiques aux métrages plus alternatifs en passant par le jeux vidéo, l'évènement rassemble plusieurs de dizaine de milliers de personnes qui varient entre un public curieux et de véritables fans de ce cinéma "pas comme les autres".

Emanuelle et les derniers cannibales, l’érotisme dans la jungle

Réalisé en 1977, Emanuelle et les derniers cannibales (Emanuelle e gli ultimi cannibali) est l'avant-dernier film de la saga de Joe d'Amato et de la fameuse journaliste libre et libérée et force est de constater qu'indéniablement, elle l'est. Nous reviendrons très certainement un jour sur cette série de métrages, ce qui serait l'occasion de développer ce personnage. Mais nous pouvons dire, dans les grandes lignes, qu'Emanuelle (La sublime Laura Gemser) sait ce qu'elle veut et usera de ses charmes et de son intelligence pour se sortir de beaucoup de situations en les tournant à son avantage. En somme, une femme forte qui n'aura pas attendu l'aune des années 20's pour montrer que la gente féminine peut en répondre à la masculinité et ce, ô miracle, sans forcer certaines caractéristiques qui en deviennent parfois de nos jours de véritables clichés et qui, au lieu d'appuyer des propos, les desservent. Mais ceci est une autre histoire...

Le Buron, un zoom horrifique sur le folklore auvergnat

Si le nom de Léo Pons ne vous dit rien, il est bon de rafraîchir la mémoire en ce début d’article aux quelques retardataires. Il est principalement connu pour avoir réalisé Le Hobbit du Cantal, œuvre certes parodique mais néanmoins très sérieuse et professionnelle sur la trilogie de Peter Jackson, en remplaçant la Terre du Milieu par l’Auvergne. Cette première aventure dans le monde du cinéma lui vaudra une petite reconnaissance en France ainsi qu’au sein de sa région natale, et même les éloges d’Elijah Wood lui-même.

Prince des ténèbres : la fin du monde selon Saint John

En 1986, John Carpenter ressort exsangue de l'échec public de Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, devenu depuis un incontournable de sa filmographie. Las, désabusé, déprimé, il va alors se lancer dans l'écriture et le tournage de son film le plus sombre à ce jour, Prince des ténèbres (1987), deuxième volet de la trilogie de l'apocalypse qu'il forme avec The Thing (1982) et L'Antre de la folie (1994).

The Love Witch, une fable sensuelle et psycho !

Film américain réalisé par Anna Biller, The Love Witch (2016) nous présente les aventures d'Elaine, une sorcière moderne aux rêves romantiques, à la recherche d'un nouveau prince charmant suite au décès de son époux. Une esthétique des années 1960 dans un style quelque part entre la wicca et le new age plonge le public dans un conte de fée qui se transforme pourtant en cauchemar pour l'élu de son cœur.

Mother’s Day et les plaisirs du cinéma fait maison !

Il y a quelque chose dans Mother’s Day qui fait qu’on est obligé·e d’y revenir pour plusieurs visionnages. Car oui, Mother’s Day c’est l’emblème de ce cinéma qui reste coincé le cul entre deux chaises en plein année 1980, phase de transition entre un cinéma nihiliste aux productions sombres et pessimistes et une volonté d’apporter un grain de folie nouveau chez les jeunes réalisateurs. Parmi ces dernier, Charles Kaufman, frère de Lloyd Kaufman (coucou Troma Entertainment) nous bricole ici un gentil petit survival qui emprunte sans vergogne, mais avec intelligence dans les classiques du slasher et des œuvres les plus trash possibles (pour l’époque). Ainsi Mother’s Day se révèle un mélange judicieux entre la folie redneck de Massacre à la Tronçonneuse, et le cadre bucolique et forestier de Vendredi 13.

Deathrace 2000, courses kitch et héritage


Nous sommes en l’an 2000, les États-Unis sont devenus une sorte de dictature, renfermée sur elle-même, dirigée par "Mister President". Un homme mystifié qui a décidé en 1979 suite à un krach mondial de mettre en place un nouveau sport, une sorte de jeu du cirque modernisé. Cinq duos sont au volant de cinq voitures et devront traverser les États-Unis en trois étapes, mais attention ! Tous les coups sont permis, et arriver premier ne fait pas forcément de nous le·la gagnant·e de l’épreuve. Non, il existe un système de points, que l’on rapporte en tuant des citoyen·ne·s sur la route, et selon son sexe ou sa catégorie d'âge, il rapporte plus ou moins de points. Nous voilà tombé·e·s dans une version adulte d’un cartoon bien connu…

Knocking : une question de plafond

Dès les premières minutes de Knocking (2021), le téléviseur d'un hôpital psychiatrique diffuse Persona (1966), le chef-d'œuvre d'Ingmar Bergman. D'emblée, on comprend que le film de Frida Kempff sera placé sous le motif de l'identité et de l'incommunicabilité. À la différence que Kempff n'est pas Bergman, et que vouloir se frotter au maître suédois entraîne immanquablement son comptant de comparaisons, dont Knocking souffre par excès de confiance.

Blitz’Art, des squelettes en tout genre…

Rencontré sur la toile au gré de pérégrinations artistiques horrifiques, Blitz alias Blitz’Art est un artiste parisien, musicos de la première heure. Ses squelettes et autres créatures étranges renferment des symboliques, des rêves et des cauchemars... Entre un style BD cartoonesque et des ambiances surréalistes plutôt gothiques, Blitz nous entraîne dans son imaginaire à la fois sordide et attachant grâce à des illustrations à l'atmosphère presque burtonesque à mi-chemin entre horreur et fantasy.

Luz: The Flower of Evil et l’aliénation psychologique

Le cinéma de genre colombien s’il n’est certes pas le pan le plus connu dans le monde du septième art ne doit pas pour autant être pris à la légère, Luz: The Flower of Evil (2020) nous le démontre parfaitement à travers ses approches thématiques profondes et le soin minutieux de sa réalisation. Réalisé par Juan Diego Escobar Alzate qui signe ici son premier long-métrage qui dévoile de nombreux atouts !

Tideland : Jeliza-Rose au pays des horreurs

Adapté du roman homonyme de Mitch Cullin, le film raconte l'histoire d'une petite fille qui, après le décès de ses parents, se retrouve livrée à elle-même et à son univers débordant d'imagination.
Terry Gilliam nous livres ici sa création la plus représentative et personnelle, pas toujours pour de bonnes raisons.

Meurtres sous contrôle : foi et libre-arbitre

"God told me to" (Dieu me l'a ordonné) répond un tireur embusqué en début de métrage au policier qui l'interroge sur les raisons qui l'ont poussé à abattre froidement 15 personnes au fusil depuis le sommet d'un château d'eau. Cette phrase, également titre original du film, porte en son sein le substrat sur lequel sera construit tout le propos du long-métrage. Car avec ce qui est considéré (à raison) comme son meilleur film, le cinéaste Larry Cohen entend éveiller les consciences sur les notions de foi, de religion, de secte et de libre-arbitre.

Starfish, le deuil sous forme d’apocalypse surréaliste

Starfish (A.T. White, 2018) est un film américain contant le véritable périple d'une jeune femme nommée Aubrey (Virginia Gardner) qui vient de perdre sa meilleure amie Grace (Christina Masterson). Entre flashbacks intimistes et l'invasion soudaine de monstres étranges, la femme va devoir faire face à ses peurs les plus profondes ainsi qu'à un sentiment de solitude terriblement puissant. Ce deuil difficile se mélange à un jeu de pistes afin de mettre la main sur les cassettes audio laissées par sa défunte amie, des enregistrements qui semblent avoir le pouvoir d'empêcher la destruction du monde...

Malus Deï [Tournage]

Entre flam's de l'enfer et autres joyeusetés, le tournage du court-métrage Malus Deï de Nadia Eugenias s'est déroulé à la perfection ! Merci encore à toute l'équipe pour ces moments de fun et de travail intense (presque 22h en non-stop) en faisant preuve de beaucoup de professionnalisme 🎥

Sexe & déviances : la censure de la nudité, de l’érotisme et du sexe à l’écran

Les éditions LettMotif nous offre Sexe & déviances, un format de poche qui revient sur la censure du sexe au cinéma. Appartenant à la collection Darkness, censure et cinéma sous la direction de Christophe Triollet, Sexe & déviances révise les multiples interdictions auxquels sont confrontés les contenus audiovisuels "coquins" lors de leur passage sur grand écran. Cet ouvrage analytique aborde une approche historique, juridique et culturelle de la représentation de cette sexualité humaine montrée et vendue aux yeux d'un public. La question se pose alors : Art, représentation ou voyeurisme malsain ?

M.F.A., une serial killeuse contre la culture du viol

Natalia Leite (à la réalisation) et Leah McKendrick (au scénario) nous offrent M.F.A. (2017), une petite perle horrifique et engagée qui explose certains codes du rape & revenge. Tandis que le genre du "viol et vengeance" se contente habituellement de montrer le triomphe de la revanche d'une femme sur son ou ses violeurs, M.F.A. va plus loin en nous proposant la transformation psychologique d'une protagoniste timide et réservée érigée peu à peu en une véritable justicière psychopathe. Elle ne s'arrêtera pas au meurtre (accidentel) de son agresseur et sombrera vers une vague d'assassinats de tous les violeurs qui ont le malheur de croiser sa route. Refusant son statut de victime, devenant alors une survivante d'agression sexuelle, Noelle se change en une tueuse accomplie, furtive et organisée.

The Righteous : apocalypse now

En 2021, Netflix diffusait l'une de ses séries les plus inoubliables : Midnight Mass (Mike Flanagan). Construite autour d'un propos dénonçant le fanatisme religieux, la série se distinguait notamment par ses longues plages de dialogues, toutes plus fascinantes et bourrées de sens les unes que les autres. Impossible de ne pas penser à ce chef-d'œuvre de la SVOD en découvrant The Righteous (2022), écrit, joué et réalisé par Mark O'Brien, qui débarque en exclusivité sur la plateforme Shadowz.

Creepshow 2, l’horreur continue

Creepshow... Véritable madeleine de Proust pour l'ensemble des fantasticophiles en culottes courtes des années 80, l'on pourra dire qu'il aura marqué son époque et est aujourd'hui un film culte et indispensable dans toutes bonnes DVDthèque. Réalisé en 1982 par George Romero, il aura droit à sa suite en 1987, cette fois-ci réalisée par Michael Gornick, Romero se contentant d'être au scénario.

Saint Maud : la mystique au service de « l’elevated horror » ?

S'il y a bien un film que les fans de cinéma de genre attendaient avec impatience et qui suscitait les passions sur les différentes webzines horreur, ce fut bien Saint Maud (2019). Financé par Film4 Productions ainsi que la British Film Institute, réalisé par Rose Glass et distribué par là par la fameuse filiale A24, connue pour ses films complexes voire carrément arty, Saint Maud fera en France l’objet d’une véritable malédiction divine : dates de sorties dans les salles obscures repoussées plusieurs fois pour cause de pandémie lié au COVID-19, pour se voir finalement totalement annulé étant donné la date de réouverture des cinémas au sein de l’Hexagone. L’attente fut donc pour moi très longue avant de découvrir ce film aux nombreuses promesses et au grand potentiel artistique. Le premier visionnage fut une frustration pour moi tant la déception était grande, cependant un deuxième regard porté sur le film quelques jours avant d’écrire cet article m’a permis de l’approcher sous un nouvel angle, et de l’apprécier à sa juste valeur. Préparez-vous car nous allons embarquer dans un merveilleux voyage vers la grâce divine !

Voyage au bout de l’enfer, ou la communauté à l’épreuve

Le 9 avril 1979, lors de la 51e édition de la cérémonie des Oscars, John Wayne remet au réalisateur Michael Cimino l'Oscar du meilleur film pour The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer). Au-delà de la remise du prix proprement dite (le film décrochera par ailleurs quatre autres Oscars), c'est un passage de relais qui s'opère sur la scène du Dorothy Chandler Pavillon ce soir-là, celui de l'ancien au Nouvel Hollywood, dont Voyage au bout de l'enfer constitue incontestablement l'acmé. Michael Cimino, cinéaste démiurge et mégalomane, aura ainsi réalisé le plus grand film de ce mouvement cinématographique, tout en mettant en scène en 1980 celui qui l'enterrera définitivement (Heaven's Gate ou La Porte du paradis). Mais ceci est une autre histoire... Pour l'heure, revenons à Voyage au bout de l'enfer, chef-d'œuvre à la puissance émotionnelle, thématique et formelle phénoménale.

Lords of Chaos, des idées et du sang derrière le corpsepaint

Le black metal, en voilà un sujet rempli de tabous et de légendes toutes plus flippantes les unes que les autres qui feraient pâlir cette bonne vieille Vierge Marie ! Toutefois quand l'idée vient à un réalisateur d'en faire ce que l'on pourrait qualifier un biopic, une question reste en suspens : peut-on retranscrire une telle aura de mystère et de provocation sans toutefois dénaturer les faits ? Eh bien à cette question je ne pourrais ni y répondre affirmativement ou négativement !

L’Avion de l’apocalypse, le film qui contamine

Réalisé en 1980 par Umberto Lenzi entre ses deux films de cannibales (La Secte des cannibales et Cannibal Ferox), L'Avion de l'apocalypse (Incubo sulla città contaminata en version originale) raconte l'histoire d'un avion militaire atterrissant dans un aéroport et dont les passagers sont des "zombies". Un reporter et sa femme tenteront par tous les moyens de survivre à cette invasion. Les guillemets s'imposent car en effet, Lenzi ne se contente pas d'un film classique de morts-vivant·e·s mais incorpore (volontairement ou non ?) plusieurs autres éléments qui rendent le film hybride. Par cette définition, il faut entendre que ces monstres mangeurs de chairs ne... mangent pas justement. Nous avons droit à des contaminés à la 28 jours plus tard mais en fait pas tant que ça car ils sont résistant aux balles et seul un tir à la tête peut les stopper. A Dawn of The Dead ? Non plus car dit, ils ne mangent pas de chair.

Celui qui hantait les ténèbres, l’horreur indicible de Howard Phillips Lovecraft

Publiée en 1935, Celui qui hantait les ténèbres est une nouvelle horrifique policière de Howard Phillips Lovecraft qui retrace le journal personnel d'un écrivain du nom de Robert Blake. Artiste et auteur de l'occulte qui cherchera à en découvrir toujours davantage sur la mystérieuse église et le sombre clocher qui l'intrigue et le rend fou petit à petit... Des découvertes étranges et lugubres, une atmosphère sinistre, des visions sur une infinité de mondes glacials, la possibilité d'une possession démoniaque sont autant de faits à étudier et à analyser d'après les notes de Robert Blake.

Yôkai – Dictionnaire des monstres japonais de Shigeru Mizuki

Ce chef d’œuvre de Shigeru Mizuki est indispensable pour les passioné·e·s des contes et légendes nippons. Les yôkai sont des créatures que l'on retrouve souvent dans les manga, les films fantastiques, les animations, les livres et les jeux vidéos japonais. Dans Mononoke Hime d'Hayao Miyazaki, ils font partie intégrante de la nature, les kodama, petits êtres des forêts (ressemblants aux ki no ko, enfants des arbres, décrits par Shigeru Mizuki) symbolisent cette nature bienveillante et surnaturelle. Ils se meurent avec l'arrivée du shishi-gami, transformé en dieu malveillant et destructeur par la faute de l'avidité humaine. Ce dernier est le symbole d'une nature qui se sent agressée par les humains, devenant alors cruelle. Ces créatures mystérieuses prennent également vie dans les œuvres de Clamp, équipe féminine de mangaka : elles ponctuent la vie de Watanuki et du Yuuko, protagonistes d'XXX Holic, et entrent dans leur quotidien de façon tantôt bienveillante tantôt malveillante.

20 histoires de séquestration à l’écran

Enfermements possessifs, séquestrations morbides ou encore délires sadomasochistes, le cinéma regorge de films de torture psychologique et physique en tout genre ! Parfois purement brutaux et gores comme dans le torture porn, à mi-chemin avec l'érotisme des pinku-eiga nippons ou encore jouissifs dans le rape & revenge, ces œuvres nous invite dans un univers où la violence est reine.

German Angst, la mort comme obsession

Film à sketchs réalisé en 2015, German Angst parle de la mort mais sans aucunes poésie ou autres douces allégories. Ici, la mort se veut violente, brute et sans concession. On peut y voir les troubles et les traumas de gens désabusés, psychotiques.

Fantask n°1, la tentation du mal

Pourquoi les méchants nous fascinent-ils autant ? C'est la question à laquelle tente de répondre cette nouvelle édition du magazine spécialisé dans la pop culture depuis 1969. D'abord publié par les éditions Lug avec la création de 4 numéros, Fantask revient en 2001 avec les éditions Semic le temps de 5 numéros pour stopper l'année d'après cette aventure renouvelée. Rodolphe Lachat, directeur de la rédaction, et Sabrina Lamotte, rédactrice en chef, relancent en 2021 le projet avec les éditions Fantask qui, en plus d'offrir de la bande dessinée et des dossiers thématiques compilés dans un magazine haut en couleur, propose une collection d'essais sur les cultures populaires !

Baba Yaga, quand la sorcellerie se fait arty

Réalisé en 1973 par Corrado Farina, Baba Yaga nous raconte l'histoire de Valentina (interprétée par Isabelle de Funès), jeune photographe de mode qui, après une sortie avec des ami·e·s, sauve la vie d'un petit chien mais manque de se faire renverser par une voiture conduite par la sorcière Baba Yaga.

Hurlements, des légendes urbaines compilées par Masaya Hokazono

Les éditions Black Box nous offrent Hurlements de Masaya Hokazono, un one-shot paru au Japon en 2009 sous le nom Akai Imôto (« petite sœur rouge ») qui conte plusieurs histoires courtes, inspirées de légendes urbaines nipponnes. Connue pour son amour de l'horreur et des histoires fantastiques, la culture japonaise est friande de creepypasta et autres contes liés aux fantômes et créatures folkloriques en tout genre. L'auteur présente une histoire de maison hantée à la Ju-On (célèbre saga de films d'horreur japonais initiée par Takashi Shimizu), d'un « film maudit » ou encore d'une hypnose meurtrière.

Ne me tue pas, entre romance et bain de sang

Après s’être fait la promesse de se retrouver, Mirta (Alice Pagani) et Robin (Rocco Fasano), deux adolescent.e.s éperdument amoureux.ses vont mettre fin à leurs jours à cause d’une overdose. Jusqu’ici, tout semble être un scénario de film d’ados mêlant drogue et histoire d’amour, comme on en a l’habitude de voir sur Netflix. Cependant, un événement va changer le destin de la jeune fille qui va se réveiller du monde des morts désormais contrainte à manger de la chair humaine pour ne pas laisser son corps entrer en stade de décomposition. Coincée dans un monde assoiffé de violence, Mirta va devoir échapper à un groupe de personnes qui en ont après les « mort.e.s-vivant.e.s ». Mais la jeune amoureuse n’en oublie pas pour autant sa quête de retrouver coûte que coûte celui qu’elle pensait ne jamais être capable de la trahir.

Serial Blogueuse, des critiques qui font péter les plombs !

Serial Blogueuse (Ivo Van Aart, 2019) nous entraine dans un scénario original et sanglant qui mêle humour noir et critique sociale. Le récit met en scène une pigiste du nom de Femke Boot qui peine à rédiger des articles sans recevoir des messages injurieux ainsi que de menaces de mort sur les réseaux sociaux. Ne réussissant plus à se concentrer sur ses chroniques, la femme se met à alors à se renseigner sur les profils des haters et perd peu à peu pied. Et bien qu'elle soutient corps et âme la liberté d'expression de sa fille lycéenne, Femke accumule de la frustration qui explose un beau jour en mode American Psycho. Le film alterne entre comédie cynique, psychose et meurtres déjantés tout en présentant le quotidien d'une famille recomposée évoluant dans le domaine de l'écriture, la suffisance d'une éditrice en chef complétement déconnectée des souffrances de sa rédactrice et une armée de haters fachos et sexistes qui poussent à bout. Serial Blogueuse est un thriller au féminin tantôt gore tantôt dramatique qui montre une spirale de violence sans fin, une vengeance interdite mais qu'on peut concevoir comme légitime face à ces trolls agressifs se prenant pour des spécialistes.

Spike Lee, un cinéaste controversé (Régis Dubois, 2019, LettMotif)

Spike Lee, un cinéaste controversé est un livre de Régis Dubois édité par LettMotif éditions. C’est la première monographie consacrée au cinéaste afro-américain newyorkais. L’auteur nous plonge dans la carrière d’un des plus importants réalisateurs américains de l’ère moderne à travers un récit chronologique passionnant à l’écriture fluide et dynamique. Un livre qui vient combler un manque inacceptable dans la bibliographie française consacrée au cinéma.

Bienvenue chez les Firefly, les dégénéré·e·s de Rob Zombie !

Réalisé en 2003 par Rob Zombie, House of 1000 Corpses (La Maison des 1000 morts) fait partie de la fameuse trilogie de la famille Firefly. La nuit d'Halloween, des jeunes en quête de sensations fortes font halte dans une station-service et apprennent l'existence du Dr Satan, un dangereux psychopathe ayant mystérieusement disparu. Chemin faisant, ils prendront en stop Baby Firefly, membre d'une famille ô combien dégénérée.

6 film da scoprire su Shadowz !

Nel gergo dell’industria pornografica, un “mope" è una nullità, un tirapiedi, un comparsa solo bravo a fare i lavori che gli altri attori o membri della troupe si rifiutano di fare. Ed è quello che sono Steve Driver e Tom Dong, due giovani che si sono incontrati nella prima scena del film, quella di una sessione di bukkake, condividendo con entusiasmo il sogno comune di diventare delle pornstar. Ottenendo un lavoro in uno scalcinato studio di produzione specializzato nei generi più “devianti”, i due giovani raddoppiano i loro sforzi e accettano tutto per realizzare i loro sogno. Ma quando il film si sposta dalla commedia al dramma, inizia la discesa all’inferno di Steve e Tom, in particolare per Steve che perde gradualmente la sua presa sulla realtà : bullismo, frustrazioni, razzismo, misoginia punteggiano la vita dei nostri due protagonisti che vedono i loro sogni trasformarsi progressivamente in incubi, rompendo poco a poco l’unica cosa vera a sincera della loro miserabile esistenza, la loro amicizia.

Marie de Brauer, une actrice entre réalité alternée et réalité du terrain

Cama-Cruso, c’est LE found footage qu’il faut voir actuellement. Exclusivité Shadowz, le film suit l’enquête d’Anna, jeune journaliste, à propos d’un ARG (Alternate Reality Game) ayant pour décor un gîte situé dans les Landes. Mais est-ce vraiment un jeu ? Au fur et à mesure de ses découvertes, le doute va s’installer… Marie de Brauer, qui interprète Anna, a bien voulu répondre à nos questions !

Cama-Cruso, un found footage issu d’un ARG horrifique

Aux origines de Cama-Cruso (Dando, 2022), il y a un Alternate Reality Game angoissant sur des disparitions inquiétantes au gîte de la Came-Cruse. Le film Cama-Cruso disponible sur la plateforme Shadowz est une synthèse des contenus créés lors de ce jeu d'enquête horrifique disponibles sur les différentes réseaux sociaux. Ce fake documentaire à la Blair Witch découle d'une histoire interactive qui se déroule en ligne dans laquelle les choix et les actions des joueurs et des joueuses ont énormément d'impact sur le déroulement du récit. Avec plus de 12 millions de vues sur les réseaux, le gîte de la Came-Cruse devient le sujet d'une enquête d'internautes et autres intéressé·e·s, impliqué·e·s à développer l'intrigue.

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